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05/07/2007 - Retro 2006/2007 [4/4] : D'avril à mai, la fin d'une histoire

1er avril 2007, cette date résonne dans la tête des joueurs nantais comme un véritable tournant. Face à Sedan, concurrent direct au maintien, les hommes de Michel Der Zakarian et Japhet N’Doram savent que l’issue de la partie aura des conséquences sur la fin du championnat. Toutes les conditions sont réunies pour pousser le FCNA vers la victoire. En pleine après-midi, dans un stade de la Beaujoire bondé de 35 000 spectateurs, les deux formations s’apprêtent à en découdre. Sedan compte bien jouer cette chance unique à fond. A 14h, l’arbitre ouvre les hostilités…

Une page se tourne

Dans un match où la tension se fait sentir, les débats sont plutôt équilibrés. Mais c’est pourtant Sedan qui va inscrire l’unique but de la partie après l’heure de jeu sur une bourde de Barthez. Une erreur lourde de conséquences que le gardien digère mal puisqu'il quitte la pelouse peu après, vexé. L’aventure entre Nantes et Barthez a déjà du plomb dans l’aile. Et cette défaite 1-0 plonge le FCNA dans les profondeurs du classement. A Saint-Etienne, il faut se ressaisir, mais c’est un nouveau revers pour le FC Nantes Atlantique qui s’incline 2-1 en cette 31e journée. Une semaine plus tard, les choses deviennent sérieuses lorsque Nantes reçoit Lens. Au bord du gouffre, les Canaris obtiennent un nul 0-0. Cela ne suffit pas à ramener de la confiance dans un groupe qui quelques jours plus tard va se faire sortir largement de la Coupe de France. Au stade Vélodrome, en demi-finale, Marseille met rapidement un terme aux ambitions nantaises en infligeant à Nantes un sévère 3-0. A Paris, c’est sans doute le match de la dernière chance, mais Nantes poursuit sa descente aux enfers et encaisse quatre buts sans en marquer un seul à son ancien capitaine, Mickaël Landreau. Barthez vient de se faire tromper sept fois en une semaine. Nantes est au bord de la rupture, les chances de maintien sont désormais infimes.

Ironie de l’histoire, c’est l’ennemi juré du FC Nantes, le Stade Rennais qui va donner le coup de grâce au club. En cette 34e journée, après la multiplication des mauvais résultats, le FC Nantes sait que cette avant-dernière rencontre à la Beaujoire constitue peut-être son ultime chance de se sauver. S’il y a une chance de continuer à espérer, l’ensemble du public veut encore y croire. Mais la série noire continue sans que personne, ni les joueurs, ni les dirigeants, ne puissent réagir à cet horrible cauchemar. Contre Rennes, Nantes s’incline 2-0. La fin est maintenant proche. Avec désormais un retard conséquent, et seulement quatre possibilités de succès, le FCNA sait que cette défaite marque sans doute la descente du club. Par ailleurs, un incident avec Fabien Barthez plus ou mois exagéré par ce dernier intervient à la sortie de la Beaujoire. Le gardien en profite pour mettre un terme à son idylle avec le club nantais. La semaine suivante, avec Heurtebis dans les buts, Nantes réussit à rapporter un point du Mans (1-1). Cela ne suffira pas.

Mercredi 9 mai 2007, Nantes défie Bordeaux à l’extérieur. Mathématiquement, lorsque les joueurs entrent sur la pelouse, l’affaire est encore jouable. Mais tout le monde sait qu’à l’issue de cette rencontre, Nantes sera en L2. Il aura tout de même fallu une victoire du FCNA pour descendre. En effet, grâce à un but d’Oliech, Nantes remporte un succès 1-0 anecdotique par rapport à l’officialisation de la relégation. Nantes fait ses adieux à la Beaujoire face à Toulouse le samedi 19 mai. Dans un match terne, la tension dramatique laisse place à la colère lorsque les supporters envahissent la pelouse à trois minutes de la fin du match pour réclamer la tête de Dassault. Fin chaotique puisque l’arbitre en restera là. Quelques jours plus tard, la LFP donne le succès à Toulouse, engendrant la colère de Rennes et Bordeaux en pleine course pour la Ligue des Champions. 26 mai, c’est le dernier match en L1 du FCNA. Nantes s’incline 3-1 face à son extrême, Lyon. Le champion de France ne fait pas de cadeaux au FCNA. Une défaite qui place les Canaris 20e du championnat. Nantes poursuivra en L2. Une page se tourne. 22h30, fermeture du rideau sur 44 années d’histoire.

(Publié le 22/06/2007, MAJ le 05/07/2007]

Reynald MAILLOT,
Avec la participation d’Emmanuelle HINGANT
Nantes, le 05/07/2007

16/06/2007 - Retro 06/07 [3/4] : Janvier à mars, entre espoirs et déceptions

L’année 2007 commence dans un climat d’espoir. En effet, dernier coup en date de Rudi Roussillon, la signature inattendue d’un ex-champion du monde : Fabien Barthez. La venue d’une star internationale dans le FC Nantes devrait permettre au club de se relever, tel est le credo de l’équipe dirigeante. C’est donc avec un nouveau visage que le FCNA officie en ce début d’année. Premier match et premier succès en Coupe de France face à Guingamp. Avec un succès 1-0 sur une tête de Savinaud, les Canaris se propulsent en seizièmes de finale et préparent de la meilleure des façons le premier match de L1 contre Nice.

Entre espoirs et déceptions

Face aux Aiglons, les Nantais obtiennent un succès court mais précieux grâce à un but de Pieroni en fin de partie. Les hommes de Georges EO enchaînent la semaine suivante face à Amiens en Coupe de France grâce à un large succès 3-1 plaçant le club en huitièmes de finale. Tout semble être reparti pour le mieux du côté de la Jonelière mais Nantes va retrouver une période noire lorsque, face à Troyes, pour le compte de la 21e journée, le FCNA s’incline 1-0 et renouvelle la contre-performance face à Lorient le samedi suivant (2-0). Les vieux démons du FC Nantes sont donc de retour et replongent le club dans une situation délicate et compliquée. A l’aube du mois de février, un climat de tension revient peu à peu sur la Jonelière.

Cependant, en ce 1er février 2007, les Canaris obtiennent un billet pour les quarts de finale de la Coupe de France en s’imposant 1-0 face à Lille. Georges EO compte bien s’appuyer sur ce nouveau succès pour remobiliser son bataillon. Hasard du calendrier, Nantes défie à nouveau Lille deux jours plus tard, cette fois-ci en championnat. Et c’est un nul 0-0 qui départage les deux formations. Au niveau comptable ce nul n’arrange rien et c’est avec un regard tendu que les supporters s’apprêtent à se rendre à la Beaujoire pour encourager leur équipe face à Valenciennes. Cette 24e journée restera sans doute comme l’une des plus noires de l’année. Jamais Nantes n’avait connu une telle humiliation à domicile. Les jaunes et verts et Fabien Barthez encaissent cinq buts. Un score fleuve en faveur de Valenciennes (2-5) qui condamne l’avenir de Georges EO au sein du club. Rudi Roussillon remanie le staff technique et place Michel Der Zakarian en collaboration avec Japhet N’Doram à la tête du club. Leur mission est simple : sauver le FC Nantes. Au vélodrome, les Canaris obtiennent un nul encourageant qui doit lancer une dynamique pour le maintien. Mais ce nouveau changement d’entraîneur patine et face à Auxerre, c’est à nouveau un petit point que les Canaris grappillent (1-1). En l’absence de victoire, la situation au niveau du classement continue de se dégrader.

Malgré tout, l’épopée en Coupe de France se poursuit grâce à une victoire aux tirs aux buts face à Sedan en quart de finale. Nantes pénètre dans le dernier carré. La première quinzaine de mars va donc laisser apparaître quelques signes d’espoir. Ainsi, Nantes obtient le 4 mars une jolie victoire à Sochaux (2-1) qui est suivie la semaine suivante d’un nouveau succès contre Nancy (2-1). Une nouvelle dynamique pour le maintien vient de démarrer. Mais Nantes ne pourra tenir que deux petites semaines et replonge à Monaco (2-1). A la veille de la 30e journée, tous les regards se tournent vers les huit dernières journées qui commencent par un rendez-vous crucial contre Sedan, également candidat à la descente, le 1er avril.

Reynald MAILLOT ,
Avec la participation d’Emmanuelle HINGANT

Nantes, le 16/06/2007

10/06/2007 - Retro 2006/2007 [2/4] : D'octobre à décembre : Dans le rouge

L’effet EO n’aura duré qu’un temps et Nantes sera rapidement retombé dans ses travers. En effet, le succès 2-1 contre l’OM devait relancer le FCNA. Mais la fin d’année 2006 aura été dramatique pour un club qui va s’engluer dans la zone rouge. Après la nouvelle défaite à Auxerre (1-0), le FCNA veut au plus vite se remettre dans le sens de la marche. C’est lors de la réception de Sochaux, que les Canaris misent sur une sortie de crise. Mais c’est un véritable fiasco avec une défaite logique 2-0 qui place les jaunes et verts à la 20e place du classement. A la mi-octobre, Nantes panique et ne trouve aucune solution pour s’en sortir.

Une fin d’année dramatique qui finit tout de même sur une bonne note

Le déplacement à Nancy pour la 10e journée du championnat de France ne permet pas à Nantes de renouer avec l’espoir. Une défaite simple et courte sur le score de 1-0 aggrave la situation du FCNA qui affiche un bilan catastrophique. 10 matchs : 1 victoire, 3 nuls et 6 défaites ! La situation s’enlise mais Nantes va chercher un peu de confiance en remportant son duel face à Monaco sur le score de 1-0. Une seconde victoire qui fait énormément de bien à un groupe en manque de confiance. Ce succès remobilise le groupe nantais qui va devoir affronter un concurrent direct au maintien lors de la 12e journée du championnat, Sedan. Mais c’est un nul chanceux que les jaunes et verts rapportent de leur déplacement dans les Ardennes (1-1). Nantes ne parvient pas à déclencher une série. Le « mieux » entrevu se poursuit à Saint-Etienne où Nantes n’est pas loin du succès (2-2) mais sur un corner, les Stéphanois égalisent dans les arrêts de jeu (94e). Un match difficile pour le moral des troupes qui doivent pourtant concrétiser les bonnes choses vues lors des dernières prestations. La deuxième partie du mois de Novembre pourrait décider le rôle que Nantes jouera cette année.

Face à Lens, les Nantais ne parviennent pas à rivaliser. Vaincus 2-0, la défaite est nette et le FCNA replonge dans le cauchemar. C’est dans ce contexte que Nantes réceptionne Paris pour aboutir à un match nul sur le score de 1-1. Nantes ne parvient toujours pas à décoller et l’accumulation des matchs nuls et des défaites engendrent une situation de crise au FCNA. La défaite face à Rennes (2-0) relance un vent de panique sur la Jonelière qui devra tenter de réagir lors des trois derniers matchs de l’année. Cependant, lors des deux matchs consécutifs à domicile, Nantes ne parvient qu’à offrir deux matchs nuls et vierges à leurs supporters contre Le Mans et Bordeaux (0-0). Le dernier match de l’année 2006 se présente mal face aux Toulousains. Cependant, faire rare dans une saison des plus mauvaises, Nantes termine l’année sur un succès large 4-0 et sort ainsi de la zone rouge pour Noël. Un soulagement qui soulève de nombreux espoirs pour 2007.

Reynald MAILLOT,
Avec la participation d’Emmanuelle HINGANT


Nantes, le 10/06/2007

02/06/2007 - Retro 2006/2007 [1/4] : De juillet à Août, la désillusion

Le mois de juillet 2006 promet de belles semaines au FC Nantes dans la saison qui s’annonce. Rudi Roussillon vient d’enrôler Christian Wilhelmsson, star suédoise du Mondial. Il ponctue un recrutement de bonne qualité selon les analystes complétant une liste intéressante composée de Stojkovic (ER Belgrade), Boukhari (Ajax), Saïdou (Galatasaray), Cubilier (Monaco) et Wilhelmsson (Anderlecht). A l’aube de la première journée du championnat, grâce à un joli recrutement, les supporters s’attendent au renouveau du FCNA. Sans parler du fait que Roussillon martèle que le club terminera au moins à la sixième place du championnat. Le premier volet de notre rétro s’attarde sur le début de saison des Canaris.

Une rapide désillusion

Le 4 août 2006 marque le lancement de la saison 2006/2007 à la Beaujoire. Les hommes de Serge Le Dizet ont l’honneur de recevoir le champion de France en titre, Lyon. La première prestation du FCNA sera sans doute un premier indicateur de l’état réel et des perspectives des Canaris cette année. Trois petites minutes de jeu permettent à Boukhari d’enflammer la Beaujoire en ouvrant le score face à Lyon. La suite de la partie permettra pourtant à Lyon de revenir et de s’imposer 3-1. Mais à la sortie de la rencontre, on a le sentiment que le jeu produit n’était pas si mal et qu’avec un peu de réglages, Nantes a les moyens d’obtenir rapidement une première victoire.

A Nice, les Canaris se montrent incapables de dompter leurs adversaires d’un soir et n’obtiennent qu’un nul. Ce petit point ne satisfait pas le groupe nantais et les supporters commencent à se poser des questions. Le second rendez-vous à la Beaujoire face à Troyes s’annonce comme un match capital. En effet, si Nantes veut jouer les premiers rôles cette saison, il faudra vite s’atteler à ramasser quelques points. Face à Troyes pourtant, l’équipe qui l’accompagnera en L2 quelques mois plus tard, les jaunes et verts obtiennent un nouveau match nul 1-1. Au bout de trois matchs, Nantes n’a pu accumuler que deux points. Voyant leur équipe dominée à domicile, le public commence à s’apercevoir que la saison ne sera pas aussi bonne que prévu. Le déplacement à Lorient confirme la méforme des jaunes et verts qui vont devoir subir une grosse défaite 3-1. Au bout de quatre journées, les Canaris sont définitivement englués dans les profondeurs du classement. Le moral des troupes et des supporters est morose. La saison s’annonce mauvaise. La Beaujoire espère un sursaut au mois de septembre.

Mais Nantes continue à coincer dès le début du mois en arrachant un nul face à Lille à domicile pour le compte de la 5e journée. Les affaires ne s’arrangent pas à Valenciennes une semaine plus tard quand les Nantais s’inclinent sur le score de 1-0. Aucun succès sur les six premiers matchs de la saison, tel est le triste bilan du FCNA. La gronde du public s’intensifie lorsque le FCNA se fait éliminer lors de son premier match en Coupe de la Ligue face à Toulouse après une prestation médiocre. L’ensemble des amoureux du club est à bout et oblige Roussillon à se séparer de Serge Le Dizet. Georges Eo, son adjoint, le remplace et obtient le premier succès du FCNA face à Marseille (2-1) lors de la 7e journée du championnat de France quelques jours seulement après la déroute en Coupe de la Ligue. La joie sera de courte durée quand Nantes retombe dans ses travers à Auxerre (1-0, 8e journée). Une nouvelle défaite qui lance une fin d’année 2006 morose.

Reynald MAILLOT,
Avec la participation d’Emmanuelle HINGANT

Nantes, le 02/06/2007

27/05/2007 - L1 / 38e journée : Lyon 3-1 Nantes

L’équipe de Nantes quitte la Ligue 1 comme elle l’avait commencée en août 2006 par une défaite face à Lyon sur le même score (3-1). Dans une ambiance de fête au stade Gerland, les Canaris se sont donc à nouveau inclinés. Sans être toutefois mauvais, les hommes de Der Zakarian quittent l’élite avec un petit capital de 34 points. Les joueurs n’auront même pas su éviter la place de lanterne rouge.

Lyon fête son titre

Aucun enjeu réel dans cette partie, si ce n’est pour Nantes de tenter de dépasser Sedan au classement. Mais les Canaris se faisaient peu d’illusions face à la machine lyonnaise bien huilée. Les Nantais voulaient tout simplement quitter la L1 la tête haute. Malheureusement, c’est Lyon qui sort logiquement vainqueur de ce duel.
Les premières minutes tournent vite à l’avantage de Lyon qui tente de s’illustrer par une frappe de Juninho (2’). Les Canaris ont du mal à trouver le ballon et les Gones gardent la possession. Si les hommes de Der Zakarian retrouvent quelques ballons au bout de dix minutes de jeu, ils se montrent incapables de perforer le bloc lyonnais bien en place. Aucune occasion franche n’est à signaler dans le premier quart d’heure. Cependant, Lyon va prendre le contrôle de la partie à ce moment pour s’offrir une belle occasion. Juninho décale Clerc sur la droite qui remet dans l’axe pour Benzema qui voit sa frappe frôler le poteau d’Heurtebis (18’). Nantes peine à relever la tête et va tout logiquement encaisser un premier but. Toulalan déborde sur le côté droit pour centrer sur Malouda, qui s’est fait oublier par la défense. Le Lyonnais peut alors ajuster Heurtebis et inscrire son neuvième but de la saison (22’, 1-0). Lyon ne relâche pas ses efforts en obtenant plusieurs corners qui ne donneront rien. Nantes réagit par l’intermédiaire d’Oliech qui déborde sur le côté pour ensuite frapper, obligeant Coupet à réaliser un bel arrêt (25’). La pression est cependant toujours lyonnaise. On retrouve Juninho qui tente sa chance (26’), Benzema qui alerte la défense nantaise par une tentative manquée (28’). Une minute après, il s’illustre encore par un nouveau tir (29’). Flamboyant, le Lyonnais va même encore tenter de dribler Heurtebis quelques secondes plus tard mais la défense revient stopper ses ardeurs (30’). Le match va alors un peu se calmer et on voit de bonnes choses de part et d’autre. Ca tente sa chance en vain (32’). Nantes se révèle opportuniste dans cette partie mais le dernier geste est peu concluant. Le public lyonnais donne de la voix pour remercier son public.

Au retour des vestiaires, ce sont les Canaris qui vont tenter de revenir dans la partie en jouant plus haut. C’est pourtant Lyon que l’on retrouve à la baguette avec une tentative de Juninho (46’) et un contrôle suivi d’une frappe de Malouda (48’). Mais Nantes va être récompensé de son envie de faire mieux en égalisant. Keserü transmet à Diallo qui trouve le une deux avec Oliech pour finalement ajuster Coupet (1-1, 52’). Lyon va tenter pendant les minutes suivantes de relancer la machine et repartir à l’attaque. Il faudra alors attendre une quinzaine de minutes pour voir Lyon retrouver le chemin des filets. Un but signé Malouda, lancé par Toulalan. Le joueur peut alors défier Heurtebis et remporter son duel (2-1, 65’). Nantes réagit par un bon coup franc qui manque d’être repris par un joueur dans les seize mètres (69’). Gerland en état de fête continue à communiquer son bonheur à ses joueurs qui poursuivent la stratégie offensive avec une belle reprise de Govou stoppée par Heurtebis (70’). Le FCNA tente de revenir à la marque en jouant plus haut mais va se brûler les ailes lorsque Tiago donne en retrait un ballon à Benzema qu’il propulse dans le but d’Heurtebis (3-1, 83’). La messe est dite pour le FCNA malgré un duel manqué de Diallo face à Coupet (86’). L’arbitre met un terme à la rencontre dans la joie du stade Gerland qui va alors fêter son sixième titre d’affilée. Nantes quitte la pelouse et par la même occasion la L1 sans avoir totalement démérité dans cette partie. L’écart de niveau était trop important. Le FCNA a maintenant deux mois pour se préparer à un nouvel esprit de jeu, la L2, et tenter la saison prochaine une remontée immédiate. Un été à vivre, en notre compagnie bien entendu !

L1 / 38eme journée
LYON - NANTES : 3-1

Stade de Gerland
40 149 spectateurs
Temps nuageux
Pelouse en excellent état
Arbitre : M.Coué

Buts : F.Malouda (22eme et 66eme) et Benzema pour Lyon – Diallo (51eme) pour Nantes

Avertissement : Aucun

Expulsion : Aucune

Reynald MAILLOT,
Avec la participation d’Emmanuelle HINGANT
Nantes, le 27/05/2007

26/05/2007 - L1 / 38e journée : Lyon - Nantes

Fermeture du rideau sur le championnat de France de Ligue 1 ce soir et par la même occasion sur l’histoire du FC Nantes en première division. Une dure réalité qui frappele FCNA qui devra admettre que 44 années plus ou moins glorieuses vont s’achever chez le champion de France 2006/2007. Choc des extrêmes en perspective entre des Nantais, bons derniers et des Lyonnais, champions depuis plusieurs journées. La fête qui suivra à Gerland contrastera sans doute avec les malheurs des Canaris. Dernier acte en L1 pour les jaunes et verts ce soir.

Un match sans enjeu

L’Olympique Lyonnais va tout faire ce soir pour que la fête soit belle et rendre ses supporters heureux. L’année dernière, l’OL avait fait exploser l’écran d’affichage en atomisant Le Mans à la maison sur le score impressionnant de 8-1. On ne souhaite bien sûr pas un score si large pour la dernière prestation des Canaris mais le bilan des Nantais chez l’ogre lyonnais n’est pas très flatteur ces dernières saisons. Sur les dix dernières confrontations : 1 victoire nantaise, 2 nuls et 7 défaites . En dix ans, Nantes n’a marqué à Gerland que 5 buts pour 17 concédés. L’OL, et surtout Houiller, officiellement annoncé partant, voudra se retirer de la scène avec un dernier succès. Cependant, le résultat de la partie ne changera rien pour Lyon, déjà champion.

Côté Nantais, tout va mal. En effet, il est dur de trouver des points positifs dans le cauchemar nantais. La dernière prestation à la Beaujoire s’est vu stoppée par des supporters en colère réclamant le départ du Groupe Dassault et la commission de discipline de la LFP vient même de donner tout logiquement la victoire à Toulouse. Sans compter les annonces presque quotidiennes de joueurs déclarant qu’ils ne seront plus Nantais la saison prochaine. Dur donc d’imaginer que Nantes, dans un tel climat, pourra rivaliser avec Lyon. Mais peut-être que les hommes de Der Zakarian voudront tenter un baroud d’honneur pour ponctuer une saison catastrophique. Réponse ce soir à 20h45. Cependant, il devra composer avec de nombreux absents…

Equipe probable du FCNA : Heurtebis - G.Norbert – Savinaud - El-Mourabet – Signorino – Ca – Saïdou - Da Rocha (cap) – Zaïri – Keserü - M.Diallo

Remplaçants : Briant (g) – Burgho – Sio – Kasri - Oliech

Les absents : Pierre (cuisse et mollet), Rossi (ménisque), Cubilier (mollet), Mhadhbi (genou), Faé (phlébite), Das Neves (genou), Cetto (cuisse), Payet (cheville), Vainqueur (cuisse), Guillon (pied), A.Capoue pour des blessures. Dimitrijevic, K.Diop, NDy Assembe, Pieroni en raison d’un choix de l’entraîneur.

Equipe probable de Lyon : Coupet – Réveillère – Caçapa (cap) – Cris –Abidal -A.Diarra –Toulalan –Juninho - F.Malouda- Govou- Benzema

Remplaçants : Vercoutre (g) – Berthod – Clerc – Squillaci – Müller – Tiago - Rémy

Reynald MAILLOT,
Avec la participation d’Emmanuelle HINGANT

Nantes, le 26/05/2007

20/05/2007 - L1 / 37e journée : Nantes 0-0 Toulouse (Match arrêté)

Triste fin pour le FC Nantes à domicile où le match s’est brutalement arrêté à la 88e minute lorsque de nombreux supporters ont envahi la pelouse. C’est certainement le point majeur que l’on retiendra d’une piètre rencontre où aucun but n’a été inscrit. Le score est nul et vierge reflétant la physionomie de la partie. La Beaujoire a vécu une dernière soirée en L1 dans un climat de tension et de tristesse. Soirée à oublier. A noter que l’envahissement du terrain par les Nantais donnera la victoire à Toulouse.

Une dernière soirée bien triste

Nantes entrait sur la pelouse du stade de la Beaujoire avec la conscience qu’il s’agissait de son dernier match en L1 devant son public. Si le résultat final sera sans conséquences pour le FCNA, une bonne prestation pourrait permettre aux Canaris de quitter la L1 avec un peu de dignité. Toulouse, toujours en lice dans la course à l’Europe va tenter de garder espoir pour décrocher une bonne place à la fin de la saison.

Le début de la partie est calme. Après un round d’observation, une timide frappe de Payet aux 25 mètres lance les débats (3’). Nantes tente d’entrer dans la partie mais reste très prudent, tout comme Toulouse. Le public commence dès la dixième minute de jeu à afficher des banderoles pour dénoncer l’attitude des dirigeants. Rien ne se passe sur le terrain jusqu’à la 22e minute où Elmander tente une tête en vain. Preuve de l’étrangeté du match, Albin Ebondo écope d’un carton rouge critiquable. Son tacle est certes dangereux, mais la sanction est sévère. A la 38e minute de jeu, Nantes se crée sa première occasion franche avec un bon centre de Signorino que Keserü contrôle. Malheureusement, le Roumain se fait reprendre dans la surface par la défense du TFC. C’était chaud !

Au retour des vestiaires, peu de choses à signaler. Il y aura très peu d’actions dans cette seconde période. A la 52e minute, Elmander élimine Norbert côté gauche pour tenter sa chance dans l’axe. Sa tentative est repoussée par Heurtebis. Luigi Pieroni sera le dernier nantais à se montrer véritablement dangereux à deux reprises. L’attaquant est lancé par Vainqueur mais croise trop sa frappe pour battre Douchez (67’). Vainqueur centre à nouveau quelques minutes après pour Pieroni qui reprend de la tête qu’Arribagé sauve sur la ligne (69’). La fin de match sera marquée par l’envahissement du terrain par les supporters, munis de banderoles contre la direction. Heureusement, les supporters en seront restés là, sous la pression de la sécurité, évitant tout débordement. La victoire revient donc à Toulouse sur tapis vert, en raison de ces incidents…

Au-delà de cette sale soirée, il faut noter quelques informations qui nous sont parvenues durant ce match. D’après l’AFP, le groupe Dassault serait prêt à vendre le FCNA. On devrait en savoir plus bientôt. Par ailleurs, Denoueix et Vahid Halilhodzic seraient intéressés par un projet mené par un repreneur. A suivre donc.

L1 / 37eme journée
NANTES - TOULOUSE : 0-0

Stade de la Beaujoire
29 000 spectateurs environ
Temps clair
Pelouse en bon état

Arbitre
M.Ruffray : 7

But : Aucun

Avertissements : Cetto (86eme) pour Nantes - Ebondo (32eme) et Sirieix (73eme) pour Toulouse

Expulsion : Ebondo (33eme) pour Toulouse

Reynald MAILLOT,
Avec la participation d’Emmanuelle HINGANT
Nantes, le 20/05/2007

18/05/2007 - L1 / 37e journée : Nantes - Toulouse

Enjeu du match :

C’est fait ! La sentence est tombée à Bordeaux. En très mauvaise posture, les Canaris ne voleront plus dans le ciel de la Ligue 1 la saison prochaine. Malgré une victoire en terre girondine, le sort des jaunes et verts s’est joué sur la côte d’azur où les aiglons niçois se sont chargés de mener à bien une opération maintien dans laquelle leurs homologues ligériens ont échoué. Cette rencontre à Bordeaux restera la victoire la plus amer de l’histoire du club. Il reste désormais deux matchs pour l’honneur.

Inutile donc de préciser qu’ils sont dénoués d’enjeu si ce n’est qu’il faudra essayer, comme à Bordeaux, de rester digne dans l’échec. C’est donc la dernière fois avant on ne sait quand que la Beaujoire accueillera un match de Ligue 1 avec de la réception de Toulouse. Les amoureux du club et les plus fidèles y témoigneront pour la dernière fois de la saison leur soutien indéfectible tout au long de la saison et leurs protestations légitimes. Ne manquons pas de féliciter l’engagement sans condition des supporters nantais qui sont venus nombreux depuis l’ouverture du championnat, confirmant ainsi leur amour inébranlable pour le FCNA, malgré la présence continuelle du club dans les méandres du classement. Mais il est de notre devoir de faire honneur au club, nous les supporters qui sommes les garants légitimes du palmarès doré de notre club. Ainsi les formes de protestation doivent rester pacifiques malgré la colère et le désarroi qui nous animent.

Il n’y a donc plus à espérer que l’équipe qui sera alignée par Michel Der Zakarian honorera la fidélités des passionnés du club en leur offrant une victoire par exemple. Ce serait bien la moindre des choses, d’autant plus que vu le niveau général affiché par l’équipe cette année, la plupart des joueurs devrait participer à l’opération remontée car les sollicitations pour rester en Ligue 1 n’en concerneront sans doute pas beaucoup. La saison prochaine commence plus tôt que prévu au FC Nantes. Et très franchement ce n’est pas un luxe car il y a du travail.

Le FCNA face à son adversaire :

FCNA :

Forme du moment : le FCNA est officiellement en Ligue 2 avant d’aborder cette rencontre. C’est donc avec le moral à zéro que les joueurs se présenteront sur la pelouse de la Beaujoire samedi soir. Triste soirée en perspective.
En hausse : n’ayant plus rien à gagner ni à perdre les joueurs pourront se libérer. C’est sans doute la dernière occasion d’avoir une chance d’assister à une belle rencontre avant le déplacement chez le champion de France. Contre Toulouse, il faudra essayer de se reposer sur la victoire inattendue 4-0 du match aller au Stadium.
En baisse : sans enjeu côté nantais, le match manquera forcément de saveur et d’envie même s’il est difficile d’anticiper l’esprit avec lequel les joueurs aborderont la rencontre.

TFC :

Forme du moment : quatre défaites consécutives dont la dernière en date face au Mans et le TFC a presque perdu toute chance d’être européen l’année prochaine.
En hausse : auteur de huit réalisations en championnat cette saison, Elmander est un véritable poison pour les défenses adverses. Physique, imposant, mais aussi doté d’une bonne technique et d’une certaine vivacité, Cetto et Pierre auront fort à faire pour conter l’attaquant suédois.
En baisse : l’infirmerie est pleine à Toulouse avec les blessures de Bergougnoux (muscle fessier), Emana (poignet et cheville), Mansaré (cheville) et Paulo Cesar (tendon d’Achille) ajoutées à celles des deux gardiens, Douchez et Benvegnu. C’est donc un jeune gardien du centre de formation qui devrait tenir les cages toulousaines.

Arnaud FROGER,
Avec la participation d'Emmanuelle HINGANT
Nantes, le 18/05/2007

10/05/2007 - L1 / 36e journée : Bordeaux 0-1 Nantes

Malgré la victoire face à ses rivaux de l’Atlantique, un troisième miracle n’aura pas eu lieu pour Nantes. Nice s’étant imposé sur le PSG et Valenciennes sur St Etienne, Nantes est condamné à évoluer en Ligue 2 la saison prochaine.

Une victoire pour du beurre

Après avoir obtenu un nul 0-0 au match aller avant Noël sous l’ère Georges Eo avec à l’époque le gardien Stojkovic, les Nantais ont cette fois-ci réussi à marquer contre le cours du jeu face à une équipe pourtant affamée de Champions League.

L’international marocain Chamakh donne une première alerte très tôt dans le match mais son tir est contré puis sa tête n’est pas assez appuyée (2’). Après un premier quart d’heure plutôt morne malgré un tir raté de Keserü, les Girondins obtiennent un penalty sur une faute imaginaire de Heurtebis sur Alonso (16’). Là, le gardien montre qu’il n’a rien à envier à son prédécesseur chauve en repoussant le tir de Fernando. Les Bordelais ratent le coche mais se relèvent et continuent à porter des coups par l’intermédiaire de Mavuba, Chamakh et Alonso entrecoupés par de timides réactions de Pieroni, trop lent dans l’exécution, et de Keserü, pas suffisamment précis. A la pause, les Canaris peuvent se satisfaire de ne pas avoir encaissé de buts.

La deuxième période commence sous de meilleures auspices puisque Diallo envoie un tir cadré mais Ramé s’interpose pour détourner le cuir en corner (46’). Après une période où Bordeaux garde le monopole du ballon, les Nantais se reprennent timidement mais Saïdou, Pierre et Keserü n’inquiètent pas réellement Ramé sur des frappes non cadrées, tout comme le tir de Diallo qui finit sa course dans le petit filet (70’). Sur un contre bien mené, Bordeaux ouvre la marque mais l’arbitre de touche signale un hors-jeu justifié. Puis c’est Wendel qui manque son duel face à Heurtebis. Finalement, Oliech libère les Nantais en trouvant l’ouverture après un excellent travail de Payet (1-0, 78’).

La fin de partie est anecdotique, Nantes s’impose mais n’a plus que les yeux pour pleurer puisque l’histoire voudra que Marama Vahirua, sauveur de Nantes en 1999/2000 face au Havre, inscrive le seul et unique but de la partie entre Nice et le PSG dès la première minute et envoie Nantes en Ligue 2 bien que les Canaris n’aient pas eu besoin d’aide pour se retrouver à la 20e place.

Pensionnaire de Ligue 1 pour seulement deux journées encore, Nantes, et surtout ses dirigeants, doivent désormais dresser leur bilan, sans langue de bois. L’heure est à la reconstruction d’une équipe solide, motivée, jeune et humble. Le maître mot sera forcément « formation » qui a toujours été le leitmotiv du FC Nantes mais qui depuis le nouveau millénaire ne fait malheureusement plus partie du vocabulaire de la Maison Jaune. Après 44 années passées dans l’élite, Nantes s’éclipse.

L1 / 36e journée
Bordeaux – Nantes 0-1

Arbitre de la rencontre : M. Cailleux

Bordeaux : Ramé – Faubert (Marange 72’), Enakarhire, Planus, Jurietti – Alonso (Cavenaghi 57’), Fernando, Micoud (Wendel 61’), Mavuba – Chamakh, Jussiê

Nantes : Heurtebis – Norbert (Savinaud 76’), Cetto, Pierre, Guillon – Saïdou, Da Rocha – Diallo, Keseru, Pieroni (Oliech 64’), Payet (Zaïri 83’)

Cartons jaunes : Cetto, Pierre pour Nantes

Emmanuelle HINGANT
Nantes, le 10/05/2007

08/05/2007 - L1 / 36e journée : Bordeaux - Nantes

Enjeu du match :

Sous la menace d’une relégation imminente au Mans le week-end dernier, les joueurs nantais sont parvenus in extremis à maintenir un semblant de suspens. Au terme d’une rencontre sans saveur, c’est Keserü qui par son but a manifesté le refus de laisser mourir le FCNA dans l’oubli du Stade Léon Bollée. Il reste désormais trois matchs aux Canaris pour faire honneur au maillot qu’ils portent.

Le premier d’entre eux aura lieu ce mercredi à Bordeaux. Un deuxième déplacement consécutif que tous les observateurs considèrent être un enterrement. En effet, le club se meurt depuis plusieurs années sous l’ère de la Socpresse et le coup fatal devrait être porté au stade Jacques Chaban-Delmas. Un derby de l’Atlantique qui aura un parfum moins enivrant que lorsqu’il avait eu lieu à pareil stade de la saison en 2001. Le FCNA était alors allé s’imposer en Gironde et avait par la même occasion pris une sérieuse option sur le titre. Six saisons plus tard, les Canaris devraient mettre un deuxième pied en Ligue 2 lors de ce derby. N’ayant plus leur destin entre les pieds, les coéquipiers de Mauro Cetto n’ont plus qu’à éviter l’humiliation d’une défaite cuisante. En effet, même une improbable victoire en Aquitaine ne relancerait un mince espoir que si Nice perdait contre le PSG. Les Bordelais jouent leur avenir en Coupe d’Europe alors que Nantes n’en a même plus en Ligue 1. Le sort du club est donc sur le point d’être scellé, mais ce n’est pas une raison pour s’abandonner au désespoir. Comme au Mans, il faudra faire honneur à tous les salariés et les supporters du club qui, malgré les mauvais résultats, ont affiché un soutien sans faille tout au long de la saison.

Enfin, pour ne rien arranger, Bordeaux reste une véritable bête noire pour le FC Nantes dès qu’il s’agit de se déplacer. Sur les dix dernières oppositions en terre girondine, le FCNA ne s’est imposé qu’une seule fois. On attend donc plus grand chose des rencontres que le FC Nantes version 2006/2007 doit encore disputer, mais on aimerait tout de même que les dernières pages de cette triste saison soient écrites avec moins d’amertume.

Le FCNA face à son adversaire :

FC Girondins de Bordeaux :

Forme du moment : 10 matchs sans défaite, c’est la série en cours qui permet à Bordeaux de figurer parmi les postulants à la place de dauphin du roi Lyon dans ce championnat.
En hausse : troisième défense du championnat, l’arrière garde girondine profite de l’excellente saison de Ramé dans les buts et d’une charnière centrale rigoureuse avec Planus et Henrique pour terminer en beauté la saison.
En baisse : s’il est difficile de leur marquer des buts, on peut au moins essayer de ne pas en prendre. La concurrence est rude sur le front de l’attaque entre Darcheville, Chamakh, Jussiê ou encore Cavenaghi mais Ricardo n’a pas encore trouvé le bon duo.

FCNA :

Forme du moment : à sept points du premier club non reléguable (Nice), la situation comptable n’a pas vraiment évolué. Si Nantes remporte ses trois derniers matchs et que Nice, Sedan et Troyes font exactement l’inverse, le club sera sauvé. Un rêve de mathématiciens.
En hausse : en arrachant un match nul aux Manceaux, les Nantais ont mis fin à une hémorragie de trois défaites consécutives. Il faudrait rééditer une telle performance à Bordeaux pour espérer ne pas finir dernier.
En baisse : l’ambiance générale minée par le sentiment que la fin est proche…

Les équipes :

FCGB :
Ricardo a communiqué la composition de son groupe de 19 joueurs pour la venue de Nantes mercredi. Jemmali est encore suspendu. Perea est préféré à Obertan et S.Dalmat est de nouveau convoqué.
Le onze de départ :

Ramé-Faubert-Enakarhire-Planus-Jurietti-Fernando-Mavuba-Micoud-Jussiê-Darcheville-Cavenaghi

Remplaçants : Valverde-Marange-Alonso-Wendel-Smicer-Dalmat-Chamakh-Perea

FCNA :
Michel Der Zakarian et Japhet N'Doram ont communiqué sur le site du club la composition de leur groupe de 18 joueurs pour le déplacement de mercredi à Bordeaux (36eme journée de L1). M.Diallo revient de suspension. A.Capoue sort du groupe. Quant à Cubilier, Faé et Das Neves, toujours blessés, ils n’ont naturellement pas été retenus.
L’équipe au coup d’envoi :

Heurtebis-Savinaud-Cetto-Pierre-Signorino-Ca-Saïdou-Da Rocha-Payet-Diallo-Keserü

Remplaçants : Briant-Guillon- El-Mourabet -Norbert-Zaïri-Oliech-Pieroni

Arnaud FROGER,
Avec la participation d’Emmanuelle HINGANT
Nantes, le 08/05/2007

06/05/2007 - L1 / 35e journée : Le Mans 1-1 Nantes

Nantes a arraché le point du match nul hier soir face au MUC 72 pour le compte de la 35e journée du championnat de France de Ligue 1. En effet, grâce à une réalisation de Keserü dans les dernières secondes, les Nantais peuvent continuer à croire mathématiquement au maintien, mais en pratique, cela sera beaucoup plus compliqué. Les Nantais, dans un match plaisant, auront su réagir beaucoup trop tard à l’ouverture du score par Le Mans. A trois journées de la fin, il n’y a plus vraiment de doutes quant à l’issue du championnat.

Un nul à l’arrachée

Les Nantais entraient sur la pelouse avec le sentiment de la dernière chance. En cas de défaite, Nantes serait mathématiquement hors course. Une situation que Michel Der Zakarian veut éviter pour ses hommes. Il préfère leur permettre de croire jusqu’au bout à l’impossible. Les Nantais vont donc tenter d’être potentiellement non reléguables le plus longtemps possible.

Si à première vue le ballon semble entre les mains du Mans, c’est Nantes qui se crée les plus belles occasions au début du match. Pieroni reprend un bon corner nantais mais sa tentative échoue à quelques centimètres du but de Yohann Pelé (6’). Quelques instants après, c’est Da Rocha qui propulse une frappe surpuissante dans le but du Mans. Sa frappe est repoussée par une claquette du gardien adverse (11’). Le Mans est légèrement dominé durant cette période mais tente de reprendre du poil de la bête. Le bloc nantais est bien en place mais une contre-attaque va donner l’avantage à l’équipe du Mans. Lucau reprend un bon ballon et lance une offensive en traversant la moitié du terrain. Il transmet ensuite à Matsui qui ajuste Heurtebis pour ouvrir la marque (1-0, 26’). Touché psychologiquement, les Nantais manquent de subir le break sur une tête de Lucau sauvée sur sa ligne par Cetto et Savinaud (29’). Les Canaris essaient difficilement de relever la tête mais ne produiront rien de bon avant la fin de la première mi-temps.

Au retour des vestiaires, c’est Le Mans qui reste maître des débats. Devant leur public, ils tentent de mettre la pression sur les Nantais, à ce stade reléguables. C’est d’ailleurs Tony Heurtebis qui va sauver le FC Nantes à plusieurs reprises lorsqu’il repousse une tête à bout portant signée De Melo (48’) ou encore quand il remporte son duel face à Grafite (51’). Heurtebis vient de permettre à Nantes de rester dans le match. Der Zakarian tente d’animer le secteur offensif mais les Nantais restent bien calme devant le but adverse. Il faudra attendre la fin de match pour voir les hommes de Der Zakarian se montrer dangereux. En effet, entre temps, les jaunes et verts auront multiplié les tentatives offensives sans vraiment se révéler très efficaces. C’est donc dans les dernières secondes que les jaunes et verts vont éviter une nouvelle défaite. Pieroni sert Keserü qui ajuste Pelé dans la surface. Le Roumain obtient alors l’égalisation et sauve le FCNA de la relégation, pour l’instant… (1-1, 92’).

Nantes garde un mince espoir de maintien mais s’approche chaque jour un peu plus de la L2.

L1 / 35eme journée
LE MANS - NANTES : 1-1

Stade Léon Bollée
13 347 spectateurs
Temps frais
Pelouse en bon état
Arbitre : M. Kalt
Buts : Matsui (26eme) pour Le Mans – Keserü (93eme) pour Nantes
Avertissements : Sessegnon (5eme) pour Le Mans – G. Norbert (16eme) pour Nantes

Reynald MAILLOT,
Avec la participation d’Emmanuelle HINGANT
Nantes, le 06/05/2007

04/05/2007 - L1 / 35e journée : Le Mans - Nantes

Enjeu du match :

Le match contre Rennes a sans aucun doute sonné le glas du FC Nantes. Après 44 saisons passées parmi l’élite du football français, les Nantais sont désormais condamnés à voir évoluer leur club en Ligue 2. Une première mi-temps équilibrée laissait entrevoir un dénouement heureux pour les optimistes ou bien une longue agonie pour les sceptiques. Ces derniers ont vu leurs doutes confirmés dès la reprise lorsque les Canaris se sont littéralement écroulés après avoir encaissé le premier but.

Comme si le sort était déjà scellé et qu’il n’y avait plus rien à tenter pour éviter le naufrage ! Le voisin rennais s’est assuré que le bateau ligérien coulerait bien dans les eaux troubles de la Ligue 1. La déception, la colère, le désespoir, la lassitude, le beau jeu à la nantaise ont laissé place au sentiment de gâchis. Barthez quitte quant à lui un navire dans lequel il n’a jamais véritablement trouvé sa place en dépit de quelques prestations remarquées dans tous les sens du terme. C’est désormais pour ne pas finir dernier et être la risée de tout le championnat que le FC Nantes va devoir se battre avec ses armes. Et des armes il en reste bien peu. En effet, aucun signe ne peut laisser espérer un miracle du côté de la Beaujoire. Le fond de jeu a disparu car les coéquipiers de Mauro Cetto n’arrivent même plus à transformer les rares occasions dangereuses que leurs adversaires concèdent. Le mental de l’équipe n’a pas non plus été à la hauteur de l’enjeu que constituait le maintien. Trop vite abattus, les hommes de Der Zakarian ont donné aux supporters nantais l’image d’un groupe en mal de confiance et de cohésion. En témoignent les tensions de cette semaine à l’entraînement entre Rossi et Signorino. Quant au calendrier, il est loin d’être avantageux pour des Nantais qui doivent se rendre au Mans ce week-end avant un déplacement en Gironde, la réception des Toulousains et le dernier match chez le champion de France.

Pour battre Le Mans et éviter le ridicule il faudra donc affronter un adversaire qui jouera libéré puisque les Manceaux n’ont plus rien à craindre en ce qui concerne une relégation mais pas grand chose non plus à espérer en haut du tableau. A Nantes aussi, on avait souhaité une fin de saison sans enjeu et malheureusement, elle le sera. Le club étant déjà condamné pour toutes les raisons que l’on sait, il reste aux joueurs le devoir de sombrer dignement s’il en est.

Le FCNA face à son adversaire :

MUC 72 :
Forme du moment : cinq matchs sans victoire, dont deux défaites consécutives et les supporters manceaux ont vu leurs derniers espoirs européens s’envoler. La fin de saison sera bien calme au MUC 72.
En hausse : Bangoura qui a inscrit 11 buts en championnat cette saison a contribué à faire du Mans une des meilleures attaques de ce championnat.
En baisse : les récentes contre-performances des Sarthois ont laissé un goût d’inachevé. La saison semble déjà terminée du côté du stade Léon Bollée et la motivation en pâtit.

FCNA :
Forme du moment : on ne peut même plus parler de forme tant les tristes événements de cette fin de saison vont marquer à jamais l’histoire du club. Neuf à zéro en trois rencontres, voilà le constat amer que peuvent dresser les amoureux du club.
En hausse : rien, on ne va pas se mentir. Pour accentuer le malaise, le groupe Dassault propriétaire du FCNA a fait savoir qu’il n’avait pas l’intention de s’en aller. Quand l’entêtement vient s’ajouter à l’incompétence…
En baisse : tout ou presque. Le groupe vit mal la chute dont il est pour une large part responsable puisque les entraîneurs se sont succédés sans que les performances ne s’améliorent significativement.

Arnaud FROGER,
Avec la participation d'Emmanuelle HINGANT
Nantes, le 04/05/2007

29/04/2007 - L1 / 34e journée : Nantes 0-2 Rennes

Le FC Nantes est désormais quasiment en Ligue 2. En effet, au terme d’une nouvelle défaite dans le derby face à Rennes (0-2), les Canaris se sont terriblement rapprochés de la Ligue 2. Dans un match sous tension où l’ambiance ne fut pas de la partie, le FC Nantes vient de perdre tout espoir de se sauver en laissant l’ennemi historique Rennes empocher sans grandes difficultés les trois points. Nantes se dirige tout droit vers la descente. Seul un énigmatique miracle pourrait sortir le club de cette zone d’ombre. Aujourd’hui, le pessimisme domine. Nantes a perdu son âme, et toute volonté de se battre.

Rennes achève Nantes

La situation était déjà très délicate pour le FCNA lors de l’entrée des 22 acteurs sur la pelouse du stade de la Beaujoire. En effet, les Canaris possédaient un petit capital de 30 points et seul un succès pouvait relancer l’espoir du maintien. Mais Rennes, en pleine course à l’Europe, était venu à la Beaujoire dans le but d’obtenir la victoire.

La pression est perceptible côté nantais dès les premières minutes de la partie. On retrouve malgré tout au début de la rencontre quelques offensives nantaises. Un coup franc de Da Rocha tente d’alerter la défense rennaise sans résultat (6’). Ensuite, c’est Diallo qui récupère un bon centre du vétéran nantais pour frôler le montant d’une tête peu convaincante (10’). La bataille se situe surtout au milieu de terrain. Payet tente d’animer le jeu nantais avec notamment une frappe lointaine (22’). Le match peine à se lancer et les occasions franches se font rares. Il y aurait même pu avoir un penalty en faveur de Rennes en fin de première mi-temps lorsque Pierre fauche Didot dans la surface sans réactions de l’arbitre (36’). A la mi-temps, le score est nul et vierge (0-0). Sans grande conviction, les Nantais se sont cependant créés les meilleures occasions.

Au retour des vestiaires, Nantes tente de dynamiser le jeu en percutant d’avantage. Cela paye par l’obtention d’un bon coup franc frappé par Rossi. L’action se poursuit alors, avec une tête de Cetto, en vain (48’). Cependant, à partir de la 50’ minute de jeu, le match va tourner à l’avantage des Rennais qui ne vont plus le lâcher. En effet, Sorlin élimine deux défenseurs nantais et transmet à Utaka qui n’a plus qu’à ajuster une frappe qui trompe Barthez (54’, 0-1). Le coup de froid parcourt aussi bien la Beaujoire que l’équipe. Ce but, qui propulse Nantes en L2, va même permettre aux Rennais d’accroître leur avantage, en profitant de la baisse du moral des jaunes et verts. Jimmy Briand est servi par Utaka et remporte son duel face à Barthez qui glisse sur l’action (58’, 0-2). Les jeux sont faits et Nantes doit supporter désormais la joie des Rennais qui acclament « Nantes est en Ligue 2 ». La fin de match n’est pas plus rose pour les Canaris, qui sans un Fabien Barthez étincelant, aurait sans doute quitté la pelouse avec un score plus lourd. Le gardien nantais repousse une volée puissante de Mensah (64’). La domination rennaise est flagrante. M’bia va encore obliger Barthez à utiliser tout son talent pour dévier sa tentative (73’). Une petite note positive, dans la grisaille de la fin de partie, une belle tentative de Keserü qui frôle le but rennais (83’). Mais rien n’y fait…

Le FC Nantes poursuivra donc sa route en Ligue 2. Cette nouvelle défaite scelle sans doute le sort du club. Il est important également de noter que la tension était importante à l’issue de la partie. Fabien Barthez et un supporter y étant même venus aux mains…

L1 / 34eme journée
NANTES - RENNES : 0-2

Stade de la Beaujoire
35 616 spectateurs
Temps doux
Pelouse en bon état
Arbitre : M. Biton

Buts : Utaka (55eme) et Briand (59eme) pour Rennes

Avertissements : Signorino (19eme) et Saïdou (43eme) pour Nantes

Expulsion : Aucune

Reynald MAILLOT,
Avec la participation d’Emmanuelle HINGANT
Nantes, le 29/04/2007

28/04/2007 - L1 / 34e journée : Nantes - Rennes

Enjeu du match :

Combien sont ceux qui aimeraient se réveiller au lendemain de l’ultime journée contre Lyon le 26 mai prochain en constatant que le FCNA fait toujours partie des clubs de Ligue 1 ? Ils ne sont peut-être plus si nombreux que cela tant la résignation semble gagner les supporters désabusés devant l’incompétence de leurs dirigeants, les mauvaises prestations de leurs joueurs et la morosité ambiante qui rège depuis plusieurs semaines à la Jonelière. La débâcle de la semaine dernière qui a vu les joueurs nantais sombrer comme jamais auparavant au cours de la saison a sans doute dissuadé ceux qui croyaient encore fermement en nos chances de maintien. Même Antoine Sibierski, un ancien Canari, évoque « un mal pour un bien », en parlant d’une éventuelle descente…

Sept buts à zéro en deux matchs, une élimination aux portes du Stade de France, sept points de retard sur le premier reléguable et un moral des troupes forcément en berne. C’est le triste bilan qui marquera sans doute le dernier tournant de la saison. A cinq rencontres de l’enfer, les Canaris sont désormais à la croisée des chemins. Il ne reste que peu d’espoir mais néanmoins, rien n’ai joué mathématiquement. Soit ils s’enlisent un peu plus et mettent fin aux espoirs des derniers irréductibles, soit ils profitent de la lourde claque qu’ils ont reçue pour relever la tête dans un ultime sauve qui peu général. Des remontées fantastiques le FCNA en a connues, mais jamais il ne s’y est pris dans une position aussi défavorable. Trêve de fatalisme, quitte à mourir sur le champ de bataille, autant le faire avec les honneurs. Nantes accueille son voisin rennais pour le compte de cette 34ème journée. Plus que jamais ce sera l’occasion d’un derby des plus chauds. En effet, l’enjeu est de taille d’un côté comme de l’autre. Nantes joue sa tête parmi l’élite du football français tandis que les Bretons sont encore en course pour décrocher une place qualificative en Coupe d’Europe. Mais à quatre points de du TFC qui occupe la quatrième place, les Rennais doivent impérativement faire un résultat pour ne pas être décrochés dans la course à l’Europe.

L’éternel rival du FC Nantes semble lui avoir volé la vedette. Ainsi, l’équipe rennaise est un alliage de jeunes éléments talentueux issus du centre de formation (Pouplin, Faty, Didot, Marveaux, Briand…) et de joueurs plus aguerris ayant fait leurs gammes au plus haut niveau (Melchiot, Edman, Moreira, Utaka…). Un jeu axé sur la rapidité et la vivacité fait de cette équipe une des meilleures du championnat dans cette deuxième partie de saison. Les statistiques plaident toutefois en la faveur des Ligériens puisque les dix derniers derbys à la Beaujoire en championnat se sont soldés par sept victoires nantaises et trois matchs nuls. Une suprématie qui fait figure de relique à l’heure où le FCNA n’a jamais été aussi proche d’écrire la plus sombre page de son histoire.

Le FCNA face à son adversaire :

FCNA :

Forme du moment : après une semaine catastrophique où les attaquants nantais n’ont pas inscrit le moindre but pendant que Fabien Barthez allait quant à lui chercher le ballon à sept reprises au fond de ses filets, Nantes est au plus mal.
En hausse : félicitation aux supporters toujours présents en grand nombre dans le stade malgré un spectacle qui fait défaut et des résultats calamiteux. Le FCNA doit aujourd’hui beaucoup à son public. Mention spéciale à Frédérique Da Rocha qui semble actuellement porté par le désespoir de voir s’effondrer une maison jaune qu’il aime tant. Deux leçons de courage à méditer...
En baisse : alors qu’il reste seulement cinq journées, Nantes compte sept points de retard sur Nice. A moins de gagner au moins trois voire quatre de ces cinq dernières rencontres, le club est condamné. Les joueurs clament encore avoir leur destin entre les mains, mais jusqu’à quand ?

Stade Rennais FC :

Forme du moment : récent vainqueur des Toulousains, les Rennais sont revenus à quelques longueurs seulement d’une place européenne. Invaincus depuis six rencontres, les hommes de Dréossi comptent bien poursuivre sur leur lancée et vaincre la malédiction de la Beaujoire.

En hausse : depuis plusieurs saisons, Rennes a l’habitude de terminer la saison en boulet de canon. Cette année, il semble que les Bretons se soient réveillés juste au bon moment pour finir en trombe.
En baisse : l’absence d’un vrai buteur depuis les départs de Nonda et plus récemment de Frei laisse l’attaque rennaise orpheline. Utaka réalise plutôt une bonne saison mais en ayant inscrit sept buts seulement, il apparaît plus comme un deuxième attaquant qu’un véritable buteur comme Briand. Mais ce dernier peine à confirmer tous les espoirs placés en lui par les dirigeants rennais.

Les équipes :

FCNA :
Michel Der Zakarian et Japhet N'Doram ont communiqué sur le site du club la composition de leur groupe de 20 joueurs pour la venue de Rennes samedi (34eme journée de L1). Pieroni et Pierre effectuent leur retour mais Cubilier est forfait.

L’équipe au coup d’envoi :
Barthez-Savinaud-Cetto-Pierre-Signorino-Vainqueur-Saïdou-Da Rocha-Payet-Pieroni-Diallo

Remplaçants : Heurtebis-Norbert-Guillon- El-Mourabet -Rossi-Zaïri-Diop-Capoue-Keserü

Stade Rennais FC :
Pierre Dréossi a communiqué sur le site du club la composition de son groupe de 18 joueurs pour le court déplacement de samedi à Nantes. Retour de Melchiot et de J.Faty.

Le onze de départ :
Pouplin-Melchiot-Mensah-Faty-Edman-Cheyrou-Didot-Sorlin-Thomert-Briand-Utaka

Remplaçants : Revault-Jeunechamp-Danzé-M'Bia-Marveaux-Sow-Moreira

Arnaud FROGER
Nantes, le 28/04/2007

21/04/2007 - L1 / 33e journée : Paris 4-0 Nantes

Les derniers espoirs de maintien viennent sans doute de s’envoler ce soir sur le terrain du Parc des Princes où le Football Club de Nantes Atlantique s’est incliné sur le score fleuve de 4-0. Les hommes de DerZakarian ont quitté la pelouse avec la sensation que désormais leur club ira poursuivre son aventure en Ligue 2. Le FCNA termine cette terrible semaine qui a vu Barthez encaisser sept buts, dont quatre ce soir. Les Canaris approchent de la fin…

Paris écrase Nantes malgré la volonté des jaunes et verts

L’enjeu était énorme pour deux équipes aux bords de la Ligue 2. Paris avait l’avantage au classement et pouvait ce soir faire le trou. Les Nantais ne devaient pas passer à côté du match sous peine de relégation presque irrémédiable. La pression était importante lors de l’entrée des 22 acteurs. Ce soir, il y aura un vainqueur, et surtout un grand vaincu.

Les premières minutes laissent apparaître une belle équipe de Nantes qui joue bien et prend possession de la balle. Les Canaris jouent hauts et empêchent pour l’instant toutes incursions parisiennes. Ce phénomène ne va pourtant pas s’éterniser même si Nantes reste cohérent dans son jeu. Le PSG se relève et se montre dangereux par l’intermédiaire de Rothen qui tire sur Barthez (10’). Les Nantais ne se démontent pas et se créent leur première occasion avec une frappe hors-cadre de Payet (13’). Cependant, un exploit sur coup-franc de Pauleta va mettre fin aux ardeurs nantaises. A la suite d’une faute de Guillon, le PSG obtient un coup de pied arrêté très dangereux. Pauleta voit sa frappe heurter le poteau avant de rentrer dans le but de Barthez (1-0, 16’). Nantes réagit rapidement par Da Rocha qui manque de reprendre sur un centre dangereux (18’). Le match va alors se durcir. Les jaunes et verts, très frustrés par ce but, commettent beaucoup de fautes et s’énervent. Il faudra une bonne dizaine de minutes pour que la formation du duo N’Doram-Der Zakarian se reconcentre sur la partie. Ce passage a profité aux Parisiens, dangereux par l’intermédiaire de Frau (26’), seul face au but, propulsant le ballon au-dessus. Après avoir repris leurs esprits, les Canaris reviennent dans la partie et poussent en fin de mi-temps obtenant corners coups sur coups. Mais le sort s’acharnera encore sur les coéquipiers de Cetto. A la suite d’une bonne séquence de jeu, Rothen réceptionne la balle avant d’envoyer un boulet de canon dans le but de Barthez (2-0, 43’). Le score est dur avec le FCNA à la mi-temps.

Au retour des vestiaires, Barthez redonne confiance à son équipe en gagnant son duel avec Luyindula (48’). Nantes va alors tout donner, attaquant avec cinq ou six joueurs. D’ailleurs, le FCNA va se créer un gros point chaud. A la suite d’une bonne séquence, Saïdou, en position de tir, frappe au-dessus plein axe (53’) alors que l’occasion était énorme. La chance n’est toujours pas du côté du FC Nantes. Donnant tout, les Canaris s’exposent de plus en plus aux contres. La messe sera dite lorsque sur un contre, Pauleta et Luyindula combinent pour offrir un troisième but signé Pauleta (64’, 3-0). Totalement abattu par cet événement, les jaunes et verts se font surprendre la minute suivante lorsque les deux attaquants parisiens collaborent à nouveau pour maquer le quatrième but réalisé cette fois-ci par Luyindula (68’, 4-0). C’est dur pour les Nantais qui se donnaient pour revenir au score. La sanction est dur, très dure ! Le FCNA va pourtant tout mettre en œuvre pour sauver l’honneur dans cette fin de match. Mais rien n’y veut, malgré une terrible action, où Payet touche la barre de la tête suivi d’une reprise à bout-pourtant de Cetto sur Landreau qui empêche le but (72’). Les Nantais se bagarreront jusqu’au bout mais n’obtiendront rien de la fin de partie.

Score terrible pour le FCNA ! La descente est maintenant toute proche pour le club. Rien ne va plus et pour la première fois, l’équipe dirigeante s’est montré réaliste. Le président Rudi Roussillon a évoqué avec beaucoup d’humilité l’attitude de ses joueurs et la possibilité de descendre en L2 : « En tant que dirigeants, c'est notre rôle de penser à moyen terme. On a anticipé une éventuelle descente. On y travaille, on réfléchit. Mais ce n'est pas encore le moment d'en parler. Les entraîneurs ont tenté de remobiliser le groupe. Les joueurs se sont battus et sont accablés par la défaite. Mais ils n'ont pas envie de lâcher, le ressort n'est pas cassé. Même si c'est très dur pour le moral, certains joueurs ont crié leur envie de se battre. »
L1 / 33eme journée
PSG - NANTES : 4-0

Parc des Princes
42 744 spectateurs
Temps beau et chaud
Pelouse en bon état
Arbitre : M.Poulat

Buts : Pauleta (17eme et 65eme), Rothen (43eme), Luyindula (66eme) pour le PSG

Avertissements : E.Cissé (34eme) et Pauleta (49eme) pour le PSG - Cetto (21eme), M.Diallo (25eme) et Guillon (51eme) pour Nantes

Expulsion : Aucune

Reynald MAILLOT
Nantes, le 21/04/2007

20/04/2007 - L1 / 33e journée : Paris - Nantes

Enjeu du match :

Nantes n’ayant pas su résister aux exploits individuels du duo marseillais Nasri-Ribéry, la page de la Coupe de France est désormais tournée. Engagés, volontaires, combatifs, on ne peut pas reprocher aux joueurs nantais d’avoir déjoué. Seulement les Canaris se sont battus avec leurs moyens et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’ils sont limités. Les quelques actions bien construites n’ont pas eu raison des erreurs techniques indignes d’un club de ligue 1. Une mauvaise relance est à l’origine du but splendide de Ribéry, un replacement tardif a permis a Nasri de remonter le ballon sur cinquante mètres sans être inquiété sur le second but de Maoulida, et une erreur monumentale de Cubilier a crédité les Marseillais d’un score sans appel, alors que le début de la partie semblait plutôt équilibré.

Dès lors, malgré un début de match tout à fait honorable, le FCNA ne s’est jamais remis de l’ouverture du score marseillaise et n’a que trop rarement inquiété Carasso au terme d’une seconde mi-temps beaucoup plus stérile que la première au niveau des occasions de but. Le match décisif qui s’annonce ce week-end face au PSG devra donc être plus prolifique car les Nantais n’ont plus le choix. En s’inclinant à Saint-Étienne et en obtenant un nul insuffisant contre Lens, le FC Nantes a un peu plus compromis son opération maintien. Les journées de championnat défilent et la L2, à moins d’un miracle, devient chaque jour plus palpable. La victoire est donc impérative contre le PSG. Le temps n’est plus aux calculs et les hommes de Der Zakarian et N’Doram vont devoir oser et prendre des risques s’ils ne veulent pas subir un quatrième revers en cinq rencontres de championnat. De toute manière, ils ne tomberont pas plus bas.

Mais comment, lorsqu’on n’a gagné que six matchs sur trente et une tentatives, prétendre sauver sa place au sein de l’élite, sachant qu’au moins quatre succès semblent désormais indispensables pour mener à bien cette entreprise ? Il faut trouver la solution dès samedi. L’issue du match devrait en effet nous éclairer quant à la fin la fin de saison. Un match nul n’augurerait rien de bon. Une victoire conjuguée à de mauvais résultats des concurrents du FCNA dans la lutte pour le maintien raviverait la flamme de l’espoir. Une défaite l’éteindrait définitivement…

Le FCNA face à son adversaire :

PSG :
Forme du moment : deux victoires face à Lens et au Mans, un bon nul en terre girondine, le PSG semble avoir retrouvé la forme. Avec 35 points, c’est-à-dire cinq d’avance sur les Jaunes et Verts, les Parisiens sont sortis de la zone de relégation. Charge aux Nantais de les y ramener.
En hausse : une vraie légion d’anciens pensionnaires de la Jonelière défendent désormais les couleurs de la capitale. En effet, Landreau, Armand et Yepes se dresseront sur la route des attaquants nantais. Même s’ils souhaitent tous le maintien de leur ancien club, ils n’auront aucun état d’âme.
En baisse : Pauleta en manque de confiance, Luyindula n’ayant pas eu l’apport escompté et Diané n’étant pas un finisseur né, le PSG est en mal d’attaquants en réussite. Leurs homologues nantais ne se portent malheureusement pas mieux dans ce registre.

FCNA :
Forme du moment : Nantes est au plus bas en championnat et psychologiquement affecté par l’élimination en Coupe de France. Avec cinq points de retard sur le PSG (premier club non-reléguable), une défaite sonnerait sans doute le glas du club en Ligue 1.
En hausse : en dépit d’une lourde défaite, les coéquipiers de Mauro Cetto ont montré de bonnes choses à Marseille. Des phases de jeu bien construites auraient d’ailleurs pu se ponctuer par des buts de Diallo, Da Rocha ou encore Payet. Une finition qu’il faudra améliorer au Parc des Princes
En baisse : les Nantais ont été comme tétanisés après le premier but contre Marseille. Il faudra faire preuve d’un peu plus d’orgueil pour espérer l’emporter samedi après-midi.

Arnaud FROGER
Nantes, le 20/04/2007

18/04/2007 - CDF / Demi-finale : Marseille 3-0 Nantes

Le FC Nantes a été éliminé sévèrement de la Coupe de France ce soir. Les portes du stade de France se sont donc fermées pour les Canaris, vaincus sur le large score de 3-0 face à Marseille. Malgré une très bonne première période, les Canaris ont sombré dans la seconde et s’incline dans la douleur contre l’OM. Il faut vite se ressaisir pour sauver ce que l’on peut de la maison jaune. Nantes va mal, et le sort s’est acharné sur le club ce soir.

Nantes, à deux visages, sombre au Vélodrome

Le favori de la rencontre était incontestablement Marseille lors de l’entrée des 22 acteurs de la partie. En effet, les jaunes et verts, actuellement lanterne rouge du championnat de France faisait office de challenger. Mais l’entraîneur nantais avait averti que Nantes viendrait à Marseille pour se battre et pourquoi pas réussir l’exploit. Ce dernier était bien loin pourtant de se réaliser.

Le début de la rencontre est, contrairement à ce que l’on pourrait croire, à l’avantage des Canaris, qui grâce à un pressing très haut et régulier, dominent les premières minutes. Diallo se retrouve d’entrée de jeu seul devant Carasso mais n’appuie pas suffisamment sa frappe pour espérer voir le ballon franchir la ligne de but (1’). Nantes continue de bousculer le dispositif olympien en récupérant de nombreux ballons. Marseille va réagir à travers une belle phase offensive. Pagis décale Niang qui se retrouve sur le côté face à Barthez qui repousse sa tentative. La défense nantaise se dégage tant bien que mal (12’). Les nantais poursuivent quand même leur dynamique en jouant vers l’avant avec un centre de Savinaud pour Da Rocha qui n’est pas loin de mettre en difficulté Carrasso (13’). Barthez sort le grand jeu ce soir en repoussant une tentative de Taïwo qui dirige une puissante frappe en direction de la cage nantaise (18’). Le FC Nantes continue à se montrer extrêmement dangereux et fait une prestation étonnamment bonne. Da Rocha réceptionne dans la surface un bon ballon, réalise un contrôle orientée et exécute une frappe qui heurte le poteau. La frustration est lisible dans son regard (22’). Nantes n’est pas verni et va devoir subir deux assauts douloureux de la part des Marseillais. Maoulida sur un contre se débarrasse de Barthez et laisse Niang conclure mais l’attaquant manque de confiance et tarde dans la finition. Barthez parvient à reprendre (26’). Les jaunes et verts ont eu très chaud. C’est finalement un exploit individuel qui va anéantir pendant le moral des Canaris. Ribery loge une frappe somptueuse dans la lucarne de Barthez, impuissant (1-0, 28’). Les hommes de Der Zakarian repartent vers l’avant quelques minutes après. Diallo arrive en bout de course devant Carrasso, seul, mais c’est sans compter un retour de Zubar, à la limite du penalty (34’). Savinaud tente sa chance la minute suivante, en vain (35’). Les Canaris continuent à se battre avec une superbe occasion à la 42’ ponctuée par une reprise de Payet juste au-dessus de la cage olympienne. A la mi-temps, Nantes rentre mené 1-0. Un score dur pour les jaunes et verts, qui réalisent une belle prestation.

Au retour des vestiaires, les jaunes et verts tentent de revenir immédiatement dans le match en obtenant un coup-franc qui ne donnera rien (48’). Les premières minutes de la seconde période sont malgré tout plutôt calmes. L’OM va pourtant mettre fin aux espoirs du FC Nantes en inscrivant un second but. Sur un contre, Nasri sert Maoulida sur un plateau qui offre le break à son équipe (2-0, 54’). C’est alors que commence le début de la fin pour les Canaris. Nantes est touché au cœur et peine à se remontrer dangereux dans la partie. La seconde période est d’ailleurs totalement à l’opposée de la première. Marseille se contente de gérer alors que Nantes tente en vain de se rapprocher du but adverse. Les Olympiens vont mêmes enfoncer le club par un troisième but de Djibril Cissé qui perfore la dernière ligne nantaise pour se présenter seul devant Barthez et inscrire un troisième but. (3-0, 75’). Nantes va agoniser durant les derniers instants. La défaite est lourde et sévère. Tout cela n’est bien sûr pas bon pour la suite du championnat. Les Canaris sont touchés au moral ce soir et il faudra oublier cette défaite pour espérer réaliser un match correct dès samedi contre Paris.

Reynald MAILLOT
Nantes, le 18/04/2007

17/04/2007 - CDF / Demi-finale : Marseille - Nantes

Enjeu du match :

Comment aborder une demi-finale de Coupe de France alors que le championnat polarise les attentions de tous ? La perspective d’aller affronter l’OM ce mercredi et de se qualifier pour une finale de coupe au stade de France pourrait paraître dérisoire. Ce serait pourtant la cerise sur le gâteau pour conclure une saison dans le premier tiers du classement. Mais très loin d’avoir atteint l’objectif fixé par le président nantais en début de saison, la cerise semble avoir un goût de trop peu, du côté de la Jonelière. Mais quitte à descendre puisqu’il faut désormais envisager cette perspective de plus en plus probable, autant le faire avec les honneurs s’il en est.

Loin des tracas du championnat, cette parenthèse dorée ne devrait pourtant pas être négligée par les Canaris. Une victoire conditionnerait pour partie la fin du championnat. On imagine d’ailleurs mal les joueurs laisser passer une telle opportunité. Certains n’auront sans doute plus l’occasion de disputer une finale de coupe de si tôt. Au Vélodrome, la tendance ne devrait donc pas être à l’économie. Si les Nantais auront forcément dans un coin de leur tête le match du week-end suivant face au PSG en vue du maintien, ils auraient bien tort d’en garder sous la semelle. « On doit jouer sans arrière-pensée et se donner à fond », prévient Nicolas Savinaud. Il serait donc dommage de se priver d’un tel motif de satisfaction dans une saison où ceux-ci se font fait plutôt rares.

C’est peut-être un autre visage du FCNA que l’on pourrait découvrir ce mercredi. A la peine en championnat, les joueurs bénéficient d’une ultime chance de se racheter. Enfin, il se peut fort bien que les Canaris disputent beaucoup plus qu’un simple tour de Coupe. L’exigence de résultat ne sera pas aussi impérative qu’en championnat, où c’est l’avenir de tout un club qui est menacé par la relégation. Mais une désillusion de plus et il deviendrait difficile d’imaginer une amélioration de la situation pour des Canaris en mal de certitudes.

Le FCNA face à son adversaire :

OM :
Forme du moment : 5ème à quatre points seulement de Lens, l’OM peut encore se prendre à rêver d’une qualification pour « la coupe aux grandes oreilles ». Pour atteindre cet objectif, les Olympiens devront se montrer régulier dans l’excellence.
En hausse : large vainqueur de Lille quatre buts à un il y a deux semaines, un bon nul obtenu à Valenciennes qui se bat pour être sauver le plus rapidement possible, Marseille a retrouvé la forme après avoir déambulé loin des places européennes.
En baisse : Ribéry disposant d’un bon de sortie, Cissé n’ayant pas retrouvé son meilleur niveau, tous les joueurs marseillais ne seront pas impliqués de la même manière.

FCNA :
Forme du moment : après trois défaites consécutives en championnat, le FCNA réalise sa plus mauvaise série en championnat. La coupe arrive donc à point nommé.
En hausse : Domenech voit en Barthez la clé de ce match couperet : « il aura envie de motiver tout le monde, Barthez sera la clé du match. C'est un grand compétiteur. » On connaît désormais les talents de visionnaire de notre sélectionneur national. Espérons qu’il ait une nouvelle fois raison.
En baisse : psychologiquement, techniquement et physiquement, le FCNA ne semble pas en mesure de battre l’OM. Sauf que la magie de la coupe pourrait bien opérer une nouvelle fois ! Si Montceau est en demi-finale, il n’y a pas de raison que Nantes ne parvienne pas à disputer un match de plus d’ici la fin de la saison.

Les équipes :

OM :
Albert Emon a communiqué sur le site du club un groupe élargi de 21 joueurs pour la préparation du match conter Nantes mercredi. Cana, touché contre Valenciennes en fait partie.
Le onze de départ :
Carrasso-Rodriguez-Beye-Taiwo-Civelli-Nasri-Cana-Ribéry-Cissé-Niang-Maoulida

Remplaçants : Hamel-Zubar-Cesar-Cantareil-Mbami-Olembe-Arrache-Valbuena-Oruma-Pagis

FCNA :
Michel Der Zakarian et Japhet N'Doram ont communiqué une liste de 16 joueurs pour le déplacement à Marseille. K.Diop et Ca sont de retour dans le groupe alors que de nombreux blessés (Faé, Signorino, Pieroni, Vainqueur et Das Neves) sont à déplorer.
L’équipe au coup d’envoi :
Barthez-Cetto-Cubilier-Guillon-Pierre-Da Rocha-Saïdou-Ca-Diallo-Keserü-Payet

Remplaçants : Heurtebis-Savinaud-Rossi-Zaïri-Diop

Arnaud FROGER

Nantes, le 17/04/2007

15/04/2007 - L1 / 32e journée : Nantes 0-0 Lens

Nantes a concédé le nul dans la course au maintien face à Lens (0-0). En effet, devant plus de 33 000 supporters, les Canaris n’ont pu faire mieux que d’obtenir un seul petit point. A six journées de la fin, la perspective de la relégation prend une nouvelle dimension. Nantes ne parvient pas à décoller de sa place de lanterne rouge, et si les affaires continuent ainsi, la maison jaune va droit en Ligue 2. Dans un match peu alléchant, les Canaris n’ont pas vraiment montré une volonté offensive de grande envergure. Lens n’a d’ailleurs pas fait grand-chose, inquiétant rarement Fabien Barthez. Retour sur une soirée qui plonge un peu plus le FC Nantes dans le rouge.

Nantes piétine

Nantes voulait profiter de ce match à domicile pour reprendre confiance en lui et surtout marquer des points importants. En effet, les jaunes et verts pouvaient espérer à l’issue de cette rencontre se rapprocher de ses concurrents. L’adversaire restait tout de même de taille. Lens venait à La Beaujoire pour sauver sa deuxième place. Une place de dauphin qu’elle a d’ailleurs perdu par ce nul.

Le début de la partie est plutôt à l’avantage du FC Nantes Atlantique qui a su monopoliser le ballon, face à des Lensois peu entreprenants. Le pressing nantais porte rapidement ses fruits. Diallo percute côté droit pour adresser un centre à raz-de-terre. Pieroni ne peut reprendre mais Payet suit l’action et frappe en direction du but. Le défenseur lensois Bisevac se jette pour sauver sa défense (3’). Nantes poursuit cette domination en remportant de nombreux duels. On retrouve le FCNA aux commandes avec une frappe de Saïdou (13’). Cependant, le jeu va petit à petit se tourner vers le milieu de terrain, entre deux équipes qui se cherchent. Les pertes de balles sont assez présentes et la partie n’offre pas de véritables actions. Il faut attendre Zaïri à la 41e minute pour voir une action nantaise. Saïdou centre pour Zaïri qui cadre une tête sans danger sur Itandj. Les dernières minutes laissent apparaître quelques corners en faveur de Lens qui n’en profite pas. La mi-temps est sifflée sur le score nul et vierge de 0-0. Un résultat que l’on ne quittera pas.

Au retour des vestiaires, le rythme est un petit peu plus élevé mais les occasions franches sont encore timides. Le FCNA semble de plus en plus vouloir ne pas perdre que de vouloir gagner. Les Lensois, quant à eux, se montrent dangereux à la 57’ lorsque les deux ex-nantais, Olivier Monterrubio et Eric Carrière combinent sur le côté gauche pour envoyer le ballon en direction de Seydou Keita qui voit sa reprise passer au-dessus du but. C’est alors que Keserü remplace Pieroni pour apporter de l’impulsion au FCNA qui est en perte de vitesse. Les joueurs retrouvent alors l’envie de la victoire et se montre plus percutant. Une frappe de Payet donne le ton (68’). Mais Lens, voulant éviter de concéder un but, remonte intelligemment sa ligne défensive et bloque de nombreuses actions nantaises. Les dernières minutes ne changeront rien et les derniers espoirs nantais s’envolent lorsque l’arbitre siffle le coup de sifflet final.

Le FCNA reste lanterne rouge du classement à l’aube d’une semaine décisive. En effet, le FCNA jouera sa demi-finale de Coupe de France mercredi contre Marseille au Vélodrome avant de se déplacer pour un match capital à Paris samedi. Cette semaine est plus que jamais décisive.

L1 / 32eme journée
NANTES - LENS : 0-0
Stade de la Beaujoire
33 193 spectateurs
Temps beau
Pelouse en bon état
Arbitre : M.Mouli

But : Aucun

Avertissements : Signorino (91eme) pour Nantes - Demont (71eme) et Ad.Coulibaly (85eme) pour Lens

Expulsion : Aucune

Reynald MAILLOT
Nantes, le 15/04/2007

13/04/2007 - L1 / 32e jourrnée : Nantes - Lens

Enjeu du match :

Nantes est désormais au bord du gouffre après la défaite face à Saint-Etienne. Au terme d’un match engagé, ce sont en effet les Verts qui se sont imposés, contribuant ainsi à enfoncer un peu plus le FC Nantes. A quatre points du premier non reléguable, le club des Ducs de Bretagne est mal parti pour rester le plus vieux représentant de Ligue 1 en exercice après 44 saisons au plus au niveau.

Les matchs qui s’annoncent ne vont pas réconforter les supporters qui croient encore en nos chances de maintien. En effet, le FCNA va devoir affronter successivement Lens, Paris et Rennes. Trois rencontres qui s’annoncent d’ores et déjà décisives et dont l’issue scellera très certainement le sort du club. Nantes devra donc d’abord passer l’obstacle lensois ce week-end à l’occasion de la 32ème journée de Ligue 1. Cette fois-ci, les joueurs nantais n’auront ni excuses ni le droit à l’erreur s’ils ne s’imposent pas. Tous les matchs constituent désormais de véritables finales qui valent très chères. Nantes et Lens auront pour seul point commun d’être sur une mauvaise série en cours. Pour le reste, tout sépare le club où évoluent d’anciens pensionnaires de la Jonelière (Gillet, Carrière et Monterrubio) et le FCNA. Ainsi, alors que Lens devra livrer bataille pour décrocher le titre de dauphin de l’ogre lyonnais, Nantes doit éviter l’ultime menace de la descente en Ligue 2. La motivation des anciens Canaris jouera sans doute un rôle important dans la tournure que prendra le match. Même si Gillet manquera à l’appel pour cause de blessure, le duo Carrière-Monterrubio que les dirigeants nordistes ont eu l’intelligence de reconstituer est capable de faire des malheurs. Sur le plan technique c’est sans doute un canal de distribution des meilleurs, pour les attaquants. Auteur de nombreuses passes décisives et perdant très peu de ballons, les deux joueurs ont par ailleurs retrouvé la complicité qui avait fait les beaux jours du FCNA l’année du titre en 2001. Attention donc à cette arme offensive auquel s’ajoute la finition de Dindane pour constituer un trio offensif des plus remarquables de notre championnat.

A sept journées de la « fin », Nantes n’a jamais semblé aussi proche de l’échelon inférieur. Tant qu’il reste des matchs et à fortiori des points à prendre, il y a de l’espoir, mais à force de s’en remettre à des tournures de phrases enjolivées, on en finirait par se voiler la face tellement la pilule est dure à avaler. Mais les faits sont là, le dénouement est proche et les chances qu’il soit heureux s’amenuisent de désillusions en désillusions. Peut-on encore s’en remettre à la seule fidélité des supporters pour sortir de l’impasse ? Nul doute mais cela sera-t-il suffisant ?

Le FCNA face à son adversaire :

FCNA :
Forme du moment : troisième revers d'affilée pour Nantes. Après Monaco et Sedan, les Canaris ont été battus par Saint-Etienne. Lanterne rouge à quatre longueurs du 17ème, Nice, le club de Loire-Atlantique a désormais un pied en Ligue 2.
En hausse : l’heure n’est plus aux calculs et aux prévisions chez les Canaris. Le message semble compris et la volonté de s’en sortir est manifeste à l’image de Fabien Barthez qui s’est bien repris face à Saint-Etienne après la bévue de Sedan et sa sortie polémique. Encore faut-il transformer cette envie en points.
En baisse : malgré l’expulsion de Dabo, les joueurs nantais ne sont pas parvenus à revenir au score contre les Verts. Si même lorsque la chance leur tend la main les hommes de Der Zakarian ne parviennent pas à la saisir, autant rendre les armes tout de suite. Un manque de réalisme décourageant et pesant tant il a été prégnant tout au long de la saison

RCL :
Forme du moment : décidément, Lens peine à confirmer sa deuxième place. Battus la semaine dernière à Bollaert, les hommes de Francis Gillot se sont de nouveau inclinés contre Rennes. Incapables de s’imposer depuis trois rencontres les Sangs et Or se mettent ainsi dans une position délicate dans la course à la deuxième place.
En hausse : malmenés actuellement pour la seconde place, les Lensois ont tout de même leur destin en main. Gare au sursaut d’orgueil d’une équipe qui pratique un excellent football lorsqu’elle retrouve la forme.
En baisse : la défense lensoise est fébrile ces derniers temps. Hilton et Coulibaly qui constituent pourtant une des plus imposantes charnières du championnat sont anormalement laxistes. Quant aux latéraux, Tixier et Bisevac, ils sont bien souvent pris à revers par les montées des ailiers dans leur dos. Des couloirs que devront exploiter nos milieux.

Les équipes :

FCNA :
Michel Der Zakarian et Japhet N'Doram ont convoqué dix-huit joueurs pour la réception de Lens. Absents le week-end dernier à Saint-Etienne, Signorino, Pierre et Saïdou effectuent leur retour. Das Neves et Faé étant blessés, ils ne seront pas de la partie.
Le onze de départ :
Barthez-Cetto-Cubilier-Signorino-Pierre-Dimitrijevic-Zaïri-Saïdou-Diallo-Keserü-Payet

Remplaçants : Heurtebis-Savinaud-Guillon-Da Rocha-Rossi-Vainqueur-Pieroni

RCL :
Francis Gillot a communiqué une liste de dix-huit joueurs pour le déplacement à Nantes. Un seul changement par rapport à l'équipe battue à Rennes : Ramos effectue son retour et remplace Diane. Blessé, Gillet ne pourra pas affronter ses ex-coéquipiers.
L’équipe au coup d’envoi :
Itandje-Bisevac-Coulibaly-Demont-Hilton-Ramos-Se.Keita-Carrière-Kovacevic-Monterrubio-Dindane

Remplaçants : Chabbert-Barul-Tixier-Si.Keita-Cousin-Jemaa-Boukari

Arnaud FROGER,
Avec la participation d’Emmanuelle HINGANT
Nantes, le 13/04/2007

08/04/2007 - L1 / 31e journée : Saint Etienne 2-1 Nantes

Le FC Nantes se rapproche un peu plus de la Ligue 2 après une nouvelle défaite face à Saint-Étienne sur le score de 2-1. Dans un match équilibré où les Canaris n’ont pas su se montrer dangereux face à une équipe peu étincelante, Saint-Étienne a profité des faiblesses actuelles des jaunes et verts pour s’imposer. La situation devient très grave et les espoirs pour le maintien s’amenuisent davantage. Nantes perd du terrain ce soir et le sauvetage semble désormais un peu plus compromis.

Une défaite de plus qui enfonce Nantes

Les deux équipes entraient sur la pelouse du stade sachant qu’il s’agissait d’un match très important. D’un côté Nantes, en pleine lutte pour le maintien, avait l’obligation de ne pas repartir bredouille. De l’autre côté Saint-Étienne, qui se bat en ce moment pour l’Europe, avait besoin d’un succès. Trois points seraient bénéfiques pour chaque équipe. C’est dans ce contexte que l’arbitre ouvrait les débats à 20h.

Les premières minutes de la partie constituent un round d’observation entre deux formations qui se cherchent. Cependant, Nantes prend ses marques après cinq minutes de jeu. Une frappe de Zaïri sur un centre de Cubilier n’est pas loin du cadre (10’). Saint-Étienne réagit alors par un coup franc de Sablé qui débouche sur un cafouillage inquiétant, mais heureusement sans danger (12’). Dans une partie équilibrée, on retrouve des offensives de part et d’autre, avec notamment Heinz qui voit sa tête contrée par Cetto (17’). Les Stéphanois, qui profitent d’une bonne passe après vingt minutes de jeu, se montrent progressivement mieux dans la partie. Les coéquipiers de l’emblématique gardien Jeremie Janot vont même ouvrir la marque lorsque Vincent Hognon reprend de la tête un centre de Feindouno qui termine dans le but de Fabien Barthez (26’, 1-0). Les Nantais prennent un coup au moral mais réagissent très vite par l’intermédiaire de Mamadou Diallo qui égalise (28’, 1-1). L’attaquant malien suit une action initiée par une combinaison entre Cubilier, Zaïri et Pieroni. Ce dernier parvient à propulser le ballon dans le but. Janot repousse sur sa barre mais Diallo est là et inscrit le but égalisateur. Grand soulagement qui sera de courte durée puisque Saint-Étienne va rapidement reprendre l’avantage. Bafetimbi Gomis remporte son duel face à Fabien Barthez après avoir réceptionné une jolie ouverture d’Heinz. Cetto s’est montré impuissant sur le geste défensif (33’, 2-1). Coup dur pour les Canaris qui ne retrouveront pas la flamme pour égaliser avant la pause. A la mi-temps, Nantes est au fond.

Au retour des vestiaires, les hommes de Michel Der Zakarian et de Japhet N’Doram tentent de s’imposer dans le jeu. Malgré de bonnes initiatives collectives, ce sont les Stéphanois qui se montrent dangereux à deux reprises. Mais Barthez veille au grain. Tout d’abord, Guarin d’un boulet de canon voit son tir repoussé par Barthez sur la barre transversale (55’). Gomis récupère le ballon pour s’offrir une frappe sur le divin chauve qui dévie en corner (56’). A l’heure de jeu, les supporters nantais commencent à s’impatienter et la possibilité de nouvelle défaite devient plus apparente. Zakarian met en piste Dimitri Payet qui sera l’objet dans les minutes qui suivent d’un étrange choix. En effet, une vingtaine de minutes plus tard, il retourne déjà sur le banc, se voyant obligé de céder sa place en faveur de Claudiu Keserü. Etrange coaching sur le coup. Selon toutes vraisemblances, ce serait pour un manque d’engagement dans la partie que l’attaquant nantais aurait été remplacé. Cette affaire n’arrange en rien la situation du FC Nantes qui ne parvient pas à se montrer dangereux. Les Canaris restent muets. C’est pourtant Claudiu Keserü qui sera à l’origine de l’une des deux dernières grosses occasions nantaises. De façons consécutives, Janot va sauver l’ASSE à deux reprises. La tentative de Claudiu Keserü oblige le portier stéphanois à sortir le grand jeu pour sauver son équipe. La minute suivante est encore à l’actif des Nantais et plus particulièrement de Cetto qui voit sa tête piquée repoussée on ne sait comment par Janot qui fait preuve d’un grand talent. Nantes patine dans les dernières minutes et subit une nouvelle défaite.
L’heure est désormais grave pour les jaunes et verts qui se rapprochent de la relégation. Il y a maintenant quatre points entre Nantes et la 17e place.

L1 / 31eme journée
ST-ETIENNE - NANTES : 2-1

Stade Geoffroy-Guichard
33 606 spectateurs
Temps beau
Pelouse excellente
Arbitre : M.Lannoy

Buts : Hognon (26eme) et Gomis (33eme) pour Saint-Etienne - Diallo (28eme) pour Nantes

Avertissements : Dabo (6eme et 65eme) pour Saint-Etienne. Cubilier (25eme) et Pieroni (87eme) pour Nantes.

Expulsion : Dabo (65eme) pour Saint-Etienne

Reynald MAILLOT,
Avec la participation d’Emmanuelle HINGANT

Nantes, le 08/04/2007

06/04/2007 - L1 / 31e journée : Saint-Etienne - Nantes

Enjeu du match :

Une page de l’histoire de ce championnat vient sûrement de se tourner pour le FCNA. Le match face à Sedan constituait un tournant et malheureusement pour les supporters nantais, à l’issue de la rencontre, leur club a pris la place de lanterne rouge qu’occupaient jusque-là les Sangliers. Avec 29 points seulement à huit journées de la fin, les hommes de Der Zakarian devront batailler ferme pour pouvoir échapper à leur triste destinée. La mission s’annonce d’autant plus délicate que les prochains adversaires du FC Nantes se nomment St-Etienne, Lens, Marseille ou encore le PSG qui a récemment renoué avec le succès.

Chaque journée qui passe semble donc nous rapprocher un peu plus du non-retour. Nantes grille ses jokers un à un et il ne reste que trop peu de matchs pour pouvoir se permettre la moindre contre-performance. En effet, il faudrait désormais un parcours quasiment parfait pour espérer se sauver. La défaite est dorénavant interdite et ceci prend effet dès ce week-end où les Canaris se déplaceront dans le chaudron stéphanois. Il faudra vraiment se sentir impliqué par l’enjeu si les Canaris comptent l’emporter. Face au mur, tous les matchs sont désormais cruciaux et on imagine mal les joueurs nantais revenir bredouilles de leur déplacement dans le Forez. Pourtant, s’ils ne montrent pas plus d’abnégation et d’envie que lorsqu’ils furent menés au score face aux Sedanais, les coéquipiers de Mauro Cetto ne parviendront probablement jamais à sortir la tête de l’eau. Certes le FCNA ne compte que deux points de retard sur le premier non reléguable, mais le niveau des Canaris cette saison semble irrémédiablement trop faible pour espérer se maintenir. Le miracle est possible et les espoirs sont permis à la seule condition que les dirigeants trouvent immédiatement la solution pour faire jouer cette équipe ensemble.

Mais plus que jouer, il faudra parvenir à faire déjouer les Verts. Les hésitations concernant les latéraux, les milieux défensifs et le bon duo d’attaquants empêchent une cohésion d’ensemble. Le problème étant bien souvent lié aux piètres prestations des différents joueurs qui ont occupé ces postes. Il faut retrouver une animation offensive dynamique au service d’une plus grande efficacité devant le but. Les Verts ont une équipe explosive qui joue dans un 4-4-2 classique mais modulable selon les inspirations de Feindouno qui se balade de droite à gauche pour mener le jeu au milieu de terrain. En face, Payet devra se monter à la hauteur pour mener son équipe à la victoire. Enfin, les quatre dernières confrontations entre les deux équipes se sont toutes soldées par un match nul. Prions pour que Nantes face la différence cette fois-ci.

Le FCNA face à son adversaire :

ASSE :
Forme du moment : à quatre points seulement de la 3ème place qualificative pour la Ligue des Champions, la fin de championnat des Stéphanois promet d’être haletante. Mais les Verts ne sont pas au mieux de leur forme avec seulement 3 points pris sur 12 possibles lors des quatre derniers matchs.
En hausse : le trio Gomis-Ilan-Feindouno est auteur de 26 buts dans ce championnat. Des atouts offensifs en grande forme et dont l’entente est à l’origine de la bonne saison réalisée par St-Etienne.
En baisse : les Stéphanois ont repris les commandes du chaudron en s’imposant contre Troyes il y a deux journées mais avant cette rencontre, ils avaient subi quatre revers consécutifs à domicile. Une lacune qu’il faudra exploiter.

FCNA :
Forme du moment : le FC Nantes n’est plus ! Alors que l’espoir renaissait après les victoires face à Sochaux et Nancy, les Ligériens n’ont pas su confirmer face à Monaco et se sont écroulés devant Sedan, un adversaire direct dans la course au maintien.
En hausse : les bons débuts de Vainqueur feraient presque oublier l’absence de Saïdou. Réaliser d’aussi bonnes prestations dans un tel contexte méritait d’être souligné surtout pour un novice. Cela fait aussi écho à ceux qui enterrent prématurément la formation nantaise.
En baisse : après avoir sauvé son équipe à de nombreuses reprises depuis son arrivée sur les bords de l’Erdre, Fabien Barthez a encaissé un but casquette sur un centre tir de Ducourtioux contre Sedan. On ne peut accabler le champion du monde sans qui le maintien ne serait déjà même plus envisageable, mais on ne peut que regretter sa sortie prématurée alors que la rencontre n’était pas achevée. Le temps n’est pas à la fuite devant les responsabilités qu’ont tous les acteurs du club dans cette situation. On ne quitte pas un navire en déroute que l’on soit capitaine ou simple moussaillon.

Les équipes :

ASSE :
Ivan Hasek a communiqué sur le site la composition de son groupe de 18 joueurs pour la venue de Nantes samedi. Contre toute attente, Sablé est opérationnel. En revanche, Ilan et Bayal Sall sont forfaits.
L’équipe-type :
Janot-Ilunga-Camara-Hognon-Dabo-Sablé-Perrin-Guarin-Feindouno-Heinz-Gomis

Remplaçants : Viviani-Perquis-Diatta-Hautcoeur-Dernis-Landrin-Moussilou

FCNA :
Michel Der Zakarian et Japhet NDoram ont communiqué sur le site du club la composition de leur groupe de 18 joueurs pour le déplacement de samedi à Saint-Etienne (31eme journée de L1). Signorino, Pierre, Saïdou et Faé sont tous blessés.
L’équipe au coup d’envoi :
Barthez-Cetto-Cubilier-Guillon-El-Mourabet-Ca-Da Rocha-Vainqueur-Diallo-Payet-Pieroni

Remplaçants : Heurtebis-Savinaud-Das Neves-Dimitrijevic-Rossi-Zaïri-Keserü

Arnaud FROGER,
Avec la participation d’Emmanuelle HINGANT
Nantes, le 06/04/2007

01/04/2007 - L1 / 30e journée : Nantes 0-1 Sedan

Le FC Nantes vient de perdre un match capital dans la lutte pour le maintien. Vaincu à domicile sur le score de 1-0, Nantes stagne à 29 points et voit aussi un concurrent direct au maintien lui ravir sa position. Le FCNA se trouve donc dans une situation désespérée. Der Zakarian, qui s’est montré très frustré à l’issue de la partie, devra trouver la solution miracle pour sauver un club en perdition.

Une défaite qui coûte très cher

L’enjeu de la partie était grand lors de l’entrée sur la pelouse des 22 acteurs. Ce match constituait sans doute un match décisif dans la lutte pour le maintien. En effet, respectivement 18e et 20e lors de l’arrivée sur le terrain, la pression montait d’un cran quand l’arbitre de la rencontre donnait le coup d’envoi de la partie. Devant près de 35 000 spectateurs, les coéquipiers de Mauro Cetto savaient qu’une défaite serait très préjudiciable…

Le début de la partie commence par deux corners en faveur de Sedan qui ne donneront rien (2’). Cependant, Nantes se replace rapidement dans le sens de la marche en répondant aux attaques adverses. Payet sert Diallo dans la surface mais le Malien manque sa frappe (4’). On retrouve les Sedanais quelques instants plus tard avec un tir de Job et une frappe lointaine qui oblige Barthez à se détendre (7’). Le match est agréable et une volée de Keserü s’envole dans les tribunes (9’). Nantes poursuit le pressing qu’il impose à Sedan avec un bon coup franc tiré par Claudiu Keserü et passant près du but. A la 16e minute de jeu, on retrouve le FCNA avec une terrible frappe de Vainqueur des 30 mètres qui va mourir sur la barre transversale. Nantes prend peu à peu le contrôle de la partie même si les Ardennais peuvent se montrer dangereux à tout moment sur contres. Diallo s’illustre à deux reprises. Son premier tir est dévié par un défenseur sedanais et manque de tromper Trévisan (22’) puis l’attaquant nantais se retrouve seul face au portier sedanais mais perd son face à face (27’). La minute suivante est en faveur de la lanterne rouge du classement. Job se retrouve à son tour seul devant Barthez mais rate le coche (28’). Le dernier quart d’heure laisse apparaître moins d’occasions franches de part et d’autre. La mi-temps arrive donc tout naturellement et permet aux deux équipes d’aller se ressourcer.

Au retour des vestiaires, le match peine à retrouver la dynamique du début de rencontre. Les deux équipes sont plutôt crispées. Nantes est cependant sur le point d’obtenir le penalty lorsque Payet s’effondre dans la surface. L’arbitre ne bronche pas malgré une faute évidente (53’). Nantes se fait une frayeur lors d’une action confuse qui manque de tromper Barthez. Cetto est à terre mais Sedan poursuit l’action qui se termine sur une tête de Pujol (55’) passant tout près du but. A l’heure de jeu, Fabien Barthez commet une énorme erreur qui fait grand tort à son équipe. Un centre tir de David Ducourtioux trompe le divin chauve qui s’emmêle les crayons. Le portier nantais s’avère incapable de repousser le ballon qui finit dans ses propres filets (0-1, 60’). Gros coup de froid sur la Beaujoire qui se retrouve glacée pendant plusieurs minutes. Barthez ne se remet pas de ce but moralement et devra d’ailleurs sortir, souffrant encore à la suite d’un arrêt en première période (75’). Tony Heurtebis prend sa place. C’est alors que Diallo est tout proche de l’égalisation en smashant le ballon d’une tête rageuse. C’était sans compter un arrêt réflexe de Trévisan (75’). La fin de match est délicate pour les Nantais qui ne parviennent pas à animer la rencontre. La Beaujoire se lasse de l’attitude des Canaris qui ne se montrent même pas dangereux dans les derniers instants. La défaite est inévitable.

Enorme déception pour le FCNA qui comptait beaucoup sur cette partie pour se sauver. Nantes plonge dans les profondeurs du classement et devra redonner une nouvelle impulsion à sa saison pour espérer se sauver.

L1 / 30eme journée
NANTES – SEDAN : 0-1

Stade de La Beaujoire
35 000 spectateurs
Temps nuageux
Pelouse en bon état
Arbitre : M.Auriac

But : Ducourtioux (62eme) pour Sedan
Avertissement : Pieroni (89eme) pour Nantes
Expulsion : Aucune

Reynald MAILLOT,
Avec la participation d’Emmanuelle HINGANT

Nantes, le 01/04/2007

31/03/2007 - L1 / 30e journée : Nantes - Sedan

Enjeu du match :

Nantes va entamer une nouvelle série de huit matchs en championnat qui parachèvera l’exercice 2006/2007. Espérons que la chute de cette histoire soit bonne et pour cela, ce sont trois points précieux qu’il convient de prendre dès ce week-end face à Sedan. Un match crucial pour lequel les Canaris auront profité de la trêve internationale afin de se préparer au mieux et terminer la saison dans la même division. Les joueurs nantais n’ont donc pas eu à lever le pied entre ceux qui disputaient des rencontres avec leur sélection nationale et ceux qui ont participé au match amical contre Tours (2-2). Les Canaris auront donc eu le temps de se ressourcer mentalement et de mettre en place une stratégie pour la dernière étape de l’opération maintien.
Une opération qui pourrait bien connaître un tournant lors du match de samedi. En effet, le FCNA et le CS Sedan Ardennes ferment actuellement la marche au classement et celui qui remportera ce match aura non seulement contribué à conserver ses chances d’évoluer parmi l’élite la saison prochaine, mais il aura en plus favorisé la relégation de son concurrent. C’est donc un match à six points que devront disputer les coéquipiers de Mauro Cetto. Cette rencontre sera également l’occasion de voir si les Nantais seront capables de conserver l’ascendant qu’ils avaient pris sur Sedan lors du quart de finale de la Coupe de France (victoire aux tirs au but). Ce match avait été le lieu d’un affrontement dont l’issue bien que favorable au FC Nantes, avait révélé toute la tension liée à une position difficile en championnat. Des heurts avaient d’ailleurs opposé les protagonistes de la soirée après la rencontre. Samedi soir, la tension sera d’autant plus forte que la situation en championnat devient urgente pour les deux clubs. Ainsi, l’équipe qui parviendra à garder son calme, pourrait éviter une expulsion compromettante pour la victoire.
Une des clés du match réside donc dans la maîtrise de ses nerfs. Une autre sera certainement de retrouver le même allant à domicile que contre Nancy ou le FCNA avait su renouer avec son public. Sedan est une équipe portée vers l’avant, ce qui devrait favoriser un match ouvert. A moins qu’inhibées par l’enjeu, les deux équipes tardent à se découvrir. En tout cas c’est le match à ne pas perdre. L’avenir du FCNA en ligue 1 pourrait en dépendre.

Le FCNA face à son adversaire :

FCNA :
Forme du moment : Nantes restait sur une très bonne série de quatre matchs consécutifs sans défaite dont deux victoires face à Sochaux et Nancy, mais malheureusement, en dépit d’une bonne prestation, les Canaris ont butté sur le Rocher monégasque lors de la dernière journée.
En hausse : Les Ligériens paraissent avoir retrouvé le moral comme en témoigne deux interviews récentes accordées par Guillon et Diallo qui semblent tous deux persuadés que le club va se maintenir compte tenu du bon état d’esprit affiché par le groupe.
En baisse : Des erreurs stupides à Monaco auraient pu être évitées et permettre au FCNA de ramener au moins un point. Les joueurs nantais doivent faire preuve d’une vigilance sans relâche s’ils veulent que le maintien ne devienne pas un objectif impossible à atteindre.

CS Sedan-Ardennes :
Forme du moment : les Sedanais restent sur une série de cinq matchs sans défaite en championnat. Une série toujours en cours qui a ravivé l’espoir dans les Ardennes. Attention aux Sangliers qui se réveillent ! La menace est bien là, à deux petits points de nous seulement.
En hausse : il faudra surveiller de près l'ancien Canari Gregory Pujol, qui s'est illustré comme l’un des joueurs les plus en vue de Sedan cette saison. Avec son compère Job, ils forment un duo d'attaquants déjà auteur de 15 buts en championnat cette saison. Pujol avait d’ailleurs été le buteur de son équipe lors du match de coupe contre Nantes. Sa motivation semble décupler lorsqu’il rencontre son ancien club.
En baisse : Sedan occupe toujours la dernière place du classement, une situation qui perdure et qui maintient psychologiquement une pression supplémentaire sur les épaules des hommes de José Pasqualetti.

Arnaud FROGER
Nantes, le 31/03/2007

25/03/2007 - Spécial Maintien : Neuf journées pour se sauver

Il reste deux mois au FC Nantes Atlantique pour se sauver. En effet, les hommes de Der Zakarian devront engranger de nombreux points durant les neuf journées à venir. C’est désormais une véritable course contre la montre qui démarre pour la formation nantaise qui doit maintenant mettre le pied sur l’accélérateur. Il faudra bien entendu éviter de devoir attendre la dernière journée pour se sauver, surtout que Nantes affrontera Lyon à Gerland. Vive FC Nantes met un coup de projecteur sur les neuf journées à venir.

Neuf rencontres pour éviter la relégation

30e journée / Nantes – Sedan – 1er avril (14h) à domicile : la trêve internationale a laissé deux semaines aux Canaris pour préparer ce rendez-vous décisif. Affronter la lanterne rouge du classement est une occasion rêvée pour le FCNA qui pourrait en cas de succès placer cinq points d’écart entre eux et les Ardennais. Cette rencontre constituera peut-être le tournant du combat pour le maintien.

31e journée / Saint-Etienne – Nantes –7r avril à l’extérieur : ce rendez-vous à Geoffroy-Guichard sera vraisemblablement un match piège. Les Verts, qui réalisent un parcours irrégulier en ce moment, poseront tout de même de nombreux problèmes au FC Nantes. Il faudra donc redoubler de vigilance pour rivaliser avec une équipe dangereuse à domicile.

32e journée / Nantes – Lens – 14 avril à domicile : il faudra tenter de remporter des points contre Sedan et Saint-Etienne car les Lensois (2e) pourraient bien stopper les ardeurs nantaises. Cette 32e journée, constitue donc sur le papier le joker du FCNA.

33e journée / Paris- Nantes – 21 avril à l’extérieur : à Paris au Parc Des Princes, le FC Nantes défiera un candidat direct. Actuellement 19e, les Parisiens vivent une saison cauchemardesque. Peu en forme, l’ex-nantais Mickaël Landreau ne fera pas de cadeaux aux attaquants des jaunes et verts. L’avenir du PSG et de Nantes seront en jeu dans cette partie.

34e journée / Nantes – Rennes – 28 avril à domicile : dans le derby opposant Nantes à Rennes, le match sera intense. En effet, à un mois du coup de sifflet final de la saison, les Nantais ne devront pas trembler face à leur adversaire de toujours.

35e journée / Le Mans-Nantes – 5 mai à l’extérieur : au Mans, Michel Der Zakarian devra préparer son groupe pour les trois points. Dans une partie abordable, à quelques virages de la fin, le FC Nantes devra faire le plein de points. Si victoire il y avait, en considérant que les précédentes journées aient été productives, Nantes pourrait prendre une option sur le maintien.

36e journée / Bordeaux-Nantes – 9 mai à l’extérieur : Bordeaux sera un adversaire délicat dans un derby de l’Atlantique plus que jamais dangereux. Les Bordelais sont actuellement sur une bonne dynamique qui pourrait encore causer des soucis à la formation de Rudi Roussillon. Nantes devra pourtant tout donner en terres adverses pour se sauver.

37e journée / Nantes-Toulouse – 19 mai à domicile : pour le dernier match à domicile, Nantes devra tout faire pour que ce ne soit pas le dernier en Ligue 1 à la maison. Les supporters seront plus que jamais importants dans cette partie pour donner le courage aux joueurs d’aller décrocher trois points qui sauveraient peut-être le FCNA.

38e journée / Lyon-Nantes – 26 mai à l’extérieur : si Nantes n’est pas sauvé avant ce match, la partie sera compromise. En effet, Nantes ne pourra pas compter sur Lyon pour l’aider à s’en sortir. Souvenez-vous, l’année dernière, les Lyonnais, déjà couronnés champions, s’étaient imposés 8-1 face au Mans lors de la dernière journée à Gerland. Le FC Nantes aura donc intérêt de s’être sorti de la zone rouge avant de rencontrer un Lyon qui ne fait jamais de cadeaux.

Pour finir : si l’on considère les dernières prestations, le FCNA a des chances de se sauver cette saison. Mais il faudra donner une nouvelle impulsion à la bataille actuelle pour se débarrasser au plus vite de la menace de la relégation.

Reynald MAILLOT,
Avec la participation d’Emmanuelle HINGANT
Nantes, le 25/03/2007

18/03/2007 - L1 / 29e journée : Monaco 2-1 Nantes

Nantes manque une excellente occasion de quitter la zone rouge ce soir en s’inclinant à Monaco sur le score de 2-1. Si sur l’ensemble de la partie, Nantes s’est montré meilleur que Monaco, les Canaris ont manqué de réalisme dans le dernier geste. Le FCNA perd de précieux points dans la course au maintien et devra vite retrouver la victoire. Les Canaris peuvent se mordre les doigts ce soir !

Nantes rate le coche

Nantes arrivait en Principauté dans le but de poursuivre la série commencée la semaine de la qualification en Coupe de France face à Sedan, lorsque les Nantais avaient engrangé trois points à Sochaux (2-1). Les Canaris, en forme actuellement grâce à un succès face à Nancy sur le même score, voulaient profiter de ce match pour se rapprocher un peu plus du maintien. Les joueurs savaient qu’ils ne devaient pas relâcher leurs efforts actuels.

Le début de la partie laisse rapidement apparaître une domination nantaise, contrairement aux habitudes. C’est donc Mamadou Diallo qui donne le ton par une frappe croisée (2’). Le rythme est assez calme mais Nantes va lancer le match en inscrivant le premier but de la rencontre. En effet, après une tentative timide de Keserü (9’), Frédéric Da Rocha va lui trouver le cadre. Le fidèle Nantais reprend du droit un centre de Faé mal repoussé par la défense monégasque (13’, 0-1). Les jaunes et verts vont d’ailleurs continuer à dominer les débats. Deux minutes plus tard, Payet surgit dans la surface pour smasher le ballon mais sa tentative échoue de peu (17’). Nantes tient le contrôle de la partie. Diallo tente lui sa chance sur un tir dangereux que Roma repousse (19’). L’équipe nantaise est en vogue et profite de la confiance actuelle pour s’offrir de belles occasions. Les velléités nantaises vont pourtant peu à peu s’interrompre, les coéquipiers de Mauro Cetto se contentant de gérer leur avance. Cependant, Monaco, à l’agonie après le but de Da Rocha, va trouver un véritable élément moteur. En effet, Diego Perez va égaliser en faveur des rouges et blancs. Le Monégasque récupère un centre mal repoussée par Pierre et reprend d’une frappe puissante qui trompe Barthez (34’, 1-1). Avec la blessure de Saïdou, les Canaris vont rapidement se déconcentrer et payer très cher cette passe difficile. Gaël Givet va donner l’avantage à son club d’une jolie tête sur corner (43’, 2-1). L’arbitre siffle la mi-temps et les Nantais rentrent aux vestiaires désemparés. Monaco vient de renverser la vapeur.

Le FC Nantes entre dans la seconde période avec de bonnes intentions mais l’on ne retrouve pas la fouge du début de rencontre. La première grosse occasion est d’ailleurs à mettre à l’actif des joueurs de la Principauté par l’intermédiaire de Kallon qui reprend un centre de Monsoreau, au-dessus du but (53’). Les Canaris tentent malgré tout de créer le jeu et se procurent quelques points chauds, notamment avec une frappe de Keserü (54’). Nantes peine un peu à l’heure de jeu et les attaques sont rares. Le jeu reste assez équilibré mais le temps passe et les jaunes et verts ne reviennent pas au score. Malgré les apports de Pieroni puis de Rossi, le FCNA ne trouve pas la faille et il faut dire que physiquement, les jaunes et verts sont près de la limite ce soir. Les Canaris n’approchent plus vraiment du but adverse et il faudra attendre la fin de partie pour retrouver des Nantais entreprenants. Tout d’abord à la 79e minute lorsque sur un coup franc, Koller dévie de la tête et le ballon passe juste au-dessus du but monégasque ! (79’). Les Nantais y croient jusqu’au bout mais Koller sauve sur sa ligne la dernière tentative nantaise de Diallo (92’). Le Malien se débarrasse de Roma et frappe dans un angle fermé. Koller revenu de nulle part donne la victoire à son équipe ! Nantes manque l’occasion de réaliser une excellente opération au classement. Espérons simplement que les hommes de Der Zakarian n’auront pas à le regretter. Place à la trêve internationale avant un retour capital dans quinze jours face à Sedan (1er avril à 14h).

L1 / 29eme journée
MONACO - NANTES : 2-1

Stade Louis II
9 718 spectateurs
Temps doux
Pelouse en bon état
Arbitre : M. Malige

Buts : D. Perez (34eme), Givet (43eme) pour Monaco - Da Rocha (13eme) pour Nantes

Avertissements : Bolivar (44eme), Monsoreau (56eme), J. Leko (79eme), Cufré (85eme) pour Monaco – Das Neves (52eme), Vainqueur (67eme) pour Nantes

Expulsion : Aucune

Reynald MAILLOT,
Avec la participation d’Emmanuelle HINGANT

Nantes, le 18/03/2007

16/03/2007 - L1 / 29e journée : Monaco - Nantes

L’enjeu du match :

Le FC Nantes semble enfin avoir pris la mesure de l’objectif qu’il s’est fixé. En effet, les supporters nantais sont désormais en droit de croire en leurs chances de maintien après que les Canaris ont vaillamment renoué avec le succès sur leur pelouse. Ainsi, en s’imposant contre Nancy le week-end dernier, les joueurs nantais ont non seulement réussi à empêcher les Lorrains de s’imposer pour la première fois en déplacement cette saison, mais ils ont surtout démontré à leurs supporters que ce club qui leur est cher n’est pas perdu.

D’ailleurs, pour retrouver la trace d’une deuxième victoire consécutive en championnat cette saison, il faut remonter au 13 janvier ou les Nantais s’étaient imposés face à Nice (1-0) après avoir infligé une claque aux Toulousains (0-4) juste avant la trêve. Dans cette saison bien sombre, le paysage du FCNA s’éclaircissait quelque peu avant que la situation ne se dégrade de nouveau. Nantes doit donc désormais travailler à stabiliser les rares périodes fructueuses qu’il connaît. Le contexte n’est plus le même à 10 journées de la fin du championnat qu’au début du mois de janvier, où une rémission rapide et pérenne restait envisageable grâce aux arrivées conjuguées de Barthez et de Pieroni. Malheureusement pendant que Barthez retrouvait un niveau de jeu proche de celui qu’il avait durant le mondial, l’attaquant belge faisait figure d’étoile filante avec des débuts réussis et une lente régression le conduisant directement sur le banc des remplaçants. A l’heure actuelle, la situation du FCNA a donc peu évolué puisque le club occupe toujours une position de reléguable plutôt encombrante.

Mais la mobilisation des troupes du duo Der Zakarian-N’Doram semble porter ses fruits au vu des derniers résultats. Afin de poursuivre sur cette lancée, les Ligériens devront se déplacer à Monaco dans le cadre de la 29ème journée de ligue 1. Un déplacement périlleux où les coéquipiers de Mauro Cetto devront montrer qu’ils ne craignent pas de voyager, même en Principauté. Si l’arrière garde nantaise affiche une solidité défensive qui puisse rassurer suffisamment le reste de l’équipe, les joueurs seront plus facilement enclins à faire le jeu et à se procurer des occasions. A plusieurs reprises cette saison, le FCNA a éprouvé des difficultés à rentrer dans son match alors que les fins de mi-temps ont plutôt été à son avantage. C’est donc sûr de ses bases arrières que le FC Nantes parvient à être plus entreprenant lors des phases offensives. C’est sans nul doute la clé du match côté nantais. Si Nantes ne cède pas à la pression en début de rencontre, la suite devrait tourner à l’avantage des jaunes et verts. Côté monégasque, après un début de saison prudent où les protégés de Laurent Banide demeuraient prudents, voire frileux, il semble que cette tendance s’inverse en cette fin de saison. « On a pris des risques et ça s’est avéré payant », expliquait d’ailleurs l’entraîneur de l’ASM à l’issue du match contre Toulouse. Il faudra donc se méfier de l’allant manifesté par les joueurs de la Principauté lors des dernières rencontres.

Enfin, les confrontations entre les deux clubs à Louis II plaident en faveur de Monaco puisque les Nantais ne comptent que 6 victoires sur les 39 rencontres qui ont opposé les deux équipes en terre princière. Il est donc temps de combler ce retard. Commencer dès samedi serait de bon augure pour la suite.


Le FCNA face à son adversaire :

ASM :
Forme du moment : une victoire au Mans suivie de deux matchs nuls, l’ASM semble s’installer définitivement dans le ventre mou du classement.
En hausse : le duo Piquionne-Koller fonctionne de mieux en mieux et constitue une des meilleures paires d’attaquants de ce championnat.
En baisse : l’équipe a beaucoup de mal à passer par les ailes et à multiplier les centres propices à la taille de Jan Koller. En bloquant les couloirs et en comptant sur une bonne prestation de Faé et Saïdou dans l’axe, Nantes à des chances d’empêcher les attaques monégasques de se développer.

FCNA :
Forme du moment : Nantes a confirmé un mieux-être apparent au gré des qualifications en Coupe de France. Il faut continuer à prendre des points car la fin de calendrier n’est pas à notre avantage.
En hausse : Diallo et Faé ont été les deux hommes de la soirée face à Nancy. A force de se reposer sur Payet, Cetto et Barthez pour tirer l’équipe vers le haut, on avait fini par désespérer du réveil tant attendu de ces deux joueurs.
En baisse : Nantes se trouve toujours dans la zone rouge et il faut impérativement en sortir rapidement.

Arnaud FROGER
Avec la participation d’Emmanuelle HINGANT
Nantes, le 16/03/2007

11/03/2007 - L1 / 28e journée : Nantes 2-1 Nancy

Deuxième victoire consécutive du FC Nantes qui revient dans la course au maintien. En effet, les Canaris de Michel Der Zakarian se sont imposés dans le duel les opposant à Nancy. Dans un match agréable, les jaunes et verts décrochent les trois points de la victoire sur le score de 2-1. C’est Mamadou Diallo qui a ouvert le score (34’) avant de voir l’égalisation rapide de Nancy par Brison (38’). Nantes a obtenu sa victoire sur un superbe but de Faé en seconde période (75’). Avec ce deuxième succès consécutif, les jaunes et verts font un pas vers la 17e place et le plein de confiance. La Beaujoire y croit à nouveau.

Nantes se relance dans la course au maintien

Nantes entrait sur la pelouse de la Beaujoire avec beaucoup de pression. En effet, la défaite serait difficile à accepter pour les Canaris qui se verraient distancés au classement. De plus, la Beaujoire ne réussit plus au FC Nantes, tétanisé devant son public. Et l’impératif du résultat semble avoir noué les velléités des joueurs ces derniers matchs. L’antre nantais fait désormais plus peur à ses propres joueurs qu’aux adversaires.

Le début de la partie laisse apparaître une physionomie peu valorisante pour les joueurs de Michel Der Zakarian. En effet, Nantes émet des difficultés à entrer dans la partie et à poser son jeu. C’est même d’ailleurs les Nancéiens qui se montrent les plus adroits balle au pied à l’image d’une frappe de Brison qui passe à gauche du but nantais (2’). La pression adverse est accentuée par une nouvelle frappe signée cette fois-ci Gavanon qui récupère un bon centre en retrait. Mais le joueur ne peut que voir son tir s’envoler dans les tribunes du stade de la Beaujoire (3’). Un début de partie délicat donc pour les jaunes et verts qui apparaissent pour la première fois sur un contre lorsque Da Rocha transmet pour Keserü. L’attaquant roumain centre pour Diallo mais Damien Gregorini veille et empêche le Malien de reprendre (6’). Nancy continue à malmener les Canaris avec un tir de Berenguer qui fonce dans le petit filet (9’). Les jaunes et verts ne parviennent pas à prendre le contrôle de la partie et doivent à nouveau repousser une frappe de Dia (12’). Les hommes de Michel Der Zakarian tentent de reprendre l’initiative et reviennent légèrement dans la partie. La première frappe nantaise est à mettre à l’actif de Claudiu Keserü qui ne cadre malheureusement pas (18’). Malgré le retour du FCNA dans le match, Nancy reste menaçant avec Fortuné qui manque sa frappe sur un contre (23’). A la demi-heure de jeu, Nantes s’installe enfin dans le camp adverse, profitant d’une mauvaise passe nancéienne. Ainsi, la maison jaune enchaîne deux corners avant d’inscrire le premier but de la rencontre grâce à une tête de Diallo sur un centre de Saïdou (1-0, 34’). Belle preuve de réalisme pour les Canaris qui marquent sur leur première occasion franche. La joie est de courte durée puisque Jonathan Brison profite d’un cafouillage dans la surface pour inscrire le but égalisateur (1-1, 38’). Nantes répond par une action intéressante à la suite d’un coup franc de Keserü. Pierre n’est pas loin de dévier le but mais c’était sans compter sur la claquette de Gregorini (42’). A la pause, comme contre Sochaux, le score est nul.

Au retour des vestiaires, les Nantais tentent de repartir à l’attaque et de ne pas revivre le début de match. On retrouve donc rapidement les jaunes et verts. Payet transmet sur coup franc en direction de Loïc Guillon qui envoie une tête sur le gardien qui doit se coucher pour éviter le but (47’). Les Nantais semblent désormais vouloir contrôler les débats. Les jaunes et verts vont d’ailleurs se créer une énorme occasion de but : Keserü ouvre pour Diallo qui se débarrasse de Gregorini mais voit son ballon aller mourir sur le poteau (54’). Les Canaris subissent ensuite deux coups francs adverses qui ne donneront rien (57’). La prochaine action des jaunes et verts intervient par l’intermédiaire de Keserü qui frappe plein axe. Mais son ballon s’envole dans les nuages (58’). Nancy réagit à cette bonne période nantaise par une jolie action. Andre Luiz Silva profite d’un centre de Berenguer pour obliger Cetto à sauver in extremis (62’). Nantes pousse, à l’image d’un centre parfait de Guillon que personne ne reprend (63’). Les Nantais tentent de s’approcher chaque minute un peu plus du but adverse. Le duo d’entraîneur nantais choisit Pieroni pour dynamiser l’attaque nantaise en remplacement de Frédéric Da Rocha. Les Ligériens continuent à pousser et leurs efforts sont récompensés à un quart d’heure de la fin. C’est un exploit individuel d’Emerse Faé qui permet au FCNA de reprendre l’avantage. Le milieu nantais perce la défense lorraine, se débarrasse de deux joueurs puis ajuste un tir en pleine lucarne. La Beaujoire s’enflamme (2-1, 73’). Il faudra maintenant tenir jusqu’au bout. Ce ne sera pas facile mais Nantes mène toujours la danse avec Das Neves en bonne position dans la surface. Il n’ose pas tirer et transmet à Pieroni, incapable de reprendre (78’). Nancy tente de marquer en fin de partie mais les Canaris maîtrisent de belle manière les dernières minutes. La tension est importante mais la Beaujoire pousse son équipe et Nantes tient le score jusqu’au coup de sifflet final ! Victoire du FC Nantes qui se rapproche de la 17e place. Un succès qui relance les Canaris dans la course au maintien avant les résultats de Paris et Sedan demain.

L1 / 28eme journée
NANTES - NANCY : 2-1

Stade de la Beaujoire
32 626 spectateurs
Temps beau
Pelouse dans un état moyen
Arbitre : M. Ennjimi

Buts : Diallo (34eme) et Faé (73eme) pour Nantes – Brison (38eme) pour Nancy

Avertissements : Saïdou (60eme) pour Nantes – Berenguer (57eme), Andre Luiz Silva (64eme) et Brison (84eme) pour Nancy

Expulsion : Aucune

Reynald MAILLOT,
Avec la participation d’Emmanuelle HINGANT
Nantes, le 11/03/2007

09/03/2007 - L1 / 28e journée : Nantes - Nancy

Enjeu du match :

Nantes n’avait pas réussi une telle semaine depuis bien longtemps. Après avoir arraché aux tirs au but une qualification contre Sedan en Coupe de France, les Ligériens sont en effet allés l’emporter à Sochaux, dans ce match de la peur qui aurait très bien pu sceller notre destin en ligue 2 en cas de faux-pas. Décidément les Nantais peuvent encore nous surprendre. La plupart de ceux qui avaient assisté aux deux rencontres de Coupe de France où se sont illustrés Nantais et Sochaliens avaient prédit notre chute en terre montbéliarde. Mais il n’en est rien et mieux encore, les Canaris peuvent se targuer d’avoir réalisé une prestation de qualité.

L’espoir renaît donc dans la Cité des Ducs de Bretagne et le combat pour le maintien se poursuit après cette semaine presque parfaite. Afin d’entretenir cette nouvelle dynamique, le duo Der Zakarian-N’Doram doit désormais travailler à maintenir le niveau de jeu de l’équipe entrevu à Sochaux. Un peu de stabilité ne ferait pas de mal aux Nantais qui jusqu’à présent, ont eu plus de succès à briser les cercles vertueux qu’à les prolonger. La régularité et l’enchaînement des bonnes prestations sont donc clairement les enjeux du match de ce week-end où les jaunes et verts auront pour mission de renvoyer les Nancéens en Lorraine sans leur laisser le moindre petit point. En effet, le FC Nantes accueille l’AS Nancy Lorraine pour le compte de la 28ème journée de Ligue 1. L’effectif de Pablo Corea est plutôt restreint, mais l’équipe s’appuie sur un collectif redoutable et très bien orchestré par les joueurs cadres que sont Bracigliano, Diakhaté, Kim ou encore Fortuné… En règle générale, l’équipe produit un jeu très ouvert et résolument porté vers l’avant. Incisifs et créatifs, les milieux distillent d’excellents ballons à leurs attaquants qui usent des courses croisées qu’ils multiplient. L’équipe base donc essentiellement son jeu sur la vitesse et des courses en rafale.

Le FCNA aura donc à faire preuve de prudence sur sa ligne défensive. L’arrière-garde nantaise devra opérer un arbitrage entre jouer assez bas, ce qui limiterait les risques de se faire prendre de vitesse mais qui désarticulerait notre collectif déjà fragile, et jouer assez haut le hors jeu, bien en ligne, mais ceci constitue une tactique dangereuse qu’il convient de maîtriser pour éviter de procurer une surcharge de travail de travail à notre gardien. Entre risque et prudence, Nantes a souvent opté pour le second choix cette saison. A raison ou à tord, il ne faudra de toute façon se débrider pour reconquérir le public désenchanté de la Beaujoire.

Le FCNA face à son adversaire :

FCNA :
Forme du moment : l’essentiel aujourd’hui pour les Canaris est d’avoir relevé la tête après six matchs sans succès. Qualifié mardi dernier pour les demi-finales de la Coupe de France après un match au bout du suspense sur la pelouse de Sedan, Nantes a remis ça dimanche à Sochaux (2-1).
En hausse : Payet, Barthez et Keserü sont actuellement les trois joueurs qui tirent l’équipe vers le haut. Les récents résultats du FC Nantes dépendent étroitement des performances conjuguées de ces trois joueurs.
En baisse : la difficulté que les Canaris éprouvent à enchaîner les bonnes performances est une lacune constante cette saison. Il faudrait enfin y remédier.

ASNL :
Forme du moment : Nancy est sur la pente descendante dans ce championnat puisque l’équipe pointe désormais à la douzième place (alors qu’elle a longtemps figuré dans le premier tiers du classement lors de la première moitié de championnat) et n’est pas parvenue à gagner un match depuis quatre rencontres.
En hausse : le collectif est bien huilé et l’équipe n’a plus grand chose à espérer ni à craindre d’ailleurs pour ce qui concerne le championnat. Les Lorrains joueront donc libérés dans l’antre de la Beaujoire et on connaît les dégâts que cela peut engendrer.
En baisse : à la peine depuis l'entame de la phase retour (20ème et seulement 6 points grappillés), les joueurs de Pablo Corea sont en quête d'un premier succès en déplacement. De plus, il semble que l’équipe nancéenne manque de fraîcheur physique à la fin de ses matchs. Une faiblesse que le FC Nantes devrait pouvoir exploiter lui qui est habitué aux rencontres de Coupe qui s’éternisent et aux finishs en trombe.


Les équipes :

FCNA :
Michel Der Zakarian et Japhet NDoram ont communiqué sur le site de Nantes un groupe de 19 joueurs pour la réception de Nancy samedi (28eme journée de L1). Alors que Signorino réintègre le groupe, Savinaud, Ca, Cubilier et Zaïri sont forfaits.
L’équipe qui devrait débuter la rencontre :
Barthez-Cetto-Pierre-Norbert-Signorino-Saïdou-Faé-Da Rocha-Payet-Keserü-Pieroni

Remplaçants : Briant-Heurtebis-Guillon-Das Neves-Rossi-Vainqueur-Diallo-Oliech

ASNL :
Pablo Correa a communiqué sur le site de Nancy le groupe de 18 joueurs pour le déplacement à Nantes. Le groupe est le même que celui face au Mans (1-1). Kim est encore suspendu, quant à Bracigliano et Puygrenier, ils sont blessés.
L’équipe-type :
Grégorini-Sauget-Macaluso-Diakhaté-Chrétien-Gavanon-N’Guémo-Brison-Dia-Curbelo-Fortuné

Remplaçants : Lapeyre-Lécluse-Biancalani-André Luiz Silva-Berenguer-Guerriero-Hadji

Arnaud FROGER
Nantes, le 09/03/2007

05/03/2007 - L1 / 27e journée : Sochaux 1-2 Nantes

Une victoire qui fait énormément de bien. C’est le constat que l’on peut faire après le succès du FC Nantes Atlantique face au FC Sochaux sur le score de 2-1 lors de la 27e journée du championnat de France de Ligue 1. Un succès qui permet aux Canaris de recoller au classement et de reprendre espoir dans la lutte pour le maintien. Les jaunes et verts, à l’issue d’un match ouvert, ont fait preuve pour une fois de réalisme. C’est Payet et Keserü qui ont inscrit les deux buts de la victoire. Nantes reste 19e, mais gagne deux points sur le premier non reléguable Valenciennes. Retour sur une soirée qui fait du bien au moral.

Une victoire indispensable

L’enjeu de la partie était grand pour chacune des deux équipes. En effet, si Sochaux prenait les trois points, la 3e place était à eux. Au contraire, cela impliquerait pour le FCNA de devenir lanterne rouge. Les hommes de Michel Der Zakarian se devaient donc de se rapprocher des concurrents directs et de profiter de la défaite du PSG contre Sedan (2-0) et du nul de Valenciennes (0-0).
Le début de la partie laissait apparaître des Nantais rapidement en difficulté. En effet, les Sochaliens sont bien présents et laissent peu de possibilités à leurs adversaires d’un soir. Inspiré, Isabey lance Alvaro Santos (8’) qui manque sa frappe. Nantes subit le début du match à l’image d’une frappe cadrée de Dagano (13’) qui oblige Barthez à sortir le grand jeu. La domination est sochalienne comme le confirme les statistiques : 70 % de possession de balle pour les Doubistes. Il faut attendre la 16e minute pour voir Nantes se montrer un peu dangereux. Da Rocha se bat pour transmettre à Diallo. L’attaquant malien frappe mais le drapeau du hors-jeu se lève. Un hors-jeu d’ailleurs imaginaire, le deuxième contre Nantes. Le FCNA subit toujours mais va marquer contre le cours du jeu grâce à un Dimitri Payet en verve. Dans un raid solitaire, le Réunionnais se débarrasse de deux Sochaliens pour ajuster une magnifique frappe. Richert ne peut que pousser la balle dans son camp (1-0, 22’). Sochaux réagit rapidement avec une frappe de Birsa qui passe au-dessus (28’). Depuis le but, les jaunes et verts reviennent un peu dans la partie et sont moins en difficulté. Pourtant, sur un contre, Saïdou fauche Pitau dans la surface, obligeant l’arbitre à indiquer le point de penalty. La transformation est signée Alvaro Santos (1-1, 33’). La fin de la période est plus calme. A la mi-temps, le score est nul (1-1).

Au retour des vestiaires, c’est Sochaux qui se crée une occasion. Dagano réceptionne un bon ballon dans l’axe pour frapper au-dessus (46’). Nantes réagit quelques instants plus tard lorsque Payet lance d’une superbe passe Claudiu Keserü. L’attaquant roumain n’est pas en position de hors-jeu et prend son temps puisqu’il est seul. Le Roumain gagne son duel sans trembler et inscrit le but de la victoire (2-1, 50’). Ce sera long, c’est ce que doivent penser N’Doram et Der Zakarian sur le banc. Le FC Sochaux réagit par l’intermédiaire de Pitau qui frappe un boulet de canon au-dessus de la transversale de Barthez (54’). Le but a eu don de motiver les Nantais qui luttent corps et âme pour le maintien du score. Fabien Barthez y participe beaucoup lorsqu’il exécute un superbe arrêt, digne des plus grands sur une très bonne frappe de Ziani (67’). Les Nantais ripostent à cette balle quasi d’égalisation avec un très bon contre. Saïdou centre pour Payet qui voit sa frappe stoppée par Richert (69’). Sochaux tente de revenir dans la partie par de nombreuses offensives, mais plus le temps passe, moins le FC Sochaux est précis. Les erreurs de passes sont nombreuses côté sochalien et profitent aux jaunes et verts. Les Canaris tiendront le score jusqu’au bout ! Victoire nantaise qui fait un grand bien et permet aux Canaris de continuer à croire au maintien. Les Sochaliens ont bien joué mais ont manqué de réalisme dans le dernier geste. Ils méritaient peut-être le nul ce soir. Mais grâce à une solidité défensive en fin de match, les hommes de Der Zakarian ont tenu un score peu contesté dans les dernières minutes. Nantes obtient trois points de ce déplacement et doit immédiatement se reconcentrer pour affronter Nancy la semaine prochaine. Les deux victoires de la semaine (Sedan mercredi et Sochaux dimanche) doivent y contribuer.

L1 / 27eme journée
SOCHAUX - NANTES : 1-2

Stade Auguste Bonal
14 665 spectateurs
Temps doux
Pelouse très mauvaise
Arbitre : M. Jaffredo
Buts : A. Santos (34eme, sp) pour Sochaux – Payet (23eme) et Keserü (51eme) pour Nantes

Avertissements : Pichot (42eme) pour Sochaux - Faé (35eme) Guillon (44eme) pour Nantes

Expulsion : Aucune

Reynald MAILLOT,
Avec la participation d’Emmanuelle HINGANT
Nantes, le 05/03/2007

02/03/2007 - L1 / 27e journée : Sochaux - Nantes

Enjeu du match :

C’est forts d’une qualification en demi-finale de la Coupe de France vaillamment obtenue à Sedan, que les joueurs nantais vont pouvoir se présenter, les jambes un peu moins lourdes, à Sochaux pour le compte de la 27ème journée de Ligue 1. Les Canaris ont dû mener un combat de longue haleine pour battre les Sangliers ardennais qui se sont finalement inclinés devant le talent de l’incontournable Fabien Barthez. Cependant la parenthèse se referme pour un bon moment puisque les demi-finales n’auront lieu que le 17 avril. D’ici là, la situation du FCNA se sera certainement précisée en championnat puisque les jaunes et verts auront disputé la moitié des matchs restant à jouer.

En effet, une série de six matchs en championnat s’ouvre pour le FC Nantes avant de se prendre à rêver du Stade de France. Le premier d’entre eux se tiendra ce dimanche au stade Bonal où les Canaris auront pour tâche de ramener des points de l’antre des Lionceaux sochaliens. Retour donc à la triste réalité de ce championnat où les coéquipiers de Mauro Cetto sont toujours englués dans la zone de relégation. Pour s’en sortir, il faudra faire mieux encore que les prestations en Coupe de France. Celles-ci ne doivent pas nous berner puisque les deux derniers scénarios ont montré que le FC Nantes version 2006/2007 n’agit pas, il réagit. Piqués au vif contre Sedan, les Nantais s’en sont allés égaliser dans la minute suivante. En revanche, dès qu’il a fallut prendre des initiatives pour aller faire la différence, les Nantais ne se sont que très rarement employés, préférant défendre prudemment et évoluant le plus souvent en contre-attaque. On ne peut nier que cette stratégie ait été payante pour des matchs qui ressemblent à des courses de vitesse (en Coupe de France), mais dès qu’il s’agit d’une course de fond (en championnat), il n’en est pas de même. Et à vouloir jouer la prudence, Nantes a été battu plus d’une fois. Les joueurs doivent prendre leurs responsabilités et leur destin en main pour se sortir de cette situation. Il faut attaquer pour marquer. Cela implique plus de prises d’initiative, de mouvements, de la vitesse dans l’exécution, et enfin plus de tentatives devant le but. Sur ce dernier point on ne peut pourtant pas reprocher au Nantais de ne pas avoir tenté leur chance face à Sedan. Mais malheureusement, les frappes étaient hésitantes et trop souvent le résultat de percées individuelles (Diallo, Payet, Keserü). Der Zakarian et N’Doram reprochent aux joueurs nantais de ne pas jouer sur les côtés, mais on en connaît désormais les raisons : Payet revenait dans une position plus axiale à mesure que Da Rocha jouait un rôle de milieu récupérateur, ce qui laissait de véritables boulevards dans les couloirs. Des opportunités que nos latéraux n’ont pas eu la bonne idée de saisir !

En ce qui concerne Sochaux, on a pu voir face au PSG (certes amputé de nombreux titulaires), combien elle était une des équipes en forme de ce championnat. Un jeu léché en passes courtes, plein de spontanéité et porté vers l’avant, à faire rougir ceux qui ont connu le jeu à la nantaise. Perrin semble avoir laissé son empreinte sur le jeu sochalien au point que cette équipe, dont certains l’auraient bien vu non loin de la zone rouge en début d’exercice, figure désormais à la 4ème place de ce championnat.

Il faudra donc faire un gros match dans le Doubs pour que Nantes puisse espérer bouger cette équipe sochalienne. On peut espérer que les Nantais (dirigeants et joueurs) étaient devant leur poste de télévision mercredi soir pour repérer les failles de cette équipe de Sochaux. Ils en auront sans doute conclu que c’est dans la canalisation de leurs deux feux follets Isabey et Ziani que réside pour une large part un succès en terre montbéliarde. Espérons en tout cas que la stratégie adoptée portera ses fruits. Côté chiffre, là encore ils sont à l’avantage des Doubistes, puisque lors de ses cinq derniers matchs au stade Bonal, le FC Nantes s’est incliné quatre fois pour seulement une victoire (en 2001).

Le FCNA face à son adversaire :

FC Sochaux-Montbéliard :
Forme du moment : les Sochaliens sont actuellement en pleine bourre. En effet, avant de se débarrasser du PSG en Coupe de France, ils avaient bien failli l’emporter à Lyon où ils ont finalement concédé le match nul (3-3). Enfin lors de leur dernier match à domicile, ils n’ont pas laissé la moindre chance au Mans en s’imposant facilement 2-0.
En hausse : un milieu de terrain équilibré avec deux animateurs sur les côtés (où Leroy, Ziani et Isabey se relaient) et deux milieux axiaux qui ratissent le plus de ballons possibles (Pitau, N’Daw, Birsa et Sène occupant tour à tour ces postes). Par ailleurs le gardien sochalien T. Richert réalise une saison de tout premier plan, faisant de lui l’un des meilleurs gardien de Ligue 1.
En baisse : si Teddy Richert tient d’une main de fer sa défense, on ne peut pas dire qu’il soit toujours aidé par ses défenseurs. En effet, lors des offensives parisiennes en Coupe de France, les latéraux sochaliens (Pichot et Bréchet) ont souvent été mis en difficultés par les percées de Rothen et de Diané lorsqu’il est rentré.




FCNA :
Forme du moment : à cinq points du premier non reléguable, tous les matchs deviennent cruciaux pour le FCNA. La coupe aura eu le mérite d’éclaircir ce sombre tableau. Avec deux défaites et trois matchs nuls sur les cinq dernières rencontres en championnat, Nantes doit impérativement engranger plus de points pour rester dans la course au maintien. Mais pour gagner, il faut nécessairement marquer et donc attaquer…
En hausse : saluons une nouvelle fois la prestation de Barthez qui semble avoir retrouvé son meilleur niveau ainsi que celle de Keserü qui s’est illustré en inscrivant quatre buts en cette année 2007.
En baisse : même si la peur de mal faire pousse les joueurs à la prudence, il semble que tout le monde ne se sent pas investi, notamment dans les phases offensives. Contre Sedan, dès que le FCNA parvenait, après une longue course contre le vent, à récupérer le ballon, trop peu de joueurs se sentaient concernés pour mener une attaque collective. Bilan, jamais on a vu Guillon ou Das Neves prendre leurs couloirs.

Arnaud FROGER,
Avec la participation d'Emmanuelle HINGANT
Nantes, le 02/03/2007

27/02/2007 - CDF / Quart de finale : Sedan 1-1 Nantes (5-6 TAB)

Nantes obtient sa qualification à l’arrachée face à Sedan pour le compte des quarts de finale de la Coupe de France, édition 2006-2007. Les jaunes et verts ont dû batailler jusqu’aux tirs aux buts où après cinq frappes réussies de chaque côté, le Sedanais Marin n’a pu maintenir le cap face à l’arrêt de Fabien Barthez. Frédéric Da Rocha, en concrétisant l’ultime tir de la soirée, propulse le FCNA en demi-finale de la Coupe. Cette qualification est de bon augure pour le moral des troupes avant d’aborder un match délicat dimanche à Sochaux.

Barthez qualifie Nantes au terme d’un match intense

Le match présentait un enjeu important : une qualification en demi-finale de la Coupe de France. Le duel opposait ce soir les deux dernières équipes du championnat de France de Ligue 1. Malgré l’importance du maintien en championnat, les deux formations affichaient leurs ambitions d’entrée : la Coupe ne sera pas délaissée pour autant. Les entraîneurs ayant mis en place leurs équipes type.

Le début de la partie est tonitruant avec deux équipes qui imposent un rythme très élevé. Les occasions pleuvent presque autant que la pluie sur le stade. Dès la 3e minute de jeu, Claudiu Keserü s’illustre par une frappe très puissante des 20 mètres plein axe, un tir capté par le gardien sedanais, Stéphane Trévisan. Diallo suit la dynamique imposée par Keserü et exécute une nouvelle tentative. Le malien récupère la balle sur une erreur de Sartre et en profite pour ajuster Trévisan, aux aguets (6’). L’intensité est le maître mot des premières minutes. Sedan se montre lui aussi dangereux par un centre de Ducourtioux (11’) qui ne donne rien. Un instant plus tard, Amalfitano centre pour la tête de Pujol qui ouvre la marque à bout portant (12’, 1-0). Les Nantais prennent un coup au moral mais répondent immédiatement au but sedanais par l’intermédiaire de Keserü. Le Roumain réceptionne un mauvais renvoi des Sangliers pour se placer en position de frappe. Son tir est dévié et termine au fond des buts (13’, 1-1). Le match est définitivement lancé. Les deux formations peuvent prendre l’avantage à tout moment, notamment Sedan sur un centre en retrait très dangereux de Belhadj à la suite d’une bonne séquence ardennaise (18’). Les offensives se multiplient des deux côtés. Belhadj frappe sur Barthez (22’), Payet tente lui aussi sa chance d’une timide frappe (28’). Le néo-Lyonnais Belhadj tente un mouvement insolite en jonglant dans la surface. L’attaquant ne peut pourtant armer sa frappe. A la demi-heure de jeu, le match est très agréable avec déjà deux buts et de nombreuses occasions. Nantes et Sedan rivalisent de belle manière. Les deux équipes s’accordent un peu de répit, conséquence d’une baisse du rythme. Cependant, les cinq dernières minutes de la première période redeviennent intenses et sont dominées par les Ardennais qui poussent terriblement. C’est à deux reprises que Sedan met en difficulté la défense des Canaris. Tout d’abord, Pujol s’offre un tir non cadré avant de voir son partenaire Ouadah frapper au-dessus (45’). A la pause, le score est nul.

Au retour des vestiaires, c’est Sedan qui tente de construire des occasions de but. En bonne position à la 53e minute de jeu, Ouadah décoche une frappe en pleine lucarne. C’était sans compter sur le talent de Fabien Barthez qui repousse en corner. Marin suit l’exemple de son partenaire mais manque son tir alors qu’il avait perforé la défense des jaunes et verts (65’). La fin du match est cependant légèrement dominée par les hommes de Der Zakarian et de N’Doram qui jouent désormais plus haut à l’image d’un bon mouvement ponctué par une frappe de Payet (72’). Cela n’empêche pas les Canaris de se faire des frayeurs comme à la 74e minute de jeu quand Boutabout frappe sur la barre. Nantes réplique avec Cetto qui reprend à bout portant un corner. Sa tentative passe cependant au-dessus du but adverse (82’). Oliech percute et se retrouve dans un angle difficile quelques instants plus tard mais le Kenyan parvient à ajuster une belle frappe repoussée par Trévisan (84’). La tension monte à quelques minutes du coup de sifflet. Les Nantais se font d’ailleurs une énorme frayeur à la dernière minute quand Pierre manque une réception, envoyant de peu la balle dans son propre but… La chance sauve pourtant le FCNA qui dispose de 30 minutes supplémentaires pour faire la différence, ou pour partir bredouille de son déplacement.

Les prolongations laissent apparaître deux formations qui commencent à peiner physiquement avec un léger avantage pour les Canaris, plus à l’aise en cette fin de partie. Les occasions sont moins franches mais chaque formation sait qu’un contre peut réduire à néant l’espoir d’une qualification. On retrouve Mamadou Diallo qui ponctue une bonne séquence de jeu par une frappe timide (98’). Au début de la seconde période des prolongations, Amalfitano oblige Barthez à être vigilant pour capter la balle (105’). On dénombre quelques tentatives de part et d’autre mais les tirs aux buts sont inévitables et arrivent tout naturellement.

La séance fatidique devra donc décider du sort de la partie. Un moment stressant pour les deux équipes qui après tous les efforts fournis craignent de quitter le terrain la tête basse. Il faudra pourtant un vainqueur qui tarde à se désigner. En effet, les cinq premiers tirs de chaque équipe sont réussis, poussant les deux formations à la mort subite. Et c’est Marin qui tombe face à Fabien Barthez. Frédéric Da Rocha transforme son penalty pour envoyer le FCNA en demi ! La Coupe réussit à Nantes et permet d’oublier le désastreux championnat. Pourtant l’opération maintien continue dès dimanche. La confiance engrangée à Sedan devra se bonifier dans les jours à venir.

Coupe de France / Quarts de finale
SEDAN - NANTES : 1-1 (5-6 tab)

Stade Louis-Dugauguez
8 639 spectateurs
Temps nuageux
Pelouse en bon état

Arbitre : M.Bré

Buts : Pujol (13eme) pour Sedan – Keserü (14eme) pour Nantes

Avertissements : Pierre (26eme) et M.Diallo (64eme) pour Nantes

Expulsion : Aucune

Reynald MAILLOT,
Avec la participation d’Emmanuelle HINGANT
Nantes, le 27/02/2007

27/02/2007 - CDF / Quart de finale : Sedan - Nantes

Enjeu du match :

Apathique durant la totalité de la partie ou presque face à Auxerre, Nantes a fini par arracher le point du match nul. « C’est plus le point du désespoir que celui de l’espoir », confiait Emerse Faé à l’issue de la rencontre. Un pas supplémentaire vers la Ligue 2 qui amenuise encore un peu plus, journées après journées, nos chances de sauver notre tête parmi l’élite du football français. Inhibés et inertes, les joueurs creusent eux-mêmes leur tombe sans que personne ne se sente plus dérouté que cela. Une prestation qui n’était même pas digne d’un match de Ligue 2. On pourrait facilement faire un réquisitoire contre l’ensemble des acteurs de cette maudite soirée, mais il faut faire une parenthèse, le temps peut-être de respirer un peu lors du quart de final de Coupe de France que s’apprête à disputer le FCNA ce mardi à 17 h.

En effet, s’il est bien une compétition qui entretient un semblant d’espoir durant cette saison, c’est certainement cette Coupe de France où le FC Nantes se trouve à deux matchs d’une finale au Stade de France. Nantes fera donc le déplacement à Sedan mardi en fin d’après-midi afin d’oublier un peu les tracas liés à cette saison catastrophique. Un match qui devrait servir d’exutoire aux deux derniers clubs de Ligue 1. Cette fois pas d’excuse, les Nantais pourront prouver aux yeux des spécialistes du football ce qu’ils valent face à un club qui lutte comme lui en championnat pour ne pas descendre à l’étage du dessous. Pas de raison de se mettre une pression inutilement, celle-ci minant déjà largement nos performances en championnat. Un match que l’on peut donc résolument espéré plus ouvert et d’une qualité supérieure aux prestations qu’offrent actuellement les jaunes et verts. Autre raison d’y croire, le FCNA a toujours entretenu un rapport privilégié avec cette compétition. Remportant sa première Coupe de France en 1979 (après trois échecs en finale précédemment) grâce à Henri Michel, le club nantais a ensuite disputé deux finales (en 1983 et 1993) avant de reconquérir de nouveau le trophée à deux reprises en 1999 (contre Sedan d’ailleurs) et l’année suivante face à Calais. En tout, le FCNA compte donc huit finales de Coupe de France à son palmarès dont trois qui se sont achevées par un succès.

Da Rocha sera mardi le seul rescapé des joueurs ayant participé à la finale remportée face à Sedan en 1999. Ce club a lui aussi une histoire particulière avec cette coupe qui lui réussit plutôt bien. Mais les Ardennais n’en compte que deux (1956 et 1961) et on espère que Nantes mettra tout en œuvre mardi, pour conserver un palmarès plus prolifique que son adversaire dans cette compétition.

Le FCNA face à son adversaire :

CS Sedan-Ardennes :
Forme du moment : Sedan est actuellement en plein reconquête pour son opération maintien. Les Ardennais ont fait forte impression en allant s'imposer à Rennes 2-0. Sur les quatre derniers matchs, Sedan est notamment allez s'imposer deux fois à l'extérieur (à Rennes et Monaco).
En hausse : après s'être débarrassés notamment de Libourne Saint-Seurin et de Calais lors des tours précédents, et entamé un cycle vertueux en championnat, les hommes de José Pasqualetti comptent bien poursuivre leurs efforts dans cette voie. Il faudra par ailleurs surveiller de près l'ancien Canari Gregory Pujol, qui s'est illustré comme l’un des joueurs les plus en vue de Sedan cette saison. Avec son compère Job, ils forment un duo d'attaquants déjà auteur de 14 buts en championnat à eux deux pour le CSSA cette saison.
En baisse : l'effectif ardennais est sans doute l'un des plus pauvres de Ligue 1 et on peut toujours mettre en doute la capacité des Sangliers à enchaîner les matchs sur plusieurs tableaux. Par ailleurs, l'équipe est très jeune et les espoirs d'une saison réussie reposaient sur l'éclosion de tous ces talents. Malheureusement, la plupart d'entre eux n'ont pas encore pris la mesure d'une saison au plus haut niveau. C'est une donnée à prendre en compte dans ce genre de match où l'expérience fait bien souvent la différence.

FCNA :
Forme du moment : incapables de s'imposer depuis six rencontres en championnat, les joueurs nantais sont au bord du gouffre. Mais cela ne les a pas empêché d'aller chercher une qualification in extremis à Lille pour les quarts de finale de la Coupe de France. Une qualification en demi-finale pourrait avoir des retombées positives en championnat.
En hausse : on peut saluer les performances actuelles de Fabien Barthez sans qui le FCNA n'aurait pas pu espérer les points cumulés des récents matchs nuls. Souvent mis à mal par les approximations de sa défense, le divin chauve est en passe de retrouver son meilleur niveau. Son apport psychologique et l'affirmation progressive de son comportement de leader au sein du groupe nantais pourrait faire de lui un des hommes clés de cette rencontre de coupe.
En baisse : l'animation offensive et le collectif sont deux notions qui semblent actuellement perdre leur sens du côté de la Jonelière. Ajouté à cela que notre attaque demeure quasiment stérile sur les rares occasions qui sont à mettre à l'actif le plus souvent de coups de pied arrêtés.

Les équipes :

CS Sedan-Ardennes :
José Pasqualetti a communiqué sur le site de Sedan les 16 joueurs retenus pour recevoir Nantes mardi (quarts de finale de la Coupe de France). Yahia est forfait, Jau et Mokaké n'ont pas été retenus. Maurice-Belay retrouve le groupe.
L’équipe de départ :
Trévisan-Lachor-Sartre-Badiane-Ducourtioux-Amalfitano-Belhadj-Marin-Ouadah-Job-Pujol

Remplaçants : Babikian-A.Cissé-Abdou- Maurice-Belay -Boutabout

FCNA :
Michel Der Zakarian et Japhet N’Doram ont communiqué sur le site de Nantes les 17 joueurs retenus pour se déplacer à Sedan mardi. Payet, Das Neves, Cetto, Oliech réintègrent le groupe. NDy Assembe a lui aussi été retenu en cas de forfait de Barthez. Par contre, Pieroni, Capoue et Dimitrijevic n’ont pas été retenus et les blessés que sont Savinaud, Cubilier, Signorino, Zaïri et Norbert ne feront pas non plus partie du voyage.
L’équipe au coup d’envoi :
Barthez-Das Neves-Pierre-Cetto-Guillon-Saïdou-Faé-Da Rocha-Payet-Oliech-Keserü

Remplaçants : Heurtebis-Ndy Assembe- El-Mourabet -Vainqueur-Rossi-Diallo

Arnaud FROGER,
Avec la participation d’Emmanuelle HINGANT
Nantes, le 27/02/2007

24/02/2007 - L1 / 26e journée : Nantes 1-1 Auxerre

Nantes obtient le point du match nul face à Auxerre sur le terrain de la Beaujoire pour le compte de la 26e journée du championnat de France de Ligue 1. Les hommes de Der Zakarian tire un résultat correct qui ne comble pourtant pas l’immense écart qui sépare désormais le FC Nantes du premier non reléguable. En effet, les jaunes et verts ne pouvaient pas se permettre un match nul ce soir. Mais il faudra faire avec, les Nantais ayant même été proches de la défaite durant cette partie. En cause la prestation du club, catastrophique. La maison jaune reste en grandes difficultés car les principaux concurrents au maintien ont remporté leurs duels. Retour sur ce Nantes – Auxerre.

Un nul qui n’arrange rien

Dès le début de la partie, les lacunes du FC Nantes Atlantique se révèlent très rapidement. Le dispositif nantais semble mal à l’aise face aux Auxerrois et les Canaris ne parviennent pas à s’approcher véritablement du but adverse. Les Nantais sont sans vies dans cette première période et le jeu proposé est soumis à de nombreuses critiques. C’est donc logiquement Auxerre qui prend les devants. Des bourguignons opportunistes qui inscrivent le premier but de la partie à la 19e minute de jeu, lorsque Jellen déborde côté droit pour centrer en direction de la tête de Benoît Cheyrou qui termine au fond des filets (1-0). La Beaujoire prend un sévère coup au moral et la réaction des joueurs se fait attendre. Les sifflets se font largement entendre et si défaite il y a ce soir, Nantes sera en très mauvaise posture. Auxerre continue pourtant à diriger les débats avec Niculae qui se présente seul face à Fabien Barthez pour tenter le break. Le gardien veille pourtant et détourne en corner (38’). Le FC Nantes se crée sa première véritable occasion en toute fin de mi-temps. Suite à une séquence bien huilée, Frédéric Da Rocha se retrouve en position de frappe. Un tir stoppé par Sorlin (45+1’). Les Canaris rentrent aux vestiaires sous les sifflets, l’heure est grave.

Le début de la seconde période laisse apparaître une physionomie similaire même si Nantes revient légèrement dans la partie. Les hommes de Der Zakarian n’ont plus vraiment le choix et doivent tout donner. Il faudra attendre pourtant la 75’ minute de jeu pour la délivrance. Claudiu Keserü marque sur coup franc d’une frappe que personne ne touche. L’égalisation est là, et c’est l’essentiel. Ce renouveau psychologique permet au FCNA de mieux terminer la partie mais toujours sous la pression de l’AJA. L’arbitre siffle la fin du match sous la bronca du public.

Nantes est dans une situation plus que critique ce soir. Tous ses rivaux ont gagné et le premier non reléguable est le PSG (17e avec 28 points) qui n’a pas encore joué son match… Nantes n’a plus le choix. La victoire devient presque vitale aujourd’hui et un gros morceau attend le FCNA : Sochaux dimanche prochain. Les matchs qui arrivent seront décisifs pour l’avenir du club en L1. Michel Der Zakarian veut pourtant encore y croire et je tiens à terminer ce compte-rendu sur ses paroles : « On a souffert énormément. Les joueurs étaient inhibés et pas bons techniquement. On était en retard sur tous les ballons et incapables d'enchaîner trois passes. Du coup, c'est difficile de les mettre en danger. Il nous manquait pas mal de monde mais les joueurs n'aiment pas jouer à domicile, ils ont peur de mal faire. Il ne faut pas lâcher. On n'est pas morts. C'est vous qui nous voyez en L2. Nous, on y croit. »

L1 / 26eme journée
NANTES - AUXERRE : 1-1

Stade de la Beaujoire
25 000 spectateurs
Temps pluvieux
Pelouse grasse

Arbitre
M.Kalt : 6

Buts : Keserü (76eme) pour Nantes - Be.Cheyrou (19eme) pour Auxerre

Avertissements : El-Mourabet (32eme), Ca (56eme) pour Nantes – Sorin (45eme) pour Auxerre

Expulsion : Aucune

Reynald MAILLOT
Nantes, le 24/02/2007

24/02/2007 - L1 / 26e journée : Nantes - Auxerre

Enjeu du match :

Appelés à la mobilisation générale pour ne pas subir un naufrage de plus au Stade Vélodrome, les joueurs nantais sont parvenus à limiter la casse la semaine passée. Pourtant, ce résultat nul obtenu par les Canaris est loin de constituer une performance à la hauteur de l’objectif visé : le maintien.

En effet, le résultat fut acquis dans la douleur, comme en témoigne la transversale après seulement six minutes de jeu, le ballon sauvé sur la ligne par Bocundji Ca, ou encore les nombreuses prouesses de l’homme du match : Fabien Barthez. On ne sera jamais assez reconnaissant aux dirigeants d’avoir fait venir un tel monsieur du football dans notre club, en dépit de leurs nombreuses erreurs commises par ailleurs. Sera-t-il suffisant pour nous sauver de l’inimaginable ? Pas sûr, si l’on analyse attentivement le match face à l’OM. En effet, on a pu constater l’écart qu’il y avait entre un cador de Ligue 1 et un club en difficulté dans ce championnat, tant en matière de conservation du ballon que de capacité à accélérer le jeu et de se procurer des occasions. Sans toutes les raisons invoquées précédemment, il y a de fortes probabilités pour que le FC Nantes eût subi une nouvelle déroute en Championnat vu le nombre d’occasions concédées et la pénibilité avec laquelle les Canaris ont réussi quelques incursions dans le camp marseillais.

Pour mémoire, il n’est pas inutile de rappeler la satisfaction avec laquelle le résultat nul obtenu à Lille avait été accueilli. Le hic c’est que le naufrage face à Valenciennes a eu lieu une semaine plus tard. Nous sommes dans une situation presque similaire puisque le point pris face à Marseille n’aura de valeur que si les Nantais parviennent à en prendre trois face à Auxerre ce samedi. Pour ce match couperet, il n’y a plus d’autres stratégies à adopter que de jouer coûte que coûte la victoire, que ce soit à domicile ou à l’extérieur. Le réveil des clubs mal classés a mis le FC Nantes dans une situation telle que l’on ne puisse plus la jouer petit bras.

Face à Auxerre, à l’occasion de la 26e journée de Ligue 1, il faudra donc faire preuve d’allant puisque la question n’est pas tellement de savoir combien de buts peut-on prendre si l’on s’expose, mais combien de buts de plus que l’adversaire arriverons-nous à marquer en nous exposant ainsi ? Nantes vit avec une épée de Damoclès sur la tête, et Auxerre, qui n’est pas sauvé, n’a aucune raison de laisser faire les Nantais pour que la pression se relâche sur leurs épaules. L’équipe emmenée par Jean Fernandez viendra donc avec l’intention de ne pas repartir les mains vides. Par ailleurs, les joueurs auxerrois savent pertinemment que s’ils parviennent à mettre les Canaris sous pression d’entrée de jeu, les vieux démons de Valenciennes resurgiront immédiatement dans l’esprit des Nantais et inhiberont ceux-ci comme leurs chances de l’emporter d’ailleurs. Les Canaris s’adonneront donc à la tâche de poser le rapport de force dès le coup d’envoi s’ils ne veulent pas subir le courroux des Bourguignons. Auxerre devrait donc comme à son habitude lors de ses déplacements, évoluer en contre-attaque, essayant de tirer profit de la vivacité et de la technique de sa jeune équipe. Côté confrontation entre les deux équipes, avantage à Auxerre puisque l’AJA s’est imposé cinq fois sur les six dernières rencontres entre les deux clubs (toutes compétitions confondues) depuis 2004. Il est impératif que les Nantais parviennent à inverser cette tendance. L’avenir du club pourrait en dépendre.

Le FCNA face à son adversaire :

FCNA :
Forme actuelle : les Nantais ont pris un point à Marseille. Même si la prestation des Canaris ne fut pas grandiose, elle aura au moins eu le mérite de rassurer les troupes de Der Zakarian.
Après deux matchs nuls à l’extérieur en championnat, il est désormais indispensable de faire le plein de points à domicile.
En hausse : les retours programmés de Faé et Saïdou devraient redonner à notre milieu de terrain la densité qui a fait défaut pour garder le ballon face à Marseille. Par ailleurs, la probable titularisation de Pieroni est une menace pour la défense bourguignonne, car jouer contre son ancien club constitue bien souvent une motivation supplémentaire.
En baisse : les blessures à répétition de nos latéraux (Cubilier et Signorino) fragilisent nos couloirs et les solutions de rechange n’offrent pas un apport offensif aussi important. Nul besoin de rappeler que la 19ème place actuellement occupée par le FCNA est elle aussi un élément à prendre en compte dans cette rubrique.

AJA :
Forme actuelle : Auxerre reste sur deux matchs nuls face à Sedan et Saint-Etienne et une défaite contre Monaco. Des résultats en baisse qui font de l’AJA un club qui reste sous la menace de la relégation. Même si les Bourguignons comptent déjà 31 points, tant que le maintien n’est pas assuré l’AJA devra batailler ferme.
En hausse : les Auxerrois possèdent un milieu de terrain de qualité avec Pedretti, Akalé, Kahlenberg et Cheyrou. Une équipe qui s’est construite autour des qualités techniques de tous ces joueurs. En attaque, la défense nantaise devra se méfier du Polonais Jelen, déjà auteur de six réalisations.
En baisse : l’équipe (la défense notamment) reste très jeune et prenable. Les joueurs de Jean Fernandez se déplacent pour la deuxième fois consécutive et leur défense friable n’aime pas trop voyager. Pour preuve, bien que onze points séparent les deux équipes, les joueurs nantais ont encaissé moins de buts que leurs hôtes du soir.

Les équipes :

FCNA :
Michel Der Zakarian et Japhet N’Doram ont emmené un groupe de 21 joueurs en stage au Croisic dont 19 devraient être retenus pour la réception de l’AJA. Malheureusement, les deux co-entraîneurs doivent déplorer pas moins de huit absences : Cetto, Payet, Das Neves (suspendus), Cubilier, Signorino, Savinaud, Zaïri et Oliech (blessés). Ils récupèrent néanmoins les milieux Saïdou et Fae.
L’équipe qui devrait être alignée :
Barthez-G.Norbert-El-Mourabet-Pierre-Guillon-Fae-Saïdou-Da Rocha-Capoue-Diallo-Pieroni

Remplaçants : Heurtebis-Ca-Vainqueur-Burgho-Mete-Dimitrijevic-Rossi-Keserü

AJA :
Jean Fernandez devrait reconduire le même groupe qui a fait match nul à Sedan (2-2). Le coach auxerrois pourrait revenir à un système à trois milieux de terrains défensifs. Cool, Radet, Mathis et Jaurès (blessés) ne seront pas de la partie.
L’équipe au coup d’envoi :
Sorin-Sagna-Mignot-Kaboul-Grichting-F.Thomas-Pedretti-Be.Cheyrou-Kahlenberg-Akalé-Jelen

Remplaçants :Petric-Lecacheur-Is.Ba-Lejeune-N’Diaye-Niculae


Arnaud FROGER,
Avec la participation d’Emmanuelle HINGANT
Nantes, le 24/02/2007

19/02/2007 - L1 / 25e journée : Marseille 0-0 Nantes

Nantes empoche un bon point à Marseille pour le compte de la 25e journée en obtenant un match au score nul et vierge. Dans une partie dominée par les Marseillais, les hommes de Der Zakarian ont fait preuve de rigueur défensive pour revenir avec un point encourageant pour la suite. Cependant, au niveau comptable, rien n’est encore fait et Nantes doit poursuivre la bagarre pour le maintien. Prochain rendez-vous la semaine prochaine contre Auxerre.

Un point honorable

L’enjeu de la rencontre était important à l’heure où les deux équipes entraient sur la pelouse du stade Vélodrome. Le FC Nantes savait qu’une défaite lui causerait de nombreux soucis pour le maintien. C’est dans ce contexte que l’OM et le FCNA débutent la partie. A noter la titularisation inédite de William Vainqueur du côté de Nantes. Ce jeune milieu a obtenu la confiance du coach nantais pour disputer la rencontre.

Les premières minutes tournent rapidement à l’avantage de Marseille qui se crée deux énormes occasions coup sur coup. Nasri réalise une magnifique transversale pour Niang. Une combinaison avec Pagis lui permet de s’offrir un duel avec Barthez que le divin chauve remporte. Pagis suit l’action et récupère le ballon pour frapper sur la barre transversale ! Nantes a eu très chaud (5’). Les Olympiens continuent à faire le jeu et obtiennent quelques points intéressants comme un corner dangereux capté par Barthez (15’). La possession du ballon est largement en faveur de l’OM (69 % pour Marseille contre 31 % pour Nantes) et illustre le début de match délicat du FCNA. La machine nantaise met un peu de temps à se mettre en route, mais les Canaris reviennent petit à petit dans le match, à l’image d’un excellent ballon de Vainqueur pour Zaïri (17’). Mais c’est toujours l’OM qui reste maître du match. Sur le banc, Michel Der Zakarian s’égosille pour motiver ses troupes, à l’inverse de N’Doram, calme sur le banc. Les Canaris se font une nouvelle frayeur lorsqu’un mouvement marseillais se termine par une frappe dangereuse stoppée une nouvelle fois par un Fabien Barthez des grands soirs face à son ancien club (27’). Au bout de la première demi-heure, on compte quatre arrêts décisifs pour le gardien des Canaris. William Vainqueur fait par ailleurs un très bon match pour sa première apparition. Ce joueur fait vaguement penser à Toulalan, du fait de sa condition physique qui lui permet d’être omniprésent sur le terrain. Les Marseillais poussent dans le dernier quart d’heure : Ca sauve le FCNA en stoppant une tête de Zubar sur corner (37’) et Niang manque sa frappe (39’). L’arbitre siffle la mi-temps sur le score de 0-0.

Au retour des vestiaires, Zaïri cède sa place à Dennis Oliech (45’). Barthez est tout de suite sollicité lorsque Maoulida, surpris, reprend involontairement un centre du genou pour obliger le portier nantais à se détendre (47’). Nantes montre le bout de son nez à la 49’ avec une occasion franche. Sur corner, Cetto reprend de la tête. Un ballon qui revient sur Oliech qui tente de se retourner pour marquer. Sa frappe touche la barre ! On retrouve une configuration similaire à la première période mais Nantes ne lâche rien. Son système défensif est pour l’instant payant et les offensives nantaises sont opportunistes et pourraient se montrer décisives. Un centre de Pagis pour Niang n’est pas loin d’être repris (54’), révélant la pression qu’inflige l’OM aux hommes de Der Zakarian qui, sans être étincelants, font un match honorable au vu de la différence de niveau. Nantes défend bien pour l’instant et ce malgré les assauts des joueurs de la Canebière. La physionomie de la partie reste inchangée avec des velléités offensives marseillaises contenues par les Nantais. A la 68’, William Vainqueur laisse sa place à Milos Dimitrijevic. Le jeune joueur peut-être satisfait d’une première prestation encourageante pour la suite. A la 70’ minute de jeu, Fabien Barthez se montre à la hauteur de sa réputation en arrêtant une frappe de Ribery. Marseille tente quelques frappes lointaines pour tromper le gardien des jaunes et verts, irréprochable. Nantes tente de répondre par Oliech qui frappe hors-cadre (82’). Les Canaris souffrent dans les dernières minutes avec notamment une tête de Pagis captée par Barthez (86’). Nasri frappe au-dessus (90’). Dimitrijevic n’est pourtant pas loin de donner trois points au FCNA lorsqu’il reprend un centre de Oliech (92’). Le ballon est repoussé en corner, qui ne donnera rien. Nantes obtient tout de même un point encourageant.

L1 / 25eme journée
MARSEILLE - NANTES : 0-0

Stade Vélodrome
50 000 spectateurs
Temps nuageux
Pelouse en bon état

Arbitre : M.Poulat

But : Aucun

Avertissements : M.Diallo (22eme) et Ca (72eme) pour Nantes

Expulsion : Aucune

Reynald MAILLOT,
Avec la participation d’Emmanuelle HINGANT
Nantes, le 19/02/2007

16/02/2007 - L1 / 25e journée : Marseille - Nantes

Enjeu du match :

Après la débâcle face à Valenciennes où les Nantais ont subi la pire humiliation qui soit (encaisser cinq buts à domicile face à un promu) et un changement d’entraîneur réalisé semble-t-il dans la précipitation, ou tout simplement faute de mieux, on peut dire que rien ne va plus du côté de la Beaujoire.

C’est donc le moral miné par une défaite cuisante et affaiblis par un nouveau changement d’entraîneur que les joueurs nantais s’apprêtent à affronter l’une des équipes les plus en vue du moment : l’Olympique de Marseille. Il n’est jamais chose aisée de s’imposer au Vélodrome et on ne peut pas dire que le contexte nauséabond dans lequel évolue le FCNA actuellement, soit un gage d’optimisme. L’OM dispose d’une armada offensive sans équivalent dans le championnat de France (hormis Lyon) avec des joueurs dont les qualités de percussion et de pénétration sont avérées. En effet, l’OM, qui jouit actuellement d’une très bonne quatrième place, est l’une des rares équipes à évoluer en 4-3-3 pour faire fructifier pleinement ses talents offensifs, dont les plus illustres acteurs se nomment Cissé, Ribéry, Niang, Maoulida ou encore Pagis. Le favoris de cette rencontre est donc tout désigné et les Nantais devront rapidement relever la tête en retrouvant une défense plus étanche, dont ils avaient fait la preuve face à Lille, s’ils ne veulent pas une nouvelle fois boire la tasse. La position de Marseille est d’autant plus confortable que les jaunes et verts ne se sont que rarement imposés lors de leurs déplacements dans les Bouches du Rhône sur les dix dernières rencontres de championnat. Celles-ci se sont soldées par six victoires marseillaises, deux résultats nuls et seulement deux succès pour le FCNA.

Tout semble donc aller dans le sens d’une nouvelle désillusion (étant donné le contexte) à la veille d’une rencontre opposant deux clubs que tout oppose cette saison. La question est de savoir si les Nantais disposent d’un mental suffisamment fort pour ne pas sombrer de nouveau. Aller au Vélodrome en faisant bloc derrière pendant 90 minutes n’est sûrement pas la meilleure des stratégies à adopter, d’autant que ce n’est pas un point mais bien trois qu’il faudrait aux Canaris pour ne pas se laisser distancer par le premier club non reléguable (Troyes), qui compte déjà trois longueurs d’avance. Cependant un sursaut d’orgueil est espéré de la part des supporters, dont les premiers ont quitté le stade 20 minutes avant le terme de la rencontre, quasiment du jamais vu. A cet égard, les joueurs nantais peuvent-ils encore nous surprendre ?

Le FCNA face à son adversaire :

Marseille :
Forme actuelle : Marseille occupe actuellement la 4ème place du classement. Toujours en course pour une place qualificative pour la Ligue des champions, l’OM connaît cependant une légère méforme en championnat puisque le club n’a pris qu’un point sur les trois dernières rencontres.
En hausse : un effectif de qualité, un entraîneur adopté par les Olympiens et une véritable force de frappe offensive font de l’OM l’un des meilleurs clubs de ce championnat.
En baisse : l’OM n’a pas toujours réalisé de prestation de haut rang cette saison. Notamment face à des équipes réputées pour leur rigueur défensive et leur cohérence (Lille, Bordeaux). Le FC Nantes n’a plus qu’à se ressouder et faire bloc pour éviter un nouveau trépas. Une tâche ardue.

FCNA :
Forme actuelle : le FCNA a sombré face à Valenciennes. La déroute a provoqué l’arrivée d’un duo surprenant à la tête de l’équipe. Cette nomination hâtive ressemble plus à un sauve qui peut général et laisse le club face à un défi historique qu’il faudra relever malgré l’incompétence avérée des dirigeants du club.
En hausse : on peut espérer que ce nouveau rebondissement impulse une nouvelle dynamique chez les jaunes et verts.
En baisse : la situation est critique puisque Nantes est 19ème et compte déjà trois points de retard sur le premier club non reléguable. Tout est possible mathématiquement mais la situation se détériore alors que les clubs mal classés semblent réagir.

Arnaud FROGER,
Avec la participation d’Emmanuelle HINGANT
Nantes, le 16/02/2007

11/02/2007 - L1 / 24e journée : Nantes 2-5 Valenciennes

Nantes a sombré ce soir face à Valenciennes. A domicile, les Canaris viennent de recevoir une véritable gifle qui les propulse logiquement à la 19e place du classement. Les hommes de Georges EO se sont inclinés sur le score de 5-2 à domicile ! Dans un match complètement fou, les coéquipiers de Fabien Barthez viennent de subir une humiliation. Ce match doit sonner le réveil des jaunes et verts qui, avec une telle prestation, s’enfoncent un peu plus dans les profondeurs du classement. Face au réalisme de Steve Savidan, le FC Nantes vient de couler…

Savidan coule le FCNA

Le match était à haut risque pour les adversaires du soir. Les deux formations pouvaient prendre une option sur le maintien ce soir. Le premier quart d’heure laissait apparaître un match équilibré où chaque partie s’est créée une occasion nette. Une tête de Pieroni donne le ton de la partie (6’) et permet aux supporters d’entrevoir de bonnes choses. Alors que Nantes rentre progressivement dans le match, Valenciennes obtient un bon coup franc. Doumeng le tire, Savidan se jette dans la surface et effleure la balle pour inscrire le premier but de la partie. C’est le début du cauchemar nantais (18’). Nantes réagit cependant : sur un centre en retrait de Diallo, Pieroni manque de tromper Penneteau qui sauve sur sa ligne (20’). Les Nantais tentent de prendre le contrôle du match mais se heurtent aux contres de Valenciennes. Une illustration de cette tendance avec Doumeng qui échoue face à Barthez (41’). A la mi-temps, les Canaris ne sont pas au bout de leurs peines.

Au retour des vestiaires, les Canaris sont rapidement asphyxiés par le deuxième but de Valenciennes. Savidan reçoit un bon ballon dans l’axe et gagne son duel face à Barthez (49’). 0-2, le break est fait mais Nantes n’abdique pas et se relance à l’assaut. Durant les dix minutes suivantes, les jaunes et verts vont manquer de chance, frappant la barre (53’), se voyant refuser un penalty évident sur Diallo (54’) puis heurtant un nouveau poteau quelques minutes plus tard (59’). Les choses vont définitivement mal tourner lors de l’expulsion de Dimitri Payet pour un tacle virulent (62’). Nantes a du mal et produit un jeu de faible qualité. Les Nantais vont d’ailleurs encaisser un troisième but. Savidan reçoit un bon ballon de Dufresne, au départ hors-jeu, pour fusiller Barthez (0-3, 71’). Après ce but, le gardien nantais va d’ailleurs parler à ses coéquipiers. Rien n’y fait, le sort s’acharne deux minutes plus tard. Savidan dépose la balle sur la tête de Dufresne pour le quatrième but. L’addition est salée (0-4, 75’). Nantes réagit avec une frappe de Keserü qui termine au fond des filets (1-4, 78’). Guillon allège l’addition quelques instants plus tard (2-4, 84’). Les espoirs nantais s’envolent quand un instant plus tard, Savidan crucifie le FCNA. Une frappe à ras du poteau gauche de Barthez lui assure un 4e but dans la soirée (5-2, 85’) et la place de meilleur buteur du championnat de France, avec 13 réalisations. Terrible soirée pour le FCNA qui quitte la pelouse sous les sifflets.

L1 / 24eme journée
NANTES - VALENCIENNES : 2-5

Stade de la Beaujoire
25 000 spectateurs
Temps frais
Pelouse en bon état
Arbitre : M. Duhamel

Buts : Keserü (78eme), Guillon (86eme) pour Nantes - Savidan (18eme, 49eme, 71eme, 87eme), Dufresne (75eme) pour Valenciennes

Avertissements : Cetto (59eme) pour Nantes - Doumeng (38eme), Rippert (42eme), Savidan (66eme), Dufresne (92eme) pour Valenciennes

Expulsion : Payet (62eme)

Reynald MAILLOT
Avec la participation d’Emmanuelle HINGANT
Nantes, le 11/02/2007

10/02/2007 - L1 / 24e journée : Nantes - Valenciennes

La bonne semaine dernière ne doit pas masquer la précarité de la situation. En effet, s’il paraît de bon augure d’avoir obtenu un résultat nul dans l’antre du LOSC, l’une des meilleures équipes de Ligue 1, cela s’avère malheureusement insuffisant pour sortir le FC Nantes des méandres du classement. En effet, la situation s’est même empirée et la conclusion de cette 23ème journée est que le FC Nantes devra créer l’exploit à l’extérieur s’il ne parvient plus à s’imposer à domicile. Il n’y a en effet plus de bons matchs nuls lorsque l’on compte moins d’un point obtenu par match de championnat disputé, après 23 journées.

Le classement était déjà préoccupant, il devient inquiétant. Nantes paraît incapable de l’emporter à l’extérieur, tant les joueurs semblent pétrifiés par l’enjeu. Même dans la tactique défensive de George Eo, on peut ressentir le sentiment de peur qui traverse actuellement le club. En titularisant le seul Oliech en pointe et en se privant des qualités de buteur de Pieroni ou Keserü, voire des qualités de deuxième attaquant de Diallo, Eo a tenté avec succès de dresser une barricade derrière. Les Nantais ont plié mais n’on jamais rompu au prix de deux transversales et d’un point chèrement obtenu. Le problème est que le FCNA a besoin de nombreux points pour l’opération maintien dans laquelle il s’est lancé, et que les matchs nuls ne sauveront pas le club. Nantes a choisi le « mieux que rien » à Lille, au risque de revenir bredouille mais il va falloir aller chercher les trois points de la victoire sur tous les matchs qu’il reste à disputer. La politique du petit profit semble donc risquée, d’autant plus que ce qui semblait un joli coup réalisé par les coéquipiers de Dimitri Payet s’est vite dévalorisé au gré des résultats prolifiques obtenus par les équipes mal classées. Il est donc indispensable de marquer plus de buts et ce n’est pas en laissant cette tâche à la pointe de l’attaque au seul Oliech, certes combatif et rapide mais trop maladroit dans la finition, que les lacunes offensives du club se résoudront. Le maintien n’est joué pour aucunes des équipes du dernier tiers du classement et la menace pèse sur tous ces clubs. Mais certaines équipes avaient choisi le tout pour le tout le week-end dernier à l’image de Sedan qui a fait tomber Saint-Etienne ou de Troyes qui a même réussi à faire chuter le roi Lyon. Une politique audacieuse différente de celle du FCNA, qui s’est avérée payante lors de cette bataille. Mais la guerre est encore longue, et seule son issue déterminera laquelle des politiques du maintien à mener était la plus payante.

Enfin, il y a un adage bien connu dans le milieu du football qui dit que « la meilleure défense, c’est l’attaque ». Contre Valenciennes ce week-end, pas question donc de se recroqueviller autour des cages de Fabien Barthez. Il faut impérativement l’emporter et pour cela il faudra marquer un but de plus que l’adversaire. Un peu d’allant, d’envie, de dynamisme et le goût du risque peuvent nous faire retrouver le chemin des filets à condition de s’en donner les moyens.

Le FCNA face à son adversaire :

FCNA :

Forme actuelle : le FCNA sort d’une bonne semaine dans laquelle ils n’a pas perdu face au LOSC. Mais le point du match nul n’aura d’effet que s’il est suivit d’une victoire ce week-end.
En hausse : la solidité affichée ces derniers temps est un gage de sûreté mais il va falloir ce libérer pour retrouver l’efficacité.
En baisse : il faut impérativement l’emporter face à Valenciennes à moins de s’enfoncer dans la zone rouge.

Valenciennes :

Forme actuelle : le VAFC n’est pas au mieux puisque le club nordiste n’a pris qu’un point sur les trois derniers matchs. De plus les Valenciennois ont été défaits dernièrement 3-1 face à Lens et ne sont pas encore rassurés quant à leur objectif de maintien.
En hausse : la principale arme du VAFC se nomme Savidan qui, avec neuf réalisations, se place en tête du classement des buteurs du championnat.
En baisse : le forfait déjà assuré de Ouaddou, et celui probable de Penneteau, constituent un lourd handicap pour une équipe qui manque de joueurs cadres.

Les équipes

FCNA :
Georges Eo a communiqué sur le site du club la composition de son groupe de 18 joueurs pour la venue de Valenciennes samedi (24e journée de L1). Retour de Barthez et de Norbert. Cubilier, Faé et Savinaud sont forfaits.

L’équipe qui devrait débuter la rencontre :
Barthez-Norbert-Pierre-Cetto-Signorino-Dimitrijevic-Saïdou-Zaïri-Payet-Rossi-Pieroni

Remplaçants : Heurtebis-Das Neves-Guillon-Da Rocha-M.Diallo-Oliech-Keserü

VAFC :
Antoine Kombouaré a lui aussi communiqué sur le site du club la composition de son groupe de 18 joueurs pour le déplacement de samedi à Nantes. Ouaddou est forfait et Penneteau, un temps incertain, fera finalement partie du groupe et pourrait débuter la rencontre.

L’équipe au coup d’envoi :
Penneteau (ou Grondin)-Mater-Flachez- Chelle-Rippert-Doumeng-Paauwe-Roudet-Dufresne-Bratu-Savidan

Remplaçants : Grondin (ou Penneteau)-M.Traoré-Bezzaz-Haddad-Jeovânio-Dossevi-Hassli

Arnaud FROGER,
Avec la participation d'Emmanuelle HINGANT

Nantes, le 10/02/2007

04/02/2007 - L1 / 23e journée : Lille 0-0 Nantes

Match nul entre le FC Nantes Atlantique et Lille, qui se sont quittés hier sur le score de 0-0. Un bon point pour le FC Nantes face à l'équipe lilloise qui était jusqu'alors seconde au classement. Un match nul obtenu surtout grâce à une défense très solide, qui manqua de céder à plusieurs reprises mais l'essentiel est là pour le FCNA qui peut tirer un meilleur bilan de cette semaine. L'opération maintient doit désormais se poursuivre.

Nantes tient bon

Dès le début de la partie, les Lillois tentent d'imposer un pressing aux Nantais, les empechant de développer leur jeu. Les nordistes procèdent par des attaques construites qui ne sont pourtant pas dangereuses. C'est d'ailleurs les Canaris qui se montrent les plus efficaces en ce début de partie. A la 9', Oliech reçoit un bon ballon, drible le portier lillois Sylva et marque le but, qui sera refusé pour un hors-jeu imaginaire. Les Nantais font une partie correcte et ne se font pas dominer comme on n'aurait pu l'attendre. Une frappe de Payet (15') en est l'illustration. Il faudra attendre la 24e minute de jeu pour voir enfin les Dogues produire une véritable occasion. Sur un corner tiré par Chalmé, Plestan reprend de la tête la balle qui se heurte à la transversale. Grosse frayeur pour les jaunes et verts. Les Lillois augmentent progressivement le rythme dans la partie et Nantes traverse une sale période, à l'image d'une perte de balle de Guillon qui est suivie d'un lobe d'Odemwingie qui passe juste-au dessus de la cage d'Heurtebis, remplaçant de Barthez. Nantes se reprend avec une nouvelle frappe de Payet (35') bloquée par Sylva. Dernière occasion de la période, la tête de Makoun sur corner qui elle-aussi cogne le poteau. Nantes est béni et rentre au vestiaire sur ce score.

Au retour de la mi-temps, les Lillois vont tenter de mettre comme fil conducteur de la seconde mi-temps du rythme dans le jeu et la domination des Dogues serait incontestable tout au long de la partie. Les Nantais sont venus à Lille pour le match nul et il compte bien y parvenir. Les hommes de Georges EO ne porteront plus le danger devant, la faute à des Lillois bien organisés et très offensifs. A l'image de Bodmer qui oblige Heurtebis à faire une parade pour stopper sa reprise sur corner, les Canaris souffrent (53'). Quelques instants après, Heurtebis n'est pas loin de se faire surprendre lorsque Keita excécute un ciseau manqué, mais qui laisse Odemwingie reprendre la balle. Cette dernière passe à côté du montant de Tony Heurtebis (61'). Les occasions lilloises seront pourtant moins franches en cette fin de partie, même si le contrôle du match restera en leur possession. Les coéquipiers de Mauro Cetto tenteront de répondre à les attaques adverses par des contres non concluants. On se dirige vers un nul, qui est au final un résultat correct pour Georges EO et les siens. Le combat pour le maintien continue.

L1 / 23eme journée
LILLE - NANTES : 0-0

Stadium Lille Métropole
14 750 spectateurs
Temps dégagé
Pelouse en bon état

Arbitre
M.Biton : 4

But : Aucun

Avertissements : Cabaye (74eme), Mirallas (87eme) pour Lille - Da Rocha (52eme), Dimitrijevic (66eme), Saïdou (77eme) pour Nantes

Expulsion : Aucune

Reynald MAILLOT
Nantes, le 04/02/2007

02/02/2007 - L1 / 23e journée : Lille - Nantes

Enjeu du match :

A peine le premier acte de cette semaine lilloise vient-il de s’achever de belle manière, qu’il faut déjà se tourner vers un match de championnat où il faudra venir à bout des Nordistes dès la fin du temps réglementaire. La satisfaction de cette qualification in extremis ne devant pas empiéter sur la concentration des joueurs nantais pour le match décisif à venir, il convient de se tourner dès lors vers l’objectif vital du maintien.

Il ne faut pas non plus tourner la page jusqu’au prochain match de Coupe puisqu’il est indispensable de s’en servir à bon escient pour la rencontre de samedi, mais il est tout aussi utile de rappeler que ces deux matchs n’auront sans doute rien à voir. D’abord tirons les conclusions nécessaires de la rencontre de mercredi, pour définir une stratégie gagnante qui permettra de l’emporter de nouveau contre les Lillois. Le FC Nantes s’est montré étonnement solide et dévolu pour l’unique tâche à laquelle il devait s’adonner : la qualification. Un bon match en défense avec un rôle plus actif de Pierre (aussi bien derrière que devant), de Signorino sur tout le flanc gauche, de Saïdou à la récupération et enfin de Barthez, impérial en dernier rempart, ont permis de rassurer l’ensemble de l’équipe malgré l’absence de Cetto, et surtout de contrer efficacement les assauts répétés d’Audel ou de Keita en fin de match. Il faudra donc s’appuyer sur cette solidité retrouvée et améliorer l’animation offensive pour pouvoir décrocher une victoire dans le Nord. Concernant cette rencontre, les retours probables de Faé et Payet combinés à la possible apparition de Zaïri, devraient permettre au FC Nantes d’amener un peu plus de percussion, préalable indispensable pour se procurer des occasions.

Maintenant, il ne faut pas perdre de vue que Lille reste l’une des meilleures équipes de ce championnat. En témoigne leur très bon mois de janvier où le LOSC a enchaîné les résultats tant en Coupe qu’en championnat, un mois qui aurait même pu être fantastique si Nantes n’avait pas mis fin au parcours du LOSC en Coupe de France à quelques heures seulement du mois de février. Autre argument qui plaide en faveur des joueurs de Claude Puel, l’effectif du coach nordiste est incontestablement plus riche que celui de son homologue nantais. Ainsi, si Nantes disposait de l’ensemble de ses forces vives au coup d’envoi, l’entraîneur lillois avait pour sa part décidé de laisser au repos une partie de son effectif. La fraîcheur physique et la qualité de la récupération joueront donc certainement un rôle important dans l’issue du match de samedi soir. Espérons que les Canaris, désavantagés de ce point de vue, pourront compenser par l’ascendant psychologique et mental qu’ils ont pris sur leur adversaire en Coupe de France, afin que le deuxième acte s’achève comme le premier.

Le FCNA face à son adversaire :

LOSC :
Forme actuelle : invaincus en 2007 jusqu’à ce match de Coupe de France face au FCNA, les coéquipiers de Mathieu Bodmer ont réalisé un mois de janvier prolifique ponctué par un coup d’arrêt. La question est de savoir si les Lillois sont capables de relever immédiatement la tête ou non ?
En hausse : le LOSC possède de nombreux excellents joueurs. Un effectif pléthorique de qualité dont Claude Puel sait habilement user. Certains titulaires habituels laissés au repos ou remplaçants face à Nantes mercredi devraient faire leur retour. Les organismes devraient donc être moins éprouvés côté lillois.
En baisse : l’équipe est capable d’enchaîner les bonnes performances comme les moins bonnes. Espérons que Nantes saura faire la différence afin que cette inflexion dans la courbe des résultats du LOSC se prolonge, au moins le temps d’une rencontre.

FCNA :
Forme actuelle : des résultas en baisse en championnat, une qualification pour les quarts de finale de la Coupe de France, le FCNA n’est pas au mieux sans être au fond du trou. Etant donnée la situation comptable, une victoire ce samedi s’avère toutefois indispensable.
En hausse : il serait hâtif d’affirmer que la Coupe de France est salvatrice pour le FCNA mais avec cette qualification pour les quarts de finale en poche, les Canaris aborderont les prochaines échéances l’esprit plus léger.
En baisse : le FC Nantes version 2006/2007 a encore du mal à réaliser un match plein. Alors que la solidité semblait mise à mal au gré des derniers résultats peu réjouissants, elle est revenue contre Lille mais les Nantais ont eut plus de mal à se procurer autant d’occasions que contre Lorient. Espérons que le nouvel alliage solidité-efficacité puisse prendre forme dès ce samedi grâce au recrutement hivernal.

Arnaud FROGER,
Avec la participation d’Emmanuelle HINGANT

Nantes, le 02/02/2007

01/02/2007 - CDF / 8e : Nantes 1-0 Lille

Nantes renoue avec le succès en se qualifiant pour les quarts de finale de la Coupe de France aux dépens de Lille battu 1 but à 0. Une réalisation signée Claudiu Keserü en toute fin de seconde période des prolongations. Ce succès est un véritable avantage psychologique avant de retrouver les Dogues samedi mais cette fois-ci pour le compte de la 23e journée du championnat de France de Ligue 1. Retour sur cette qualification obtenue in extremis.

Un dénouement heureux

L’enjeu était de taille lors de l’entrée des joueurs. En effet, une qualification pour les quarts de finale de la Coupe de France était accessible à l’une ou l’autre des deux formations. L’avantage sur le papier était logiquement pour l’équipe lilloise. Mais les Nantais comptent bien sur cette Coupe pour égayer leur saison. C’est dans cette atmosphère que les jaunes et verts abordent les premières minutes. Les hommes de Georges EO tentent dès les premières minutes de pénétrer dans le camp adverse en cherchant Norbert sur le côté droit. Après un début un peu plus tendre, les Lillois entrent progressivement dans la partie par un corner tiré par Ludovic Obraniak qui termine dans les bras de Fabien Barthez. La rencontre est assez équilibrée mais les deux équipes restent prudentes. Les occasions en première période sont d’ailleurs très rares. Nantes ne parvient pas à franchir la défense lilloise, très compacte et très efficace. Le dernier quart d’heure apporte un peu de rythme dans la rencontre, avec une frappe de Diallo qui n’est pas loin de tromper la vigilance du gardien lillois Grégory Malicki. Le Malien contrôle superbement le cuir et se joue de deux défenseurs nordistes. Il ajuste une frappe bien placée mais trop molle (34’). A la 38’, Lille se voit refuser un but de Bodmer pour une faute sur Fabien Barthez. L’instant suivant, Nantes est tout près de la rupture. En effet, Obraniak centre pour Audel qui choisit de placer sa tête côté gauche. Le talent de Barthez fait la différence et le gardien nantais va chercher la balle d’une parade digne des plus grands (39’). Les deux équipes se quittent à la pause sur un score nul et vierge.

Au retour des vestiaires, les Canaris entreprennent quelques offensives. La démonstration vient de Luigi Pieroni qui, à la 49’, est bien lancé dans le dos de la défense mais sa frappe est bloquée par Malicki. Les Nantais jouent bien et le premier quart d’heure est à leur avantage. Cependant, le LOSC réagit par Audel qui voit sa reprise passer au-dessus du but (55’). Quelques instants plus tard, Nantes se fait une grosse frayeur en constatant que le coup franc d’Obraniak vient de heurter le poteau de Fabien Barthez, battu. La maîtrise du match revient progressivement vers Lille qui se revigore par quelques points intéressants. A la 65’, Audel se retrouve en bonne position mais sa frappe est repoussée par Pierre. Le joueur lillois revient se présenter face à Barthez quelques instants plus tard en duel, mais l’ancien portier de Manchester United repousse. Debuchy est à la réception mais Signorino contre (70’). C’est la dernière occasion franche de Lille en cette seconde mi-temps. Poussés par un fervent public, les Canaris reprennent le contrôle de la partie et les dernières minutes sont incontestablement à leur avantage. A l’origine de ces multiples phases offensives nantaises, Signorino qui a produit une prestation de qualité ce soir. Les Canaris obtiennent ainsi corners et coups francs qui n’aboutissent malheureusement pas. La tête de Pierre (89’) qui passe au-dessus et la frappe d’Oliech (92’) sont les dernières occasions de la partie. On se dirige vers les prolongations.

Les 30 minutes supplémentaires ne reprennent pas sur la même physionomie. Lille reprend l’avantage au niveau du jeu mais n’en profite pas. Les deux équipes sont plutôt fatiguées et les occasions se font rares. Une frappe de Rossi, c’est tout ce que les supporters pourront se mettre sur la dent. Dans les quinze dernières minute, Lille affiche une meilleure condition physique qui fait la différence sur le terrain. En effet, Debuchy manque de peu le cadre (106’) et Keita pose de gros soucis à la défense des coéquipiers de Julio Rossi. Cependant, les Nantais, sur une dernière séquence offensive vont obtenir un coup franc très bien placé. Keserü, entré à la 114’, l’exécute. Le jeune Roumain produit une frappe de grande classe qui se dirige en pleine lucarne. But !!! La Beaujoire exulte, Claudiu Keserü vient de faire sensation ! Quel but du jeune attaquant nantais qui ne rate pas son retour sur la pelouse nantaise. Dénouement heureux pour des Nantais qui ont produit une prestation égale à celle de leurs adversaires. Le résultat est bénéfique puisqu’il propulse le FCNA en quart de finale de la Coupe de France. Barthez, auteur d’une belle prestation a été salué par la Beaujoire. Lille quitte la pelouse avec un goût amer, prendre un but en toute fin de partie est toujours difficile à encaisser. L’équipe de Claude Puel se prépare désormais à la revanche, samedi à Lille. Mais en attendant, les jaunes et verts peuvent savourer ce succès.


Coupe de France / 8emes de finale
NANTES - LILLE : 1-0

Stade de la Beaujoire
20 000 spectateurs environ
Temps froid
Pelouse en bon état
Arbitre : M.Layec

But : Keserü (120eme)

Avertissements : Pierre (31eme) et Das Neves (60eme) pour Nantes - Lichtsteiner (90eme) pour Lille

Reynald MAILLOT,
Avec la participation d’Emmanuelle HINGANT
Nantes, le 01/02/2007

30/01/2007 - CDF / 8e : Nantes - Lille

Retour à la case départ. Voilà ce que l’on peut retenir de cette semaine décisive, qui s’est malheureusement ponctuée par deux défaites, et où le FCNA n’a pas su tirer profit de l’élan qui le portait vers des jours meilleurs. On savait le chemin long et tortueux, mais il s’annonce encore plus dangereux que prévu. Nantes figure de nouveau dans la zone rouge au terme d’une semaine où le compteur buts est resté vierge, tandis que le moral flanchait de nouveau.

La nouvelle semaine qui s’annonce est tout aussi chargée que la précédente puisque les Canaris vont devoir défier par deux fois la redoutable équipe lilloise emmenée par Claude Puel.

Le premier acte aura lieu ce mercredi à la Beaujoire dans le cadre de la Coupe de France et le second se tiendra samedi soir au Stadium Nord pour le compte de la 23ème journée de Ligue 1. Le second match étant évidemment celui qui importe le plus, cela ne signifie pas pour autant que le FC Nantes doive délaisser la Coupe de France. En effet, cette dernière reste notre seule bouée de sauvetage dans une saison où l’ensemble du club, de la direction aux joueurs en passant par le staff technique, semble noyé dans une masse de soucis. La Coupe reste une bouffée d’oxygène pour les joueurs et pourrait encore permettre au FC Nantes de se remettre sur les bons rails. Dès mercredi en effet, il faudra tout donner pour la qualification, non seulement parce que le capital confiance dépend très étroitement des résultats obtenus, mais aussi parce qu’il convient de ne pas donner de certitudes aux Lillois, en vue de ne pas perdre trois jours plus tard en championnat, un match qui s’annonce d’ores et déjà crucial pour la suite de la saison. Enfin, c’est l’occasion pour les Ligériens de prendre leurs marques et de repérer les failles de l’équipe lilloise en vue d’une qualification pour les quarts de finale à court terme, et bien sûr afin de décrocher un résultat dans le Nord le week-end prochain.

Inutile de se poser mille et une questions sur la façon d’aborder ce match de transition, il faudra attaquer et ne pas ménager ses efforts. Une victoire assurerait un ascendant psychologique au FCNA pour la rencontre de championnat à venir et lui permettrait, à deux matchs d’une finale, de rêver du Stade de France. La victoire appelle la victoire. Alors Messieurs les Nantais vous savez ce qu’il vous reste à faire. D’ailleurs, bien commencer la semaine nous permettrait sûrement de bien la terminer.

Le FCNA face à son adversaire :

FCNA :
Forme actuelle : le pavillon est de nouveau en berne du côté de la Jonelière suite aux deux défaites consécutives en championnat qui ont eu pour conséquence de replacer le FCNA dans les clubs reléguables. La Coupe suffira-t-elle à donner un second souffle au club ?
En hausse : le FC Nantes ne s’est jamais procuré autant d’occasions lors d’un match cette saison que face à Lorient. Tout n’a pas été mauvais mais l’efficacité n’était pas au rendez-vous.
En baisse : Nantes se montre de plus en plus fébrile derrière et de moins en moins réaliste devant depuis plusieurs matchs. Une tendance qu’il faudra inverser rapidement, d’autant que le moral de l’équipe en pâtit.

LOSC :
Forme actuelle : le LOSC est sans doute l’équipe à battre du moment. L’équipe de Claude Puel reste en effet invaincue au mois de janvier, parvenant à décrocher un nul à Lens, battant le PSG et Bordeaux et franchissant les écueils messins et strasbourgeois en Coupe de France.
En hausse : le LOSC est une équipe qui en plus d’être très homogène et très solide, possède un moral d’acier. Les dangers sont multiples puisque l’équipe s’appuie sur quelques joueurs cadres comme Sylva dans les buts ou encore Keita et Bodmer au milieu.
En baisse : l’équipe qui connaît un regain de forme en ce début d’année 2007, est toutefois moins régulière que la saison précédente où elle s’était imposée comme dauphin incontestable du roi Lyon. Les joueurs lillois passent parfois complètement à côté de leur match. Espérons qu’ils connaissent « un jours sans » dès mercredi !

Les équipes :

FCNA :
Georges Eo a communiqué sur le site du club la composition de son groupe de 17 joueurs pour la venue de Lille mercredi (huitième de finale de la Coupe de France). Faé, Da Rocha, Capoue et Cubilier, tous blessés, seront forfaits. Quant à Zaïri, il faudra patienter pour le voir évoluer sous le maillot nantais puisqu’il n’est pas encore qualifié.
L’équipe au coup d’envoi :
Barthez-Savinaud-Pierre-Cetto-Signorino-Norbert-Saïdou-Dimitrijevic-Payet-Oliech-Pieroni

Remplaçants : Heurtebis-Das Neves-Guillon-Rossi-Diallo-Keserü

Lille :
Claude Puel a décidé d’emmener un groupe de 19 joueurs pour le déplacement de mercredi à Nantes. Alors que son homologue nantais doit faire face aux nombreuses blessures qui amputent son effectif, le coach lillois s’offre le luxe de ménager Tafforeau, Makoun et Youla. Mirallas est quant à lui forfait et Plestan suspendu.
Le onze de départ probable :
Malicki-Lichtsteiner-Schmitz-Talvaridis-Chalmé-Keita-Cabaye-Dumont-Bodmer-Fauvergue-Audel

Remplaçants : Sylva-Vitakic-Emerson-Franquart-Bastos-Debuchy-Obraniak-Odemwingie

Arnaud FROGER,
Avec la participation d’Emmanuelle HINGANT
Nantes, le 30/01/2007

28/01/2007 - L1 / 22e journée : Nantes 0-2 Lorient

Une seconde défaite qui fait beaucoup de mal. Nantes vient de subir un nouveau revers à domicile face à Lorient sur le score de 2-0. Les Canaris, sans avoir été très mauvais, n’avaient pas la réussite avec eux ce soir et ce sont les Merlus qui en profitent. Nantes retrouve la zone rouge, et Lorient s’en éloigne. Ils peuvent d’ailleurs remercier leur gardien, auteur d’une grande prestation. Nantes doit vite se remettre au travail et oublier cette terrible semaine.

Nantes tente, Lorient marque

Le début de la rencontre laisse apparaître une petite tendance : Lorient n’est pas venu pour faire de la figuration et il compte bien mettre en difficulté leurs adversaires d’un soir. C’est pourquoi, d’entrée de jeu, les Merlus mettent en pratique un pressing très haut, gênant considérablement le système imposé par Georges EO. Les premières minutes sont assez difficiles. Nantes s’exprime pour la première fois à la huitième minute, lorsque Frédéric Da Rocha reprend un corner d’une frappe molle. Les Nantais tentent de résister à la pression lorientaise, mais l’adversaire est coriace ce soir. Une superbe frappe de Gignac qui manque de tromper Barthez alerte les Canaris (15’). Le match s’anime et Nantes est tout proche d’obtenir un penalty, lorsque Pieroni est bousculé sur un centre de Payet (17’). Cependant, les velléités lorientaises se concrétisent quelques instants plus tard lorsque Jallet récupère un ballon qu’il parvient à donner à Gignac, seul, qui n’a plus qu’à fusiller Barthez (21’). Les Canaris sont déjà menés 1-0 à la suite de cette erreur défensive. L’arrière-garde ligérienne a d’ailleurs du mal à se remettre de ce but et les Canaris doivent attendre la 31’ et Oliech pour se retrouver en bonne situation. Pieroni réalise un très bon travail en feintant de tirer avant de glisser sa balle pour Oliech, qui manque son duel avec Riou, le portier des Merlus. Payet s’illustre à la 37’ par une frappe qui frôle le but. Nantes finit mieux la période mais rentre aux vestiaires mené.

Au retour des vestiaires, les coéquipiers de Mauro Cetto dévoilent de bonnes intentions. Le premier quart d’heure de la seconde mi-temps est très chargé. Une puissante frappe de Payet (48’) donne le ton de la partie. Quelques minutes plus tard, c’est à nouveau le Réunionnais, en vogue actuellement, qui récupère un ballon, se présente seul face à Riou qui gagne le duel ! Le gardien lorientais est très en forme ce soir, contrairement au FCNA. Ce manque de réussite est d’autant plus dur à accepter pour les hommes de Georges EO qu’ils vont encaisser un deuxième but quelques instants plus tard. Abriel reçoit sur le côté gauche un excellent ballon qui lui permet d’aller affronter seul Fabien Barthez. Ce dernier avance et se voit lober de bien belle manière. Nantes se fait breaker à domicile (2-0, 53’). Le coup est dur pour les jaunes et verts qui semblaient pourtant avoir retrouvé des couleurs. La réaction nantaise ne se fait pas attendre et c’est une frappe de Pieroni qui remet Nantes dans la bonne voie (55’). Le ballon est encore repoussé par Riou, imbattable ce soir. Il va encore le démontrer quelques minutes plus tard, quand à la suite d’une bonne séquence de Payet, Oliech reçoit un bon ballon. Le Kenyan ajuste sa frappe tranquillement mais le gardien adverse repousse à nouveau le cuir. Une bonne étoile veille sur Riou. Les Morbihannais sont beaucoup moins offensifs en cette fin de match mais se contentent de gérer leur avance. Les tentatives nantaises sont malgré tout moins fréquentes et c’est seulement par des débordements que les coéquipiers de Fabien Barthez se montrent. Les deux équipes émettent même des signes de fatigue en fin de partie, peu intéressante. Le FC Nantes est abattu par le second but. Dimitrijevic donne un bon ballon à Da Rocha (79’) mais comme trop souvent, les Canaris sont incapables de marquer ce soir. On se dirige vers cette victoire lorientaise.

Nantes a pourtant montré de belles choses ce soir, mais la chance n’était pas de son côté. Les erreurs défensives se sont payées cher côté nantais et la semaine se termine très mal. Le FCNA avait l’occasion de se relancer et c’est tout le contraire qui est arrivé. Les jaunes et verts retrouvent la zone de relégation.

L1 / 22eme journée
NANTES - LORIENT : 0-2

Stade de la Beaujoire
29 860 spectateurs
Temps nuageux
Pelouse en bon état

Arbitre
M.Castro : 6

Buts : Gignac (21eme) et Abriel (53eme) pour Lorient

Avertissements : Payet (57eme) et Saïdou (75eme) pour Nantes – Marchal (67eme) pour Lorient

Expulsion : Aucune

Reynald MAILLOT,
Avec la participation d’Emmanuelle HINGANT
Nantes, le 28/01/2007

27/01/2007 - L1 / 22e journée : Nantes - Lorient

Enjeu du match :

Comme le soulignait le quotidien Ouest France au lendemain de la défaite face aux Troyens, le FC Nantes ne semble pas avoir perdu ses mauvaises habitudes. George Eo témoignait lui aussi du fait que cette défaite était déplaisante. En effet, si l’espoir était revenu en cette nouvelle année avec un mercato hivernal réussi, le mal dont souffre le FC Nantes semble définitivement chronique et la position qu’occupe le club toujours aussi préoccupante.
Ainsi, le FCNA semblait d’après les apparences en rémission, mais le mal est profond. Il y a des retours à la réalité qui sont difficiles, et la défaite face à Troyes est là pour nous le rappeler.

Si Nantes obtenait des résultats satisfaisants ces derniers temps, il est évident que c’était au prix d’un réalisme tout à fait étonnant et d’une solidité presque sans faille derrière. Mais la maîtrise collective d’une rencontre de bout en bout faisait toujours défaut aux Canaris et ils ont fini par le payer. En ne parvenant pas à se procurer la moindre occasion franche durant toute la première période et en se reposant successivement sur les exploits de son gardien, le FC Nantes a logiquement fini par craquer. On ne peut prétendre gagner un match sans un minimum de velléités offensives, c’est la seule leçon que les Nantais doivent tirer de la rencontre dans l’Aube. On peut donc nourrir quelques regrets, notamment celui que les joueurs nantais n’aient pas été un peu plus entreprenants étant donné que la pression s’était relâchée ces derniers temps au gré des résultats obtenus. Face à Lorient ce samedi, pour le dernier match de cette semaine, les trois points sont impératifs car Nantes, désormais rejoint par Troyes au classement et à égalité de point avec le PSG, figure de nouveau aux portes de la relégation.

Face aux Lorientais ce week-end, les joueurs nantais devront donc se montrer plus opiniâtres et plus convaincants que lors du déplacement à Troyes s’ils veulent parvenir à engranger trois points de plus dans la course au maintien. Les raison d’espérer demeurent nombreuses mais seule la vérité du terrain compte. Troyes est désormais relancé et Nantes distancé des clubs se situant dans une position moins oppressante. Enfin, le FCNA a certes perdu une bataille à Troyes mais la guerre ne fait que commencer.

Le FCNA face à son adversaire :

FCNA :
Forme actuelle : Nantes se trouve de nouveau à un pas de la relégation. Un nouveau faux-pas samedi et le club retrouvera la zone rouge. Toutefois, le bon travail effectué par les troupes de G. Eo ces derniers temps reste un sérieux motif d’espoir.
En hausse : Barthez semble s’être très bien fondu dans le moule nantais au vu de sa prestation remarquable lors du déplacement à Troyes. Le divin chauve est en passe de retrouver son meilleur niveau et, combiné à l’influence certaine qu’il exerce sur le groupe, tout le monde devrait en profiter.
En baisse : la défense nantaise vient de craquer une nouvelle fois (comme face à Amiens) sur coup de pied arrêté. Un problème de concentration qu’il conviendrait de résoudre au plus tôt car cette lacune va finir par coûter cher.

Lorient :
Forme actuelle : les Merlus restent sur un bon match face à Lens où ils se sont imposés 1-0. Avec huit points de plus que les Nantais, les Lorientais occupent la 12ème place, et sont plutôt bien partis pour atteindre l’objectif de maintien qu’ils s’étaient fixés.
En hausse : les Merlus disposent d’un groupe homogène et cohérent qui à titre de rappel était facilement venu à bout des Canaris au match aller (3-1). Il faudra être bien meilleur lors de ce match retour pour espérer l’emporter
En baisse : l’équipe reste jeune et promue dans l’élite du football français. L’équipe bretonne reste donc largement à la portée des Nantais, d’autant plus que leur meneur de jeu Ulrich Le Pen sera probablement absent pour cause de blessure.

Les équipes :

FCNA :
Georges Eo a communiqué sur le site du club la composition de son groupe de 19 joueurs pour la venue de Lorient (22eme journée de L1). Rossi est suspendu, Faé et Cubilier sont forfaits, quant à Boukhari, il est sur le point de s’engager à l’AZ Alkmaar. On notera donc les retours de Ca, Keserü et Mhadhbi.
L’équipe qui pourrait débuter la rencontre :
Barthez-Norbert-Pierre-Cetto-Signorino-Saïdou-Savinaud-Da Rocha-Payet-Pieroni-Diallo

Remplaçants : Heurtebis-Das Neves-Guillon-Ca-Dimitrijevic-Mhadhbi-Oliech-Keserü

Lorient :
Christian Gourcuff a décidé d’emmener un groupe de 18 joueurs pour le déplacement à Nantes. Les absents sont moins nombreux que du côté des Canaris, mais les Merlus déploreront tout de même la blessure de leur meneur Ulrich Le Pen.
L’équipe au coup d’envoi :
Riou-Jallet-Marchal-Ciani-Moullec-Morel-Mansouri-Abriel-Ewolo-Saïfi-Gignac

Remplaçants : Cappone-Genton-Medjani-Yesso-Taïder-Marlet-Bourhani

Arnaud FROGER
Avec la participation d’Emmanuelle HINGANT

Nantes, le 27/01/2007

25/01/2007 - L1 / 21e journée : Troyes 1-0 Nantes

TROYES 1-0 NANTES

C’est peut-être l’ambiance de coupe qui règne dans les airs en ce moment au FC Nantes Atlantique mais ce match de bas de tableau entre Troyes et Nantes au stade de l’Aube a tenu toutes ses promesses, au niveau du spectacle donné par l’arbitre en tout cas. Des cartons rouges, un arbitre sévère, voire dépassé en première période, un penalty repoussé. Tous les ingrédients étaient réunis pour passer une belle soirée à l’occasion de la 21ème journée de championnat de Ligue 1, seule la victoire a manqué aux Canaris battus 1-0 par Troyes en toute fin de partie.

Barthez plus que rassurant

Les Troyens ont employé les grands moyens pour que cette rencontre face à Nantes puisse se tenir malgré les intempéries en déployant une bâche chauffante sur le terrain. Le match se déroule donc sur une pelouse en parfait état, sans Payet qui s’est blessé à l’entraînement.

Dès la 3’ minute de jeu, les Canaris montrent leurs velléités offensives en s’infiltrant dans le camp aubois mais le coup franc de Boukhari ne donne rien. Côté troyen, Gaël Danic (6’) et Cédric Barbosa (13’) s’illustrent sans vraiment inquiéter Barthez, rassurant comme à son habitude. Puis arrive cette 19’ minute où Gharib Amzine répond à un tacle de Julio Hernan Rossi par un mauvais geste que l’arbitre n’hésite pas à sanctionner... d’un carton rouge ! Stupeur au stade de l’Aube, la sévérité de M. Coué a parlé. Sur cette action, Rossi écope lui d’un carton jaune qui sera lourd de conséquences puisque cinq minutes plus tard, l’arbitre lui présente un second avertissement. Deuxième expulsion en cinq minutes, les deux équipes sont réduites à dix et les espaces s’ouvrent, ce qui profite d’ailleurs aux Troyens qui trouvent le poteau de Barthez (26’). Benjamin Nivet et Danic n’hésitent pas à décocher des frappes que Barthez se contente de repousser tranquillement. La première période se termine sur une grosse frayeur pour les Nantais. A la 40’, sur un coup franc troyen, l’arbitre estime que Boukhari a poussé Gaël Sanz dans le dos et siffle penalty ! Nivet, auteur de trois buts cette saison, n’appuie pas assez son tir et le divin chauve se couche parfaitement pour relancer les espoirs nantais. Le match ne prend donc heureusement pas l’allure d’un guet-apens pour Nantes qui doit se ressourcer dans les vestiaires pour mettre en place un nouveau système de jeu à dix.

Ça commence fort pour les Troyens en deuxième période puisque Nivet sollicite la nouvelle intervention de Barthez sur une partie de billard dans la surface (48’). La plus belle action de la deuxième période est cependant à mettre à l’actif de Milos Dimitrijevic qui, idéalement servi par Da Rocha, voit son tir repoussé par Ronan Le Crom d’une magnifique parade (65’). Si la fin de la première période était bien à l’avantage des Troyens, c’est Nantes qui refait surface et domine en deuxième mi-temps. Mais l’infériorité numérique se fait sentir des deux côtés, les joueurs sont moins en jambe et le rythme ralentit. En fin de match, Barbosa est tout près d’ouvrir le score mais c’était sans compter sur Cetto qui sauve les Canaris (85’). L’Argentin ne pourra rien sur l’action qui suit. Sur corner, Sanz saute plus haut que tout le monde et trompe Barthez de la tête (86’). Les Troyens comptaient sur une victoire pour se relancer dans le championnat, c’est fait, aux dépens des Nantais, et ce malgré une dernière offensive lancée par Guillaume Norbert (90+1’).

A noter l’excellente prestation de Fabien Barthez qui a redonné espoir à Nantes en stoppant un penalty, qui s’est montré omniprésent en sortant de ses 18 mètres, en boxant le ballon, en se montrant positif pour l’ensemble de l’équipe. Malheureusement, le réalisme troyen, comme on dit, aura pris le dessus sur le manque de concentration nantais.

Troyes bat Nantes : 1-0 (mi-temps : 0-0)

Temps : froid
Terrain : bon
Arbitre : M. Coué

Buts : Sanz (86’) pour Troyes

Avertissements : Barbosa (5’), Jaziri (33’), Lachuer (84’) pour Troyes – Rossi (21’), Cetto (75’) pour Nantes

Expulsion : Amzine (19’) pour Troyes – Rossi (25’) pour Nantes

Emmanuelle HINGANT
Nantes, le 25/01/2007

24/01/2007 - L1 / 21e journée : Troyes - Nantes

Enjeu du match :

C’est forts d’un quatrième succès consécutif que les Nantais vont poursuivre ce mois de janvier par une semaine qui s’annonce décisive pour la suite de la saison. En effet, Nantes s’apprête à affronter deux adversaires directs dans la course au maintien avec le déplacement à Troyes ce mercredi, et la réception de Lorient qui suivra samedi. Deux rencontres qui pourraient donner un nouvel élan au FCNA si jamais l’issue en était favorable.
La première étape va donc mener les Canaris dans l’Aube pour y affronter des joueurs troyens qui les attendront de pied ferme. En effet, les joueurs de l’ESTAC restent invaincus depuis trois rencontres au stade de l’Aube malgré la réception d’équipes comme Marseille, Auxerre ou encore le PSG. De son côté, le FCNA a poursuivi sa belle série face à Amiens en Coupe de France en s’imposant 3-1 au terme d’une rencontre où on ne retiendra que le résultat et la bonne intégration de Pieroni dans le collectif nantais, à l’image des trois buts qu’il a déjà inscrits en deux rencontres seulement. Dans l’ensemble, les Canaris n’ont vraiment pas réalisé une prestation de premier plan en Picardie où la fougue des Amiénois a même semé le doute dans le camp nantais à tel point que sans une erreur d’arbitrage aux conséquences heureuses pour le FC Nantes, l’issue de la rencontre demeurait très incertaine. Mais les joueurs nantais se trouvent actuellement dans un cercle vertueux où l’efficacité, la solidité et la chance se combinent harmonieusement de manière à ce que la forme actuelle de l’équipe se poursuive. Cette embellie, ne traduit pas la résolution de tous les maux du club à l’image des prestations qui restent laborieuses sur le plan collectif, mais elle témoigne de la confiance retrouvée des joueurs nantais pour laquelle les arrivées respectives de Fabien Barthez et de Luigi Pieroni ne sont pas innocentes.
Le premier des deux matchs de cette semaine est donc capital dans la mesure où les Nantais doivent se sortir le plus vite possible de la position délicate qu’ils occupent. Le chemin qui mène aux 42 points est encore long puisque les Canaris n’en comptent que vingt mais la pression sur les épaules des Ligériens s’est quelque peu relâchée au gré des derniers résultats obtenus. Cette pression qui pourrait donc continuer à diminuer au fil des rencontres à condition justement de ne pas se relâcher à Troyes ce mercredi.

Le FCNA face à son adversaire :

ESTAC :
Forme actuelle : premier reléguable avec 17 points seulement, l’ESTAC devra batailler dur comme son adversaire du soir pour éviter la Ligue 2. L’équipe fait depuis peu du surplace à domicile concédant trois matchs nuls et ne parvenant que trop rarement à ramener des points lors de ses déplacements, bref, un rythme qui mène vers les profondeurs du classement.
En hausse : les Troyens ont profité du week-end pour peaufiner leurs automatismes lors d’un match amical face à Dijon. Par ailleurs, il faudra surveiller de près le buteur maison de l’ESTAC : Gigliotti qui compte déjà six réalisations en championnat.
En baisse : potentiellement parlant, les joueurs troyens n’ont pas encore démontré qu’ils avaient le niveau pour rester en Ligue 1 à l’image de leur élimination précoce en Coupe de France face à Libourne Saint-Seurin, équipe de Ligue 2 contre laquelle ils ont encaissé quatre buts ou encore, de leur dernier match amical face à Dijon où les joueurs de Jean Marc Furlan se sont une nouvelle fois inclinés (1-0) face un club évoluant en Ligue 2.

FCNA :
Forme actuelle : après « l’ère du vide » durant toute la première partie de saison, le FC Nantes semble revigoré par le match référence contre Toulouse, les arrivées successives de Barthez et de Pieroni sur les bords de l’Erdre, et l’enchaînement des rencontres sans défaite. Est-ce pour autant l’« ère du renouveau » ?
En hausse : la stabilité et l’assurance qu’a apporté Barthez à sa défense semblent se doubler de la confiance et de l’efficacité que peut apporter Pieroni en attaque. Le recrutement hivernal porte déjà ses fruits. Reste à espérer que la récolte sera encore longue.
En baisse : Si les résultats s’améliorent, les prestations d’ensemble du FCNA sont actuellement loin d’être radieuses. Le nombre d’actions construites qui se concrétisent par une occasion de but demeurent plutôt rare. Il faut donc continuer à travailler pour améliorer la cohésion de l’équipe afin que les bons résultats se poursuivent.

Les équipes :

ESTAC :
Jean-Marc Furlan peut de nouveau compter sur son milieu Benjamin Nivet, de retour de suspension. En revanche l'entraîneur aubois devra se passer de son défenseur latéral Demetrius Ferreira, qui n'a pas pris part à l'entraînement ces derniers jours en raison d'un début de lombalgie. Blaise Kouassi, opéré d'un pouce la semaine passée, sera également absent.

L’équipe au coup d’envoi :
Le Crom-Barbosa-Sanz-Ib.Faye-Paisley-Amzine-Danic-Matuidi-Lachuer-Jaziri-Gigliotti
Remplaçants : Westberg-Berkak-Enza-Yamissi-Lacourt-G.Ba-Ib.Bangoura

FCNA :

Georges Eo a communiqué sur le site du club la composition de son groupe de 18 joueurs pour le déplacement de mercredi à Troyes (21ème journée de L1). On notera les retours de Savinaud, Rossi et Das Neves et l'absence de Payet, blessé à la cheville lors du dernier entraînement.

L’équipe-type :
Barthez-Norbert-Pierre-Cetto-Signorino-Saïdou-Faé-Da Rocha-Dimitrijevic-Boukhari-Pieroni
Remplaçants : Heurtebis-Das Neves-Savinaud-Guillon-Rossi-Diallo-Oliech

Arnaud FROGER,
Avec la participation d'Emmanuelle HINGANT
Nantes, le 24/01/2007

20/01/2007 - CDF / 16e : Amiens 1-3 Nantes

Nantes se qualifie pour les 8e de finale de la Coupe de France. En s’imposant 3-1 face à Amiens, les hommes de Georges EO s’offrent un nouveau succès, le quatrième consécutif ! Luigi Pieroni, qui a inscrit deux des trois buts, peut se vanter d’avoir réussi ses débuts avec Nantes. Les jaunes et verts confirment le bon vent qui souffle actuellement, à l’aube d’une semaine décisive. Retour sur cette qualification.

Une qualification non sans difficultés !

Les Nantais démarrent la partie avec de bonnes intentions, notamment par l’intermédiaire de Nourdin Boukhari qui s’illustre par une frappe hors-cadre (5’). Pourtant, Amiens, porté par un public joyeux, va rapidement revenir dans la partie, bousculant même le FC Nantes durant la majeure partie de la première période. En effet, au bout d’un quart d’heure de débats, les deux équipes font jeu égal. Les Nantais vont pourtant subir une mauvaise période qui traîne en longueur. Les joueurs de Georges EO, incapables de conserver le ballon, peinent entre la 20e et 40e minute. Les adversaires profitent de la mauvaise passe adverse pour s’infiltrer dans la surface et aligner quelques frappes. Mais Barthez veille. Cependant, l’entraîneur des Canaris s’inquiète des velléités offensives d’Amiens. Les occasions nettes sont pourtant plutôt rares en cette période, et les actions n’interviennent que sur corners ou débordements. Le match va pourtant basculer en quelques minutes. Nantes relève la tête dans les dernières minutes de la première mi-temps. Les actions offensives sont à nouveau à l’ordre du jour et les coéquipiers de Pieroni vont obtenir un penalty. Certes injuste, puisque le défenseur d'Amiens avait repoussé la balle non de la main comme le prétendait l’arbitre, mais de la poitrine. Les Nantais profitent de cette erreur pour inscrire le premier but de la partie. David Vairelles, joueur ayant commis la faute, est expulsé.

Au retour des vestiaires, les Picards sont remontées et sont prêts à de grands efforts pour revenir au score. La partie est assez équilibrée mais Nantes va prendre un sérieux avantage un peu avant l’heure de jeu. Sur un contre, Luigi Pieroni se faufile dans la surface et ajuste tranquillement une frappe qui permet à Nantes de mener 2-0 (55’). Les Canaris viennent de porter un coup aux joueurs de Ligue 2. Le FC Nantes, qui a fait le break, doit maintenant gérer cette fin de partie. Mais poussé par un public en forme, Amiens va peu à peu prendre le contrôle des débats et faire tourner la tête à la défense nantaise, entraînant parfois de sérieux moments de panique ! Le pressing nordiste est de plus en plus difficile à contrôler pour les hommes de Georges EO. C’est sur corner qu’Amiens va revenir dans la partie. Le coup de pied de coin est très bien exécuté et Fayolle est à la réception. Sa tête trompe Fabien Barthez pour la première fois depuis le but de Materazzi en finale de la Coupe du Monde (75’). Suite à ce but, les Nantais vont souffrir, perdant de nombreux ballons. Les phases de jeu se multiplient et Nantes accuse le coup. Heureusement, les coéquipiers de Mauro Cetto vont un peu reprendre du poil de la bête en fin de période, profitant de la fatigue adverse. Boukhari oblige le gardien nordiste à une parade périlleuse (80’). A la 86’, Nantes frôle le 3e but sur un imbroglio dans la surface de réparation. Le défenseur d’Amiens Casartelli, voyant la balle glisser dangereusement vers le but, s’aide de la main pour dévier la balle. L’arbitre ne voit rien et laisse l’action se poursuivre. Amiens est vengé du premier but (86’). Boukhari, très affûté en cette fin de match, manque une seconde fois l’occasion d’inscrire un nouveau but d’une balle piquée (91’). Mais Dennis Oliech, entré en cours de jeu, prononce le K.O. quelques secondes plus tard. Voyant le gardien d’Amiens, Merville, avancé, il frappe des 35 mètres pour offrir un but de prestige. L’essentiel est là, comme Barthez le rappelait à l’issue de la rencontre. Nantes se qualifie pour les 8e de finale !

Nantes a honoré sa classe ce soir, non sans difficultés. Ce succès est pourtant bon pour la confiance. Le FCNA vient d’aligner sa 4e victoire consécutive toutes compétitions confondues. Une semaine décisive attend désormais le FCNA avec deux rencontres au programme.

Nantes (L1) bat Amiens (L2) : 3-1 (mi-temps : 1-0)

Temps : doux
Terrain : moyen
Eclairage : bon
Spectateurs : 20 063
Arbitre : M.Rufray

Buts : Fayolle (76eme) pour Amiens - Pieroni (45eme, sp et 58eme) et Oliech (93eme) pour Nantes

Avertissements :Raynier (84eme) pour Amiens - Saïdou (20eme), Cetto (30eme), Barthez (61eme) pour Nantes

Expulsion : D.Vairelles (45eme) pour Amiens

Reynald MAILLOT,
Avec la participation d’Emmanuelle HINGANT
Nantes, le 20/01/2007

19/01/2007 - CDF / 16e : Amiens - Nantes

« Enfin un peu d’air ! » doivent se dirent certains supporters du FC Nantes. Après les succès obtenus face à Toulouse, Guingamp et Nice, Nantes s’apprête à disputer un 16ème de finale de Coupe de France face à Amiens ce vendredi en lever de rideau.

Forts d’un moral retrouvé, d’un mercato apparemment réussi et d’une défense en confiance comme en témoignent les cages inviolées du FCNA depuis maintenant cinq matchs, les Canaris abordent donc le déplacement au stade de la Licorne avec sérénité. Inhibés durant toute la première partie du championnat, les joueurs nantais semblent avoir engrangé un capital confiance suffisant pour débloquer la situation préoccupante dans laquelle ils s’étaient retrouvés. Prudence néanmoins à ne pas déraper face à un adversaire qui a déjà disputé une finale de Coupe de France en 2001 contre Strasbourg (défaite aux tirs au but) et qui compte bien sortir un club de Ligue 1 devant son public après s’être débarrassé de Grenoble au tour précédent. Le FCNA devra en effet rester vigilant face aux Amiénois et savoir faire la différence comme ce fut le cas face à Guingamp en début d’année. Nul besoin d’être brillant, seule la victoire sera belle. A priori cette philosophie semble actuellement celle du FC Nantes qui, à défaut d’offrir une qualité de jeu remarquable ou de se procurer une multitude d’occasions, se montre relativement efficace en attaque et surtout très solide derrière. On peut dès lors considérer que le club est en rémission mais un faux-pas en Picardie et la rechute serait terrible d’autant que cette Coupe de France pourrait encore contribuer à égayer tour après tour une saison bien triste jusque-là.

L’heure est donc à l’optimisme pour ce match de coupe puisque l’adversaire est à priori abordable pour des Canaris qui ont un peu sorti le bec de l’eau ces derniers temps, et qui pourraient bien, espérons-le, de nouveau connaître l’allégresse d’une qualification pour un tour de Coupe de France supplémentaire. Si le FC Nantes ne prends pas son adversaire de haut et impose la supériorité technique dont il est sensé disposer, l’issue de la rencontre devrait nous permettre de poursuivre la belle série en cours. En revanche la moindre erreur pourrait se payer très cher car les matchs de coupe se jouent souvent à quelques détails. Les Canaris devront donc faire pencher la balance du bon côté.

Le FCNA face à son adversaire :

FCNA :
Forme actuelle : le FCNA reste sur une série de cinq matchs sans défaite et qui plus est sans le moindre but encaissé. Ajouté à cela un recrutement qui semble réussi, bref, plusieurs indicateurs au vert en ce début d’année. On ne peut que s’en réjouir.
En hausse : mention spéciale décernée à D. Payet, qui est sans doute l’une des rares satisfactions côté nantais depuis le début de la saison. Sa vitesse, sa technique et sa percussion contribuent d’ailleurs grandement à la forme actuelle de l’équipe.
En baisse : la maîtrise collective reste laborieuse et les occasions peu nombreuses. Si le FCNA souhaite poursuivre la bonne série en cours, il faudra y remédier.

Amiens :
Forme actuelle : l’équipe amiénoise occupe actuellement la 9ème place du classement de Ligue 2, éloignant toute menace de relégation mais sans réelles perspectives de monter.
En hausse : S. Heitzmann, l’actuel meilleur buteur du club picard, compte déjà sept réalisations à son actif. Une menace à prendre en compte avec sérieux.
En baisse : l’équipe a connu un remaniement important durant l’intersaison et les résultats obtenus restent irréguliers.

Les équipes :

Amiens :
L'entraîneur de l'ASC, Ludovic Batelli, a composé un groupe de seize joueurs qui auront à charge de créer l’exploit face au FC Nantes Atlantique dans le cadre des 16èmes de finale de la Coupe de France.
L’équipe qui pourrait débuter la rencontre :
Merville-Boche-Vairelles-Sami-Lahaye-De Freitas-Giresse-Levrat-Fayolle-Raynier-Heitzmann

Remplaçants : Tangara-Casartelli-Kinkela-Perchet-Titi Buengo

FCNA :
Georges Eo a communiqué sur le site du club la composition de son groupe de seize joueurs pour le déplacement de vendredi à Amiens. Cubilier, Ca, Savinaud et Capoue sont forfaits. Rossi est laissé au repos.
L’équipe probable au coup d’envoi :
Barthez-Norbert-Cetto-Pierre-Signorino-Faé-Saïdou-Da Rocha-Payet-Diallo-Pieroni

Remplaçants : Heurtebis-Guillon-Dimitrijevic-Boukhari-Oliech

Arnaud FROGER,
Avec la participation d'Emmanuelle HINGANT
Nantes, le 19/01/2007

14/01/2007 - L1 / 20e journée : Nantes 1-0 Nice

Deuxième succès consécutif cette année pour le FC Nantes Atlantique lors de la 20e journée de Ligue 1. Une victoire obtenue face à Nice dans le match du bas de tableau. Nantes peut se féliciter de prendre ses distances avec la zone rouge. C’est grâce à Luigi Pieroni (93’) que le FC Nantes s’impose un but à rien. A l’arrachée, ce succès a le mérite de donner de la confiance au groupe nantais pour un mois de janvier décisif.

Pieroni, première !

Nantes entreprend la rencontre avec de bonnes intentions illustrées par une frappe de Dimitri Payet (10’). La première période est assez équilibrée. Les tentatives sont là mais les occasions franches sont plutôt rares. On constate cependant de l’envie dans les deux camps. Ce match est capital pour la suite du championnat et d’un côté comme de l’autre, on s’en rend bien compte. C’est pourquoi Nice se lance lui aussi dans la bataille avec notamment quelques phases offensives menées par Laslandes et Koné. Les Canaris tentent de combiner par l’intermédiaire de Rossi et Pieroni qui semble déjà bien entré dans le système de jeu nantais. La plus belle occasion des 45 premières minutes est à mettre à l’actif des Nantais. Sur un corner tiré par Dimitri Payet, Cetto s’élève dans la surface et ajuste une tête bien placée. Le portier niçois touche la balle et évite le but (28’). Nantes se fait une frayeur en fin de première période quand Rool lance de belle manière Koné, seul dans la surface. Un retour in extremis de Rossi sauve le FCNA. A la mi-temps, les deux équipes sont dos à dos. Un score qui n’avantage personne.

Au retour des vestiaires, la physionomie du match reste la même. Du moins temporairement puisque le rythme va s’accélérer petit à petit. Nice tente sa chance via Koné (47’) qui frappe hors-cadre. Puis, c’est le FCNA qui s’illustre : Payet (66’) décoche une superbe frappe qui oblige Lloris, le portier des Aiglons, à se détendre pour repousser la balle. Dans les minutes qui suivent, Pieroni (78’) voit sa tête passer au-dessus du but adverse. En fin de partie, Nantes va se faire peur à deux reprises. Une première fois quand Cyril Rool reprend de volée un ballon de Fanni mais Fabien Barthez veille et repousse la tentative (81’). Quatre minutes plus tard, c’est Moussilou qui manque de peu d’ouvrir la marque. Le Niçois se débarrasse de Norbert avant d’aller défier Barthez. Sa frappe heurte le poteau, au grand plaisir des supporters nantais. Dernière minute du match, Fabien Barthez transmet son envie de victoire en allant faire une touche qui va permettre à Oliech d’effectuer un bon centre. Luigi Pieroni saute plus haut que tout le monde et offre au FC Nantes une victoire très bénéfique pour la suite de l’aventure. La nouvelle recrue n’a pas manqué son arrivée. Fabien Barthez a, quant à lui, joué un rôle de capitaine en encourageant tout au long du match ses coéquipiers.

Le mois de janvier démarre bien pour le FC Nantes qui aura fort à faire dans les prochaines semaines. Un rendez-vous en Coupe de France dès vendredi face à Amiens attend les jaunes et verts.

L1 / 20eme journée
NANTES - NICE : 1-0

Stade de la Beaujoire
29 000 spectateurs
Temps humide
Pelouse en bon état

Arbitre : M. Lannoy

But : Pieroni (92eme) pour Nantes

Avertissement : Apam (34eme) pour Nice

Reynald MAILLOT,
Avec la participation d’Emmanuelle HINGANT

Nantes, le 14/01/2007

13/01/2007 - L1 / 20e journée : Nantes - Nice

Enjeu du match :

Pour que Nantes termine l’année là où il l’a commencé, en Ligue 1, l’opération maintien devra être couronnée de succès. Elle commence véritablement ce samedi à la Beaujoire avec la réception de l’OGC Nice, un adversaire direct dans cette course au maintien. Cet objectif en tête et les 42 points en ligne de mire, on peut considérer qu’avec ses 17 petits points à mi-parcours, le FCNA a malgré-lui opté pour la tactique de la tortue par rapport à celle du lièvre. Mais à la fin de la fable, souvenez-vous de qui l’emporte. Voyons-y comme un signe d’espoir.

En effet les raisons d’y croire sont désormais plus nombreuses puisque après avoir enregistré la signature de Barthez, le FC Nantes s’apprête à voir évoluer sous ses couleurs l’attaquant belge d’Auxerre, Luigi Pieroni, dont le profil de buteur correspond bien aux besoins du club, au combien nombreux dans ce domaine. Ajoutons à cela que même si cela ne reste qu’une brève éclaircie dans un tableau bien sombre jusqu’alors, le FC Nantes vient d’enregistrer sa meilleure série de résultats sportifs depuis le début de la saison en réussissant à enchaîner deux victoires consécutives contre Toulouse en championnat et dernièrement face aux Guingampais en Coupe de France. Les Canaris auraient-ils retrouvé le goût de la victoire ? En tout cas, même si la performance en Coupe de France reste mitigée, Nantes malgré une finition qui fait toujours défaut a réussi à s’imposer, témoignage d’une pugnacité retrouvée.

La situation à Nice, prochain adversaire des Canaris, n’est pas vraiment meilleure que sur les bords de l’Erdre. Pointant à une longueur seulement derrière les Nantais, les Niçois représentent donc une menace directe pour le maintien dans l’élite. Le match contre l’OGC constitue donc une première étape d’un mois de janvier qui s’annonce d’ores et déjà crucial quant à l’issue de la saison des joueurs nantais avec le déplacement à Troyes et la réception de Lorient qui suivront. Si le FC Nantes parvenait à prendre au moins sept points sur les neuf possibles, la suite de la saison pourrait être abordée plus sereinement. Nous n’en sommes pas là, car la menace pèse toujours et encore sur les épaules des Canaris et à l’heure actuelle, un seul petit but d’avance nous permet d’éviter de figurer parmi les clubs virtuellement en Ligue 2. C’est donc un premier match à six points pour le FCNA ce week-end dont l’issue reste très incertaine dans la mesure où au match aller, les deux équipes s’étaient séparées sur un score nul de un but partout au terme d’une partie assez équilibrée. Samedi soir, les coéquipiers de Mauro Cetto auront donc pour tâche de faire la différence.

Le FCNA face à son adversaire :

FCNA :
Forme actuelle : Nantes n’a jamais connu une telle embellie cette saison, des signatures de joueurs dont la qualité semblent certaine et des résultats sportifs en hausse. Mettre les Niçois à quatre points permettrait sûrement aux Canaris de retrouver définitivement le moral.

En hausse : la combativité des Nantais semble enfin coïncider avec les résultats. On peut s’en réjouir mais cette progression n’aura de connotation réelle que si les Nantais confirment leur mieux-être face à l’OGC Nice.
En baisse : la finition reste le talon d’Achille de cette équipe mais là encore, on peut placer nos espoirs dans la signature d’un attaquant prolifique qui pourrait redonner confiance à tout notre secteur offensif.

Forme actuelle : entrés dans la zone des reléguables dès la troisième journée, les Niçois s’en sont légèrement sortis pour la retrouver avant la trêve hivernale. Néanmoins, au terme d’une victoire à l’arrachée face à Créteil, l’OGC a quelque peu retrouvé le moral grâce à la Coupe de France.
En hausse : Nice possède une équipe qui est loin de constituer une des trois moins bonnes de Ligue 1 avec des joueurs de qualité sur toutes les lignes (Varrault, Balmont, Vahirua, Koné, Moussilou). Ajoutons à cela l’arrivée récente de Laslande, véritable sauveur dès qu’il passe sur la Côte d’Azur.
En baisse : les Aiglons n’ont pas gagné le moindre match en championnat depuis le 29 octobre dernier face à Marseille. Une série sans victoire qui s’éternise et qui affecte le moral des troupes d’Antonetti.

Les équipes :

FCNA :
Georges Eo a communiqué sur le site de Nantes les 18 joueurs retenus pour recevoir Nice samedi (20ème journée de L1). Dernier arrivé, Luigi Pieroni en fait partie en lieu et place de Keserü. Fabien Barthez disputera lui son premier match en L1 sous le maillot nantais alors que Cubilier est toujours blessé.
L’équipe probable :
Barthez-Savinaud-Cetto-Pierre-Signorino-Faé-Saïdou-Da Rocha-Payet-Rossi-Pieroni

Remplaçants : Heurtebis-Guillon-Norbert-Dimitrijevic-Boukhari-Diallo-Oliech

OGC Nice :
Frédéric Antonetti a quant à lui retenu 17 joueurs pour se déplacer à Nantes samedi soir. Bellion est forfait, Varrault suspendu. Abardonado, Rool et Balmont sont de retour. Laslandes est retenu pour la première fois.
Le onze de départ :
Lloris-Fanni-Abardonado-Apam-Veigneau-Rool-Echouafni-Balmont-Vahirua-Koné-Laslandes

Remplaçants : Grégorini-Kanté-Yahia-Ederson-Traoré-Moussilou

Arnaud FROGER,
Avec la participation d'Emmanuelle HINGANT
Nantes, le 13/01/2007

07/01/2007 - CDF / 32e : Nantes 1-0 Guingamp (L2)

Nantes qualifié pour les 16e de finale de la Coupe de France. Au terme d’un match plutôt dominé par les Nantais, les hommes d’EO ont obtenu la victoire dans les derniers instants sur une tête de Savinaud (92e). En remportant le match 1-0, les Canaris se mettent en confiance et débutent de la meilleure façon l’année 2007. Retour sur la qualification des Canaris.

Une qualification in extremis

Nantes tente dès les premières minutes de prendre le contrôle du match à travers quelques bonnes séquences de jeu. Mauro Cetto, d’une tête aux six mètres, manque le cadre (9’) avant de voir son coéquipier Frédéric Da Rocha réaliser à la suite d’un corner une demi-volée captée (11’). Les adversaires s’illustrent par de longues balles qui trouvent rarement leurs attaquants. Les Nantais semblent bien rentrés dans le match mais leur réalisme est encore très contestable. Les occasions se multiplient alors. Payet s’illustre par une frappe hors-cadre (16’), Diallo trouve le petit filet (19’) et Payet, de nouveau avec une reprise, frôle le but guingampais (22’). Nantes domine les débats face à des Guingampais sans grande inspiration. A la demi-heure de jeu, le rythme est plutôt soutenu et les Nantais poursuivent leurs offensives. Mais les Guingampais tentent de réagir. Ainsi, les hommes de Patrick Remy s’offrent quelques coups de pieds arrêtés qui n’aboutissent pas. Puis à la 35’, sur coup franc, Loïc Guillon manque une occasion d’ouvrir la marque. La fin de période est plus équilibrée. La défense nantaise se fait d’ailleurs une petite frayeur lorsqu’une frappe de Jouffre frôle le but de Fabien Barthez (38’). Nous allons d’un but à l’autre dans cette partie et le jeune Payet nous offre encore un joli numéro. Il élimine la défense guingampaise avant d’aligner une frappe qui termine sur le poteau du but adverse (39’). Quelques corners viennent clôturer la première période du match. Une partie agréable, légèrement sous contrôle nantais.

Au retour des vestiaires, les Nantais continuent à tenter de trouver une faille dans la défense adverse. Un centre dangereux de Rossi pour Diallo donne le ton de cette mi-temps (50’). Pendant que Barthez réalise ses premières véritables interceptions, saluées par l’ensemble du stade, Oliech remplace Diallo (60’). Les actions sont plus rares et l’intensité du match perd un peu de sa puissance. Pour redynamiser les Nantais, Georges EO opte pour l’entrée de Wilhelmsson en lieu et place de Rossi (73’). Celle d’Oliech semble avoir amélioré la situation du FCNA. Les joueurs lui donnent en effet plusieurs ballons. A la 75’, lancé par Frédéric Da Rocha, le Kenyan perd le ballon dans la surface malgré une bonne initiative. Une nouvelle frappe de Savinaud (80’) démontre l’incapacité de marquer des Canaris qui, à une dizaine de minutes de la fin, n’ont toujours pas trouvé la faille. Mais les jaunes et verts accélèrent.

Wilhelmsson se montre dangereux sur une bonne frappe (82’) avant de voir son coup franc frôler le poteau (84’). Le Suédois est en forme et décoche une nouvelle frappe (85’), toujours non concluante. Oliech reçoit une bonne passe de Ca, mais trouve le petit filet (87’). Payet cède sa place à Milos Dimitrijevic après une excellente prestation (89’). Nantes donne tout dans les derniers instants pour obtenir l’instant de délivrance. A la 92’, Nantes fait enfin la différence à la suite d’une action menée par Christian Wilhelmsson. Le joueur nantais centre pour Savinaud qui reprend de la tête. Celle-ci passe derrière la ligne de but de justesse et offre au FC Nantes une qualification in extremis !

Les Nantais ont obtenu l’essentiel, avec certes quelques difficultés pour inscrire le but, révélant le grand besoin d’un attaquant. Payet, auteur d’un très bon match a une nouvelle fois fait valoir son importance dans le système nantais. L’entrée de Wilhelmsson a boosté le jeu nantais dans les dix dernières minutes. La première apparition de Barthez s’est révélée de très bonne qualité. Nantes peut maintenant se concentrer sur la suite du calendrier avec un rendez-vous de Ligue 1 capital contre Nice samedi.

Nantes (L1) bat Guingamp (L2) : 1-0 (mi-temps : 0-0)

Temps : doux et humide
Terrain : bon
Spectateurs : 20 000 environ
Arbitre : M.Thual

But : Savinaud (93eme) pour Nantes
Avertissements : Racon pour Guingamp

Reynald MAILLOT,
Avec la participation d’Emmanuelle HINGANT
Nantes, le 07/01/2007

05/01/2007 - CDF / 32e : Nantes - Guingamp (L2)

Enjeu du match :

L’année qui commence pour le FC Nantes s’annonce capitale dans la mesure où un échec dans notre opération maintien serait un tournant historique pour le club. Le mercato n’avait pas encore commencé que les rumeurs les plus folles circulaient déjà du côté de la Jonelière concernant l’arrivée de nouveaux joueurs dans un effet boule de neige, suite à la signature inespérée du divin chauve. L’année 2007 s’annonce beaucoup plus calme que la fin de l’année 2006 puisque seul un attaquant devrait encore rejoindre les Canaris d’ici la fin du mois de janvier. Rudi Roussillon a en effet décrété l’état de guerre annonçant que la seule solution passerait par le terrain.

C’est donc du côté sportif qu’il faut tourner nos regards et espérer que ce soit de nouveau les résultats qui fassent l’actualité du FCNA. Peut-on parler de reprise en douceur pour les joueurs nantais ? Non, car ce serait faire injure aux qualités de l’équipe guingampaise que reçoit le FC Nantes à l’occasion des 32ème de finale de la Coupe de France ce samedi. Mais ce match intervient au bon moment, puisqu’en évoluant dans un cadre moins oppressant que le championnat, les Canaris auront l’occasion de nous montrer toutes les bonnes résolutions qu’ils ont prises. Sans perdre de vue le maintien comme objectif principal, les joueurs nantais peuvent trouver dans la Coupe de France une bonne cure de jouvence. Par ailleurs, cette coupe, reste non seulement un de nos derniers espoirs afin de sauver une saison bien mal entamée en championnat, et, il faut le noter, a plutôt bien réussi au club lorsque celui-ci se trouvait justement en difficulté.

Enfin, les Nantais nous ont prouvé lors du dernier match face à Toulouse en championnat que tout était encore possible concernant le maintien en renouant brillamment avec le succès. Il faudra repartir avec la même envie cette année en confirmant cet allant et surtout une efficacité devant le but méconnue jusque-là . Dans ce domaine, nul doute que l’apport psychologique d’un joueur comme Barthez ou d’un attaquant prolifique devrait nous aider. Mais face à Guingamp il s’agira avant tout de faire preuve de supériorité dans le bon sens du terme en marquant son territoire et en faisant honneur au niveau footballistique qui est sensé séparer nos deux clubs. Prouver que notre équipe s’accroche légitimement à l’élite du football français, ceci concerne l’ego de tous les joueurs nantais.

Le FCNA face à son adversaire :

FCNA :
Forme du moment : Nantes a plutôt bien terminé l’année 2006, peinant à gagner ces deux rencontres à domicile face au Mans et à Bordeaux soldées par deux 0-0, mais allant s’imposer de manière inattendue sur un score large 4 à 0 face à Toulouse. Sorti de l’ombre des clubs reléguables, Nantes aurait-il enfin trouvé la lumière ?
En hausse : l’efficacité à Toulouse où nos attaquants ont enfin ouvert leur compteur but. Espérons que celui-ci soit désormais débridé.
En baisse : si le vent souffle moins fort du côté de la Jonelière, ce n’est pas encore le calme après la tempête à l’image de la sortie prématurée et remarquée de Barthez lors d’un entraînement cette semaine.

En Avant Guingamp :
Forme actuelle : le club peine à retrouver la Ligue 1 depuis qu’il l’a quittée si bien que les objectifs de montée des Guingampais se sont rapidement transformés en objectif de maintien ces dernières saisons. La situation est d’ailleurs précaire en championnat puisque le club est virtuellement en National à mi-parcours.
En hausse : l’En Avant n’a plus perdu depuis le 10 novembre dernier ce qui constitue une série de quatre matchs sans défaite en championnat auxquels sont venues s’ajouter les deux victoires en Coupe de France face à Lannion et à Laval. La coupe semble déjà servir d’échappatoire à une saison difficile du côté de Guingamp, il faudra donc être vigilant.
En baisse : entre les espoirs portés par une qualification en coupe face à un club de Ligue 1 et la préoccupation du maintien, on ne sait pas trop quelle stratégie développeront les Guingampais samedi soir. Charge aux Canaris de profiter des incertitudes qui pèsent sur le club breton.

Arnaud FROGER,
Avec la participation d’Emmanuelle HINGANT
Nantes, le 05/01/2007

23/12/2006 - L1 / 19e journée : Toulouse 0-4 Nantes

Incroyable, imprévisible, miraculeux ! Les adjectifs ne sont passez nombreux pour décrire le merveilleux cadeau de Noël que le FCNA nous a offert ce soir ! Une victoire splendide pleine d’audace face à Toulouse. Un succès sur un score sans appel. 4-0, oui, c’est bien quatre buts que le FCNA a marqués ce soir. Un résultat fleuve auquel s’ajoute une 17e place qui sort le FC Nantes de la zone rouge ! Le père Noël est bel et bien passé du côté de la Jonelière et nous offre ce soir ce que tous les supporters nantais espéraient depuis longtemps ! Les jaunes et verts peuvent donc savourer ce succès inédit cette saison. En effet, les joueurs de Georges EO n’avaient encore jamais gagné à l’extérieur pour l’exercice 2006/2007. Retour sur une soirée inattendue !

Victoire 4-0, non, vous ne rêvez pas !

Les Nantais savent que terminer l’année sur une bonne note ne peut être que bénéfique pour la suite. Le dernier match de 2006 s’annonce équilibré d’entrée de jeu entre les deux formations. D’un côté, Toulouse, qui tente de mettre en place son système et d’un autre côté Nantes, qui profite de ce round d’observation pour tenter quelques percées. Cependant, les premières minutes de jeu ne laissent rien transparaître et le rythme est plutôt faible. Seules des frappes d’Elmander (21’) et de Bergougnoux (25’) viennent animer les débats. Le match est équilibré et chacune des deux équipes semblent pouvoir prendre l’avantage sur l’autre. Le dernier quart d’heure laisse voir un corner en faveur de Nantes (39’) et une reprise ratée de Bergougnoux (41’). Une première mi-temps dépourvue d’occasions nettes. Nantes a tout de même mieux terminé et devra poursuivre en seconde période.

Au retour des vestiaires, c’est Toulouse qui prend les commandes du match. Deux frappes d’Elmander (47’, 48’) et une d’Ebondo (49’) donnent le ton de la rencontre. Le match monte progressivement en intensité et quelques offensives sont tentées des deux côtés. Pourtant, à l’heure de jeu, le match va chavirer en faveur du FC Nantes qui va mettre la main mise sur le match. Les Toulousains ne reviendront plus. Julio Rossi tente un premier contre en manquant complètement sa passe pour Faé (59’) mais l’attaquant des jaunes et verts va vite corriger son erreur deux minutes plus tard quand, sur un coup franc, il enroule une superbe frappe qui finit au fond des buts (1-0, 61’). Toulouse peut regretter de n’avoir pas marqué quand les occasions se sont présentées en début de période. Mais il est déjà trop tard pour la formation d’Elie Baup. Cinq minutes plus tard, c’est Mauro Cetto qui fait le break. Le défenseur argentin, suite à un cafouillage dans la surface, reprend d’une tête originale un ballon pour inscrire le deuxième but (2-0, 69’). Toulouse tente de se reprendre mais Nantes est poussé par un souffle inhabituel ! 76’, Emana perd le ballon au profit des Nantais et surtout Oliech. A l’aise dans la surface, le Kenyan bat Douchez d’une jolie frappe. Le gardien toulousain s’incline pour la troisième fois (3-0, 76’). La messe est dite et le TFC ne croit plus en ses chances. Nantes termine dans la joie et la bonne humeur. Georges EO semble vouloir que son équipe reste concentrée afin de ne pas encaisser un seul but ce soir. Les Canaris feront plus en inscrivant le quatrième, signé Mamadou Diallo. Il n’a d’ailleurs pas à forcer son talent. Il reçoit un bon ballon dans la surface et pousse le cuir sans difficultés au fond d’un but quasi-vide. 4-0, la victoire est sans appel. Nantes vient de réussir l’exploit !

Le FCNA vient de terminer l’année de la plus belle des manières en remportant une victoire fleuve qui redonne un peu d’espoir à tous les supporters nantais, qui se voient gâtés pour Noël ! De plus, le FCNA sort in extremis de la zone rouge !

L1 / 19eme journée
TOULOUSE - NANTES : 0-4

Stadium
16 168 spectateurs
Temps froid
Pelouse en bon état
Arbitre : M.Ennjimi

Buts : Rossi (61eme), Cetto (67eme), Oliech (76eme) et M.Diallo (85eme) pour Nantes

Avertissements : Ebondo (22eme) pour Toulouse - Saïdou (18eme), Oliech (29eme) et Rossi (62eme) pour Nantes

Expulsion : Aucune

Reynald MAILLOT,
Avec la participation d’Emmanuelle HINGANT
Nantes, le 23/12/2006

23/12/2006 - L1 / 19e journée : Toulouse - Nantes

Enjeu du match :

Le mercato d’hiver approchant, il est normal de voir la presse spéculer sur la moindre rumeur (cf. l’arrivée de Laurent Blanc) et envisager les possibilités de recrutement du FC Nantes, afin de réaliser une meilleure seconde partie de championnat. Mais certains joueurs semblaient déjà un peu lassés d’entendre parler avec insistance de l’arrivée de Fabien Barthez alors même que se profilait un match crucial face à Bordeaux. Et sincèrement, on peut les comprendre car ce n’est pas au gré des rumeurs, aussi fondées soient-elles, que les choses s’amélioreront sur le terrain.

La nouvelle désillusion, du moins en terme comptable, observée face à Bordeaux, a laissé le FC Nantes à ses doutes quant à sa capacité à gagner des matchs cette saison. Encore une fois, les Nantais n’ont pas eu à déplorer un manque d’engagement, mais incapables de perforer la défense bordelaise, ils ont laissé échapper deux nouveaux points dans la course au maintien. Il faudra impérativement briser ce rythme de candidat à la relégation face aux Toulousains ce samedi, faute d’aggraver une situation déjà très critique. En effet, ce n’est pas en prenant un point une journée sur deux que les Canaris pourront espérer rester une saison de plus parmi l’élite du football français. De plus, les lacunes techniques pour amener des ballons exploitables par les attaquants sont venues s’ajouter à l’inefficacité chronique de ces derniers. Diallo, Oliech et Keserü, qui ont tour à tour occupé le poste de buteur cette saison, n’ont pas inscrit le moindre but, et, sans quelques réalisations de Payet ou de Rossi, la situation aurait été encore plus détestable à l’aube de la 19ème journée. Nantes manque clairement d’un buteur, voire même de plusieurs, mais aussi de milieux dont le rôle est d’alimenter correctement cet oiseau rare que les dirigeants recherchent activement. Trop de maladresses techniques, d’imprécisions viennent s’ajouter à un jeu déjà trop stéréotypé. Si les Nantais veulent s’en sortir, ils devront faire avec les moyens du bord en passant par des choses simples comme du mouvement au milieu, de la rapidité dans l’exécution et de la provocation (Payet étant le seul à l’œuvre dans ce registre).

De toute façon, les Canaris sont condamnés à trouver des réponses simples à leurs problèmes complexes s’ils veulent battre cette équipe du TFC. Les joueurs d’Elie Baup souffrent de maux certes biens moindres à côté de leurs homologue nantais, mais l’équipe se caractérise par un manque de régularité préjudiciable dont les Nantais devront profiter. Baup ne semble pas avoir réussi à mettre en place jusque là une assise défensive assez solide pour faire preuve de constance. Enfin nul doute que Barthez , bien que ne jouant pas, saura user de son influence psychologique et trouver les mots pour motiver ses nouveaux coéquipiers face à son club formateur.

Alors que les fêtes de fin d’année se profilent, la course au maintien à quant à elle déjà commencé, et Nantes pourrait avoir la bonne idée d’offrir une victoire à ses supporters en guise de cadeau, avant de voir à l’œuvre ceux offerts par le président dès la reprise.

Le FCNA face à son adversaire :

FCNA :
Forme actuelle : elle devrait être bonne sur le plan physique puisqu’on ne peut pas dire que Nantes enchaîne les rencontres à un rythme affolant. Une fraîcheur physique certes, mais il faudra aussi faire preuve d’ambition et de finition au TFC, ce qui a manqué lors de tous les déplacements pour l’instant.

En hausse : il n’y a guère que la pugnacité indéfectible des Canaris qui puissent nous réjouir avant la reprise, à moins que Roussillon ne joue les Pères Noël pendants la trêve en sortant de sa hotte quelques cadeaux surprises dont il a désormais le secret après l’arrivée inespérée de Barthez.
En baisse : la finition de nos attaquants et la situation comptable sont les deux points les plus noirs. Il y aurait bien des choses à dire mais mieux vaut rester optimiste en ce moment, question de contexte.

TFC :
Forme actuelle : le Toulouse Football Club n’est pas au mieux en cette fin de saison. Sa 11ème place au classement reflète une inconstance pour laquelle le coach Elie Baup n’a pas su trouver les moyens d’y remédier jusqu’à présent.
En hausse : un effectif plutôt jeune et de qualité qui fait preuve d’audace et d’agressivité, notamment lors des rencontres à domicile.
En baisse : le TFC reste sur deux défaites en championnat face au Mans et à Lens. Une méforme rarement connue jusque-là. Et si c’était le bon moment pour ramener trois points du Stadium ? Réponse samedi soir…

Les équipes :

TFC :
E. Baup a communiqué un groupe élargi de 19 joueurs pour la réception de Nantes ce samedi. L’équipe est presque au complet puisqu’il n’y a qu’Emana (blessé) et Aubey (convalescent) qui seront absents pour cette 19ème journée de Ligue 1.
L’équipe qui devrait débuter la rencontre :
Douchez-Ebondo-Mathieu-Fofana-Arribagé-Batlles-
Fabinho-Mansare-Taïder-Elmander-Bergougnoux

Remplaçants : Benvegnu-Makalou-Dao-Sirieix-Bonnet-Pentecôte-
Akpa-Santos.

FCNA :
Georges Eo a communiqué sur le site officiel du club un groupe de 18 joueurs pour le déplacement à Toulouse samedi au Stadium. Comme prévu, Fabien Barthez ne débutera qu'en 2007 sous ses nouvelles couleurs. Enfin, Eo a du composer avec une nouvelle avalanche de blessures dont les victimes se nomment Signorino, Cubilier, Norbert, Ca, Capoue, Wilhelmsson et enfin Boukhari, tous forfaits.
L’équipe qui devrait débuter la rencontre :
Stojkovic-Das Neves-Pierre-Cetto-Savinaud-Dimitrijevic-Faé-
Saïdou-Da Rocha-Keserü-Payet

Remplaçants : Heurtebis-Guillon-El-Mourabet-Adriano-Rossi-
M.Diallo-Oliech

Arnaud FROGER,
Avec la participation d'Emmanuelle HINGANT

Nantes, le 23/12/2006

17/12/2006 - L1 / 18e journée : Nantes 0-0 Bordeaux

Un petit point et c’est tout dans le derby de l’Atlantique opposant le FC Nantes aux Girondins de Bordeaux (0-0). Dans un match plutôt terne, les Nantais, malgré une prestation de meilleure qualité que leurs adversaires, n’ont pas trouvé la faille, la faute à une attaque trop fébrile. Nantes reste donc en mauvaise position au classement puisque que les hommes de Georges EO occupent toujours la 19e place du championnat. L’arrivée de Barthez pourra peut-être donner le déclic la semaine prochaine, même si la nécessité d’un réel buteur est plus que jamais d’actualité.

Score nul et vierge

Pour le dernier rendez-vous de l’année à la Beaujoire, les Nantais souhaitaient offrir un cadeau de Noël à leurs supporters. C’est raté. En effet, c’est avec un regard de tristesse que le public de la Beaujoire a observé un second 0-0 consécutif à domicile.

Pourtant, les intentions nantaises sont là, et ce dès le début de la rencontre. Après un premier round d’observation qui dure une dizaine de minutes, les coéquipiers de Vladimir Stojkovic, qui effectuait peut-être là son dernier match en tant que titulaire, tentent de prendre les choses en main. Faé alerte la défense girondine en reprenant un centre de Payet qui passe au-dessus de la barre transversale (13’). Les coups de pieds arrêtés sont les rares occasions de ce match mais finissent trop souvent à côté des buts. Que ce soit du côté bordelais ou nantais, les actions franches sont rares. Les Nantais s’illustrent par de belles séquences de jeu qui n’aboutissent jamais, révélant l’immense problème offensif. Seul Payet s’est montré encore une fois très bon ce soir, dynamisant le jeu des jaunes et verts. A la mi-temps, aucune des deux équipes n’a trouvé la faille.

Au retour des vestiaires, la physionomie du match varie peu. Le match tournera progressivement du côté nantais qui n’en profitera pourtant pas. Et puis les Bordelais se montrent les plus dangereux durant le début de la seconde période. Wendel (51’) et Chamakh (56’) voient leurs frappes passer à côté du but gardé par Vladimir Stojkovic. A l’heure de jeu, les Canaris poussent mais ne parviennent pas à se créer d’actions nettes. Il faudra attendre un véritable coup d’audace de la part de Frédéric Da Rocha pour se mettre une occasion sous la dent. Le milieu nantais se faufile dans la surface pour reprendre le ballon d’une superbe aile de pigeon cadrée. C’est sans compter une superbe parade d’Ulrich Ramé qui empêche le FCNA d’ouvrir la marque. Le dernier quart d’heure est à l’avantage du FC Nantes qui prend les commandes de la rencontre. Une tête de Diallo (83’) qui manque le cadre, une frappe imprécise de Cubilier des 25 mètres (89’), c’est tout ce que pourront offrir les hommes de Georges EO lors des dernières minutes. Le score est logique, tellement l’incapacité d’inscrire un but était criante ce soir.

Nantes peut tirer un bilan bien terne de ses deux matchs à domicile. Deux points sur six, c’est une très mauvaise affaire qui laisse le FC Nantes au fond du trou. Il est temps que la trêve hivernale vienne apporter un vent de fraîcheur dans la maison jaune.

L1 / 18eme journée
NANTES - BORDEAUX : 0-0

Stade de la Beaujoire
27 000 spectateurs
Temps frais
Pelouse en bon état
Arbitre : M.Bré

But : Aucun

Avertissements : Pierre (25eme), Saïdou (65eme), Payet (86eme) pour Nantes – Jurietti (54eme), Chamakh (83eme) pour Bordeaux

Expulsion : Aucune

Reynald MAILLOT,
Avec la participation d’Emmanuelle HINGANT

Nantes, le 17/12/2006

15/12/2006 - L1 / 18e journée : Nantes - Bordeaux

Enjeu du match :

En cette période précédant le mercato, il est clair que c’est bien le domaine extra sportif qui domine l’actualité du FCNA. Entre l’arrivée probable de Fabien Barthez sur les bords de l’Erdre, les noms qui circulent (L. Blanc, H. Emile, Bazdarevic, V. Halilhodzic…) pour un éventuel et nouveau changement d’entraîneur, voire même de direction, les rumeurs vont bon train dans la presse en ce moment. Mais pendant ce temps-là, il convient de garder à l’esprit qu’il reste deux matchs à jouer avant la trêve et qu’il serait ben avisé de les gagner car c’est bien d’une situation sportive catastrophique que sont nées toutes ces polémiques.

Retour dans le réel donc, celui du domaine sportif et du terrain. Les Canaris vont disputer ce week-end leur deuxième match consécutif à la Beaujoire et il faudra faire mieux que la semaine passée, face à des Manceaux pourtant bien timorés. En effet, ce sont bien les Girondins de Bordeaux qui tenteront d’enfoncer un peu plus le FC Nantes samedi soir à Louis Fonteneau. Un adversaire de taille et dont on garde un mauvais souvenir côté nantais, puisque pour mémoire, ce sont bien les Girondins qui nous avaient infligé une correction la saison du titre, en venant s’imposer 5-0 lors du derby de l’Atlantique. Cette petite piqûre de rappel effectuée, il convient donc de mesurer la difficulté du match qui attend les Nantais samedi soir. Sans même évoquer le contexte qui pèse telle une épée de Damoclès sur la tête des Canaris depuis le début de la saison, la difficulté sera avant tout de battre une équipe certes irrégulière, mais au combien supérieure aux joueurs nantais en ce qui concerne ses qualités intrinsèques. En effet, les Bordelais, même s’ils tardent à confirmer tous les espoirs qu’ils ont suscités l’an passé, semblent avoir réussi à trouver un certain équilibre entre les recrues (Micoud, Wendel…) et les jeunes joueurs talentueux (Ducasse, Marange, Francia, Mavuba, Planus…) issus du Haillan, le centre de formation des Girondins. Un équilibre que l’on n’a pas encore trouvé côté ligérien puisque, entre l’inadaptation de nos recrues (Wilhelmsson et Boukhari), leurs qualités qui laissent à désirer (Stojkovic et Oliech) et l’intégration prématurée de jeunes qui n’ont pas le niveau Ligue 1, la situation est aux antipodes de la politique fructueuse menée par Bordeaux.

Bordeaux n’est pas Lyon mais il apparaît tout de même peu probable que les Nantais arrivent à renverser la vapeur. Il faudra en tout cas beaucoup plus d’abnégation et de précision que face au Mans pour parvenir à bout du molosse girondin. J’ajouterais à cela une bonne dose de ferveur de la part des supporters ainsi qu’un brin de chance, et sait-on jamais. « Le meilleur moyen de réaliser ses rêves, c’est d’en avoir » dixit J. Attali. Pourquoi pas. Après tout, l’arrivée de Fabulous Fab ne relève-t-elle pas du rêve ?

Le FCNA face à son adversaire :

FCNA :
Forme actuelle : le FC Nantes semble prendre racine dans le fond du classement, la situation sportive se dégradant un peu plus au fil des matchs. Pour ne pas s’enliser, une victoire est indispensable.
En hausse : à la vue des statistiques, force est de constater que Nantes reste invaincu à domicile depuis le 14 octobre et la défaite face à Sochaux. Surprenante et maigre consolation !
En baisse : si Nantes ne perd plus à domicile, il ne gagne pas non plus et c’est bien ça le problème ! Trois matchs nuls sur les trois dernières rencontres à domicile, à ce rythme là, la situation n’est pas près de s’améliorer.

FC Girondins de Bordeaux :
Forme actuelle : les Girondins occupent une huitième place honorable mais insuffisante par rapport à leurs ambitions. Des forces laissées en Ligue des Champions et des points laissés en route bêtement en championnat expliquent ces résultats mitigés.
En hausse : une impressionnante démonstration au PSV (victoire 3-1) dans un match sans enjeu, mais qui a révélé tout le potentiel de cette équipe girondine.
En baisse : Bordeaux se caractérise par son inconstance. Alternant le bon et le moins bon, l’équipe reste actuellement sur deux défaites consécutives en championnat. Une tendance qui pourrait s’accentuer si le FCNA y met du sien.

Les équipes :

FCNA :
Georges Eo a communiqué sur le site de Nantes la composition de son groupe de 19 joueurs pour la réception de Bordeaux, samedi (18eme journée de L1). Wilhelmsson est de retour au sein du groupe tandis que Oliech, Briant et Norbert (blessé), assisteront au match des tribunes.
L’équipe qui devrait débuter la rencontre :

Stojkovic-Cubilier-Pierre-Cetto-Signorino-Saïdou-Faé-Payet-Wilhelmsson-
Diallo-Keserü

Remplaçants : NDy Assembe-Guillon-Savinaud-El-Mourabet-Dimitrijevic-
A.Capoue-Da Rocha-Rossi

Bordeaux :
Ricardo a lui aussi décidé d’emmener un groupe composé de 19 joueurs pour le déplacement à Nantes. Les Bordelais devront se passer d’Henrique, de Planus et de Laslandes, tous les trois blessés. Absent depuis le 25 février dernier, Smicer effectuera quant à lui son grand retour.
L’équipe qui pourrait être alignée :

Ramé-Jemmali-Enakarhire-Cid-Marange-Mavuba-Ducasse-Fauber-Dalmat-
Micoud-Darcheville

Remplaçants : Valverde-Jurietti-Alonso-Wendel-Smicer-Fernando-Perea-
Chamakh

Arnaud FROGER,
Avec la participation d’Emmanuelle HINGANT
Nantes, le 15/12/2006

10/12/2006 - L1 / 17e journée : Nantes 0-0 Le Mans

Le FC Nantes et Le Mans se sont neutralisés sur le score de 0-0 à la Beaujoire pour le compte de la 17e journée du championnat de France. A deux semaines de la trêve hivernale, les Nantais manquent l’occasion de prendre une bouffée d’air frais pour tenter de quitter la zone rouge avant le mercato. Nantes stagne en effet à la 19e place. Le réalisme a une nouvelle fois fait défaut à la formation de Georges EO. Le combat pour le maintien se poursuit.

Un point qui n’arrange rien

Le coup d’envoi était donné à 20h10 en raison d’un mouvement de protestation des arbitres. Malgré ce léger désagrément, les jaunes et verts entamaient le match avec de bonnes intentions, mais les imprécisions répétitives dans les passes empêchaient toute action franche nantaise. Une percée de Faé à la 15’ donne le ton de la rencontre. Les Nantais tentent d’occuper le camp manceau mais l’ensemble du match reste assez fade et fermé. Le Mans s’illustre avec Lucu et Bangora qui dévissent leurs frappes à deux reprises (18’ et 27’). Le manque de rythme agace la Beaujoire malgré une frappe de Cubilier à la 37’. A la mi-temps les deux équipes se quittent sur un score nul et vierge. Les sifflets se font entendre dans l’antre nantais…

Au retour des vestiaires, les Canaris veulent hausser le ton en ajoutant un peu de piment à cette rencontre. Il faudra tout de même un peu de temps avant de voir quelques occasions nettes de la part des jaunes et verts. Payet frappe hors cadre à la 53’ à la suite d’une bonne passe de Signorino. Nantes commence à se réveiller et va progressivement tenter de pousser. A la 70’, Keserü se présente seul face à Pelé, le portier adverse, mais manque d’ouvrir la marque par une frappe qui s’envole dans les airs. Le Mans réagit avec Sessegnon qui est tout proche de trouver la faille dans la défense nantaise (75’). Les Manceaux se voient même un but refusé à la 81’ pour un hors-jeu. Les Canaris lancent leurs dernières forces en fin de match mais ces derniers voient leurs occasions repoussées, à l’image de Mamadou Diallo (89’). Le Malien effectue un lobe du gardien que tout le monde croit voir finir au fond mais le cuir passe au-dessus. Le coup de sifflet final est terrible pour Nantes qui n’obtient qu’un seul point dans ce match encore une fois capital…

L1 / 17eme journée
NANTES – LE MANS : 0-0

Stade de la Beaujoire
28 000 spectateurs
Temps froid
Pelouse en bon état
Arbitre : M. Piccirillo

But : Aucun

Avertissements : Pierre (14eme) et Keserü (67eme) pour Nantes – Romaric (27eme) et Lucau (45eme) pour Le Mans

Expulsion : Aucune

Prolongez le week-end avec dans les prochaines heures, l'analyse et les réactions avec Mathieu Guilbaud !

Reynald MAILLOT
Avec la participation d’Emmanuelle HINGANT
Nantes, le 10/12/2006

09/12/2006 - L1 / 17e journée : Nantes - Le Mans

Enjeu du match :
Concédant sa 8ème défaite de la saison face au voisin rennais, le FC Nantes s’est une nouvelle fois incliné alors que son adversaire du soir semblait à sa portée. D’ailleurs, contrairement aux précédentes prestations des Canaris, le match face à Rennes fut engagé et moins brouillon. Mais faute d’efficacité et pâtissant d’un cruel manque de confiance, le score final ne fut que le simple reflet de la crise que traverse le club actuellement. L’optimisme dont font part George Eo et l’ensemble des joueurs concernant les qualités du groupe nantais est de moins en moins crédible avec les défaites qui se succèdent. Aujourd’hui, il serait assez facile de lancer une diatribe contre l’ensemble des responsables, qui ont mené le club à ce statut de mal classé permanent, voire de temporairement reléguable ces dernières années.

Mais notre rôle de supporter est de continuer, malgré la frustration et la peine occasionnée, à encourager notre club et donc cette équipe. On ne peut reprocher à cette équipe une évidente envie de se battre, mais celle-ci ne se traduit pas par une amélioration des résultats. Les solutions à court terme (j’entends par-là jusqu’au mercato) se réduisent pour nous, supporters, à rester fidèles en venant nombreux au stade, à continuer à encourager cette équipe, et à ne pas céder au découragement ni même à une fronde anti-dirigeante. L’heure n’est pas encore au bilan et encore moins à la révolution, et il faut rester dans l’optique du supporter inconditionnel afin d’assurer un suppléant de motivation pour les joueurs. Ce n’est pas pour oublier nos critiques, aussi légitimes soient-elles, mais il est préférable de les laisser de côté au moins pour les trois derniers matchs avant la trêve. Les joueurs ont en effet besoin de notre appui car les huées ne les aideront pas à être plus efficaces devant le but. Si la situation n’évolue pas durant le mercato et dans les journées qui suivront la reprise, alors on ne pourra plus en vouloir à certains de céder au scepticisme, au découragement, voire à la colère !

D’ici là il reste trois matchs au FC Nantes pour éviter le désaveu d’une partie de ses supporters. Le premier d’entre eux aura lieu ce samedi à la Beaujoire avec la réception du Mans. Une équipe du Mans qui viendra se dresser sur la route des Canaris avec des arguments de taille (voir présentation des équipes), mais il n’y a pas de fatalité et Nantes devra faire valoir les siens. C’est là que le rôle du public aura toute son importance. Fort d’un soutien inconditionnel, les Nantais auront plus de chance de retrouver le chemin du succès. La mobilisation est une condition, certes insuffisante, mais nécessaire à un redressement de la situation… Ne participons pas à la spirale négative au risque d’envenimer un peu plus la situation, car si nous réussissons, notre rôle en sortira grandi.

Le FCNA face à son adversaire :

FCNA :
Forme actuelle : Nantes est avant-dernier de Ligue 1 après une nouvelle défaite concédée lors du derby breton. Un besoin urgent de points se fait sentir, car le spectre de la relégation est déjà visible.
En hausse : l’envie de bien faire et de s’en sortir n'est pas suffisante mais reste indispensable et préférable à la résignation.
En baisse : l’attaque est stérile, le jeu trop prévisible et la défense trop facilement perméable. Bref, un véritable casse-tête pour un entraîneur.

Le MUC 72 :
Forme actuelle : après un début de championnat prometteur, Le Mans s’est stabilisé dans le ventre mou du classement peinant à confirmer la bonne surprise du championnat qu’il était lors de l’exercice précédent.
En hausse : Pelé, un gardien talentueux au nom évocateur, qui confirme en multipliant les prestations de haut rang qu’il est l’un des tout meilleurs de ce championnat. Le Mans peut également compter sur l’actuel meilleur buteur de Ligue 1 avec huit buts inscrits en la personne d’Ismael Bangoura.
En baisse : les Manceaux restent sur quatre matchs sans victoire, un manque de réussite à exploiter d’autant que les Canaris souffrent du même mal. Le Mans n’est donc pas au mieux et on ne va pas s’en plaindre car pour l’instant le doute s’installe trop souvent côté nantais.

Les équipes :

FCNA :
Georges Eo a communiqué sur le site de Nantes la composition de son groupe élargi à 20 joueurs pour la venue du Mans samedi (17eme journée de L1). Wilhelmsson et Boukhari sont une nouvelle fois écartés. Quant à Rossi et de Da Rocha, ils seront de nouveau opérationnels.
L’équipe type pourrait être la suivante :

Briant-Cubilier-Pierre-Cetto-Signorino-G.Norbert-Faé-Saïdou-Payet-M.Diallo-Keserü

Remplaçants : Stojkovic-Das Neves-Guillon-Savinaud-Dimitrijevic-
A.Capoue-Da Rocha-Rossi-Oliech

MUC 72 :
Frédéric Hantz a communiqué une liste de 18 joueurs pour le déplacement à Nantes. Louvion, remis d'une gastro-entérite, retrouve un groupe que quitte Matsui, blessé au dos.
L’équipe qui devrait être alignée au coup d’envoi :

Y.Pelé- Basa-Camara-Cerdan-O.Thomas-Coutadeur-Romaric-Fischer-
Sessegnon-Grafite-Is.Bangoura

Remplaçants : Roche-Calvé-Louvion-Samassa-Fanchone-Lucau-Douillard

Arnaud FROGER,
Avec la participation d’Emmanuelle HINGANT
Nantes, le 09/12/2006

03/12/2006 - L1 / 16e journée : Rennes 2-0 Nantes

Nouvelle défaite du FC Nantes dans le derby l’opposant à Rennes. Un énième revers sur le score de 2-0 qui enfonce le FC Nantes dans la zone de relégation et accentue le contexte actuel difficile. Nantes a pourtant livré une bonne prestation ce soir. Si Rennes l’a emporté, c’est grâce à un réalisme impressionant et à une défense à toute épreuve. Les Canaris peuvent cependant garder quelques points positifs de ce déplacement avec de nombreuses occasions intéressantes. Le moral aura pourtant pris une grande gifle ce soir et EO aura fort à faire pour remobiliser un groupe enfoncé dans la crise.

Le réalisme rennais

La rencontre commence sur un bon rythme avec une légère domination rennaise qui ne se concrétise pourtant pas. On assiste à un agréable match de football et les débats vont peu à peu se resserrer. Au bout de 15 minutes de jeu, le match est lancé. A la 14’, Payet transmet au six mètres un excellent ballon à Keserü qui ne peut reprendre. Sur le contre qui suit, Sorlin, côté rennais, frappe au-dessus du but de Stojkovic. Le match est animé et à la 20’, un retour de Cetto sauve le FCNA. Moreira centre pour Utaka, esseulé, mais l’Argentin revient reprendre le ballon de justesse. L’intensité augmente et les échanges entre les deux formations sont flamboyants. A la 23e minute, Moreira voit sa frappe puissante à ras de terre repoussée par Cetto. A la 24’, Nantes répond par l’intermédiaire de Faé, seul dans les derniers mètres. Le retour de Bourillon le gène et lui fait oublier Keserü. Une occasion gâchée. Le match garde le même ton et c’est par l’intermédiaire de coups francs et de corners que les deux équipes tentent d’ouvrir le score. Les Canaris prennent même les devants sur le terrain dans le dernier quart d’heure de la première période. Mais Rennes marque contre le cours du jeu à la 36’. Sur corner, Melchiot reprend de la tête un centre en profitant de la sortie manquée de Stojkovic (1-0, 36’). Les jaunes et verts rentrent au vestiaire avec un visage bien triste.

Nantes reprend la partie avec de très bonnes intentions et compte sur les 45 dernières minutes pour égaliser. Le FCNA prend les choses en main et Keserü provoque une très belle occasion à la 56’. Grâce à un bon centre de Cubilier, l’attaquant nantais se retrouve seul à une dizaine de mètres du but adverse et peut ajuster sa tête. Elle est malheureusement trop molle pour tromper la vigilance du gardien rennais. Après un petit coup de froid jeté par Utaka (59’) qui frappe hors du cadre, Nantes poursuit son offensive. Les contres sont pourtant la meilleure arme de Rennes qui en profite, notamment à la 69’, lorsque Monterrubio manque d’intercepter une balle de but. A la 74e minute de jeu, Norbert illustre la malchance qui s’acharne sur le club nantais. Il reprend à bout pourtant un centre de Boukhari, il y a but ? Non, une parade incroyable de Poulpin sauve les joueurs de Pierre Dréossi. Le réalisme rennais va pourtant tuer le match avec Cheyrou qui inscrit le second but (79’). Nantes perd le moral et quitte la pelouse avec un sentiment de frustration. Il y avait mieux à faire ce soir.

Une nouvelle défaite qui enfonce Nantes dans les profondeurs (19e) avec une place perdue. La situation s’aggrave pour le club qui perd de précieux points. Nantes doit pourtant poursuivre dans cette voie et ne pas perdre espoir de voir un jour leur sort s’améliorer. La persévérance est souvent le meilleur moyen de s’en sortir.

L1 / 16eme journée
RENNES - NANTES : 2-0

Stade de la Route de Lorient
29 093 spectateurs
Temps humide
Pelouse détrempée et grasse
Arbitre : M.Duhamel

Buts : Melchiot (39eme) et Br.Cheyrou (79eme) pour Rennes

Avertissements : G.Bourillon (45eme), Faty (76eme), Perrier-Doumbé (86eme) et Br.Cheyrou (92eme) pour Rennes – Faé (26eme), Boukhari (77eme) et Diallo (86eme) pour Nantes

Expulsion : Aucune

Reynald MAILLOT,
Avec la participation d’Emmanuelle HINGANT
Nantes, le 03/12/2006

01/12/2006 - L1 / 16e journée : Rennes - Nantes

Enjeu du match :

La situation du FCNA, à défaut d’être enviable, est désormais clarifiée après le résultat nul obtenu contre le PSG. En effet, sans un but gag de l’inusable Da Rocha, le FCNA aurait dû concéder une nouvelle défaite qui, au vu du match, aurait été plutôt justifiée, reconnaissons-le. On continuait à espérer jusque-là un sursaut d’orgueil ou une série de bons résultats qui auraient pu ramener le club à une place plus confortable en championnat, mais il semble que la présence du FCNA dans les méandres du classement soit devenue une tendance lourde ces dernières années !

Même contre un club en proie aux plus grandes difficultés (résultats sportifs sur le déclin et événements tragiques que l’on sait), Nantes n’a pas réussi à mettre suffisamment les Parisiens sous pression pour que leur défense craque. Pire, les Nantais se sont fait prendre à leur propre piège (du moins celui qu’ils étaient censés mettre en œuvre) en prenant un but d’entrée de jeu. La stupéfaction n’étant pas tant ce but encaissé si prématurément, que la lenteur et la timidité de la réaction entreprise par les Canaris. Pour résumer ce match avec autant d’objectivité que possible, même si la déception pour ne pas dire la colère en tant que supporters atteignent bien souvent nos commentaires, je dirais simplement que cette équipe ne me paraît plus être en mesure de viser autre chose que le maintien, faute de qualités. On pouvait défendre la thèse du manque de coordination de cette équipe en début de saison, puisque le recrutement concocté par le duo Roussillon-N’Doram était des plus hybrides. Pas de doute qu’il faille du temps pour que le groupe ainsi constitué puisse obtenir des résultats à la hauteur des ambitions du club. Mais après 15 journées, les Canaris n’ont rien de mieux à proposer que leurs piteuses prestations du début de saison et ceci malgré l’accumulation des matchs invalidant la précédente thèse. Pire, cela nous conduit désormais à penser le FCNA version 2006/2007 comme une équipe dont les qualités intrinsèques laissent à désirer !

Mais il va falloir composer avec, au moins jusqu’au mercato où l’on peut espérer des renforts qui ne seront pas de trop (à condition de ne pas renouveler les erreurs des expériences passées à ce sujet…) . D’ici là, c’est bien le voisin rennais qui viendra samedi soir se dresser sur la route des Nantais dans la perspective d’un derby qui à toujours su réveiller les identités régionales et la motivation des deux camps.

Se raccrocher à de telles reliques vue la situation paraît bien dérisoire mais faute de mieux, il faut bien se raccrocher à quelque chose. Alors si Nantes, malgré sa situation, veut rassurer les supporters de la Bretagne à la Vendée sur la suprématie footballistique que le club a tenue pendant de longues années, ce match peut être l’occasion de reconquérir les déçus dont le cœur balance entre les deux clubs. On dira donc pour conclure qu’un peu d’orgueil suscité par une vieille rivalité régionale, c’est toujours mieux que la résignation. Alors puisque notre président veut envoyer ses joueurs au combat, il faut que le stade de la Route de Lorient tombe aux mains des guerriers ligériens !


Le FCNA face à son adversaire :

RENNES :
Forme actuelle : les Rennais manquent de constance pour espérer figurer dans la partie supérieure du tableau, mais reste une équipe redoutable à domicile puisque même l’ogre lyonnais s’y est cassé les dents pour la première fois cette saison.
En hausse : l’équipe est un mélange de jeunes joueurs talentueux (Pouplin, Faty, Bourillon, Didot…) associés à un recrutement efficace de joueurs plus expérimentés (Melchiot, Cheyrou, Moreira…). Une politique qui pourrait faire des envieux quelques kilomètres plus au sud…
En baisse : le stade rennais, malgré un classement relativement correct, reste la moins bonne attaque du championnat avec 11 buts inscrits seulement en 15 journées. Le départ de Frei a laissé des séquelles que les Utaka, Moreira, Briand et autre Monterrubio n’arrivent pas à résorber.

FCNA :
Forme actuelle : courant désespérément après sa troisième victoire, Nantes n’avance pas dans ce championnat confirmant à chaque journée l’enlisement dans les profondeurs du classement.
En hausse : le retour probable de Briant dans les buts et celui, espérons-le, de Cetto en défense centrale constituent la seule véritable bonne nouvelle en vue du déplacement à Rennes. Notons que Roussillon et Eo partagent un discours qui se veut résolument optimiste, mais dont les retombés en terme de résultats se font encore attendre.
En baisse : les performances (et encore le mot est galvaudé vues les circonstances) de certains joueurs laissent franchement à désirer, voire frisent le ridicule en ce qui concerne Oliech. Le manque de confiance n’excuse pas le manque d’implication et les lacunes techniques.

Le défi qu’impose le derby contre Rennes peut être un gage supplémentaire de motivation même si je ne suis pas sûr que des joueurs venant d’horizons aussi divers aient un quelconque sentiment de rivalité régionale ! Ceci ne semble donc plus qu’être une vieille rengaine de supporters qui sont encore là (heureusement), afin de sauvegarder un semblant d’identité…

Les équipes :

Rennes :
Pierre Dréossi a communiqué la liste des 18 joueurs retenus pour la réception de Nantes, samedi (16eme journée de L1). Utaka revient de suspension et Monterrubio de blessure. Quant à Mensah, toujours blessé, il n’a pas été retenu.
L’équipe qui devrait débuter la rencontre :

Pouplin-Melchiot-J.Faty-Edman-Bourillon-MBia-Br.Cheyrou-E.Didot-Sorlin-Monterrubio-Utaka

Remplaçants : Revault-Perrier-Doumbé-Marveaux-Y.Hadji-Sow-Moreira-Briand

FCNA :
George Eo a communiqué sur le site officiel du FCNA la composition du groupe nantais pour le déplacement à Rennes samedi soir. Oliech et Wilhelmsson font les frais de leurs mauvaises prestations et ne participeront pas au derby breton. Da Rocha et Rossi seront eux aussi absents pour cause de blessure. Quant à Cetto et Payet, ils ont finalement été jugés aptes à tenir leur poste.
L’équipe qui devrait être alignée au coup d’envoi :

Briant-Cubilier-Pierre-Cetto-Signorino-Norbert-Faé-Saïdou-Payet-Diallo-Keserü

Remplaçants : Stojkovic-Das Neves-Guillon-Savinaud-Ca-Dimitijevic-Boukhari

Arnaud FROGER
Avec la participation d’Emmanuelle HINGANT

Nantes, le 01/12/2006

26/11/2006 - L1 / 15e journée : Nantes 1-1 Paris

Nantes obtient le nul face à Paris (1-1) pour le compte de la 15e journée du championnat de France de ligue 1. Un point gagné à la suite d’un match difficile pour des Nantais qui, sans une bonne fin de match, seraient sortis vaincus. Le FCNA manque l’occasion de quitter la zone rouge afin de se relancer dans le championnat et reste 18e. Un score dont Nantes peut se satisfaire car la prestation des jaunes et verts était loin d’être merveilleuse ce soir.

Un point de justesse

A peine Nantes avait donné le coup d’envoi que la tournure du match virait en faveur de Paris. Après seulement une seule minute de jeu, les Parisiens, suite à une bonne séquence de jeu, ouvre la marque. Ce but est signé Bonaventure Kalou qui reprend dans la course une passe de Dramé pour ensuite frapper en pleine lucarne. Stojkovic est battu (0-1, 1’). Les Nantais sont déstabilisés par cette ouverture du score précoce et ne trouveront jamais en cette première période un véritable rythme. Malgré une légère amélioration entre la 10e et la 20e minute de jeu, les Canaris laissent peu à peu place à l’adversaire. Avec un jeu peu construit et parfois incohérent, sans oublier un déchet technique agaçant, Nantes affiche une prestation de mauvaise qualité. Paris profite de la méforme nantaise pour se créer quelques situations. A la 34’, Kalou décale Dramé qui manque de peu de lui remettre la balle en plein centre. Quelques corners et coups-franc animent ce match mais c’est relativement Paris qui domine les échanges et à la pause, le score est logique.

Au retour des vestiaires, Nantes veut redonner du rythme à son jeu en faisant rentrer notamment Keserü mais le jeu des coéquipiers de Cubilier est loin de se développer. A ce jeu, c’est le PSG qui profite en se créant quelques occasions. Mendy alerte la défense à la 47’ par une frappe joliment exécutée. A la 71’, Armand et Pauleta manque de se créer une excellente situation sur un contre. Nantes se reprend en fin de match et profite d’un bon centre de Dimitrijevitch pour égaliser. C’est Da Rocha qui reprend la balle et offre un but à son équipe (75’, 1-1). La fin du match est équilibrée, voir un peu plus en faveur de Nantes mais le score ne bougera pas.

1-1, le score est presque chanceux pour des Nantais en manque d’inspiration face à des Parisiens qui auraient pu retrouver le succès. Le combat pour quitter la zone de relégation se poursuit.

L1 / 15eme journée
NANTES – PSG : 1-1

Stade de le Beaujoire
32 104 spectateurs
Temps nuageux
Pelouse en bon état
Arbitre : M.Coué

Buts : Kalou (2eme) pour le PSG – Da Rocha (75eme) pour Nantes

Avertissements : Pierre (23eme), Da Rocha (27eme), Das Neves (42eme) pour Nantes – B.Mendy (30eme), Yepes (55eme) pour le PSG

Expulsion : Aucune

Reynald MAILLOT
Nantes, le 26/11/2006

24/11/2006 - L1 / 15e journée : Nantes - Paris

Enjeu du match :

Le déplacement dans le Pas-de-Calais fut synonyme d’une nouvelle désillusion pour le FCNA. Certains diront que compte tenu de la situation, une défaite chez le 3ème du Championnat n’a rien de très surprenant. Pourtant, les supporters nantais étaient en droit d’attendre du mieux vue la série de trois matchs sans défaite entamée contre Monaco. Mais le RCL est venu briser l’élan canari d’un revers sans contestation possible. On a pu voir lors de ce match que l’écart immense, tant dans le jeu que dans la finition, reflétait la situation antinomique des deux clubs. Sûrs de leur force, les Lensois ont paralysé des nantais toujours en manque de confiance et en quête d’assurance dans leur jeu qu’ils peinent terriblement à trouver. Fébrile individuellement et collectivement, le FCNA n’a su profiter d’un mieux-être apparent et a été immédiatement renvoyé à ses doutes.

On ne peut gagner des matchs au plus haut niveau si on ne met pas tous les atouts de son côté. Or il semble que les joueurs nantais avaient laissé leur football mais surtout leur mental (leur véritable bouée de sauvetage jusqu’à présent) sur les bords de Loire. La rencontre qui s’annonce ce dimanche à 18h face au PSG doit permettre aux Canaris de retrouver, devant leur public, tous les ingrédients indispensables pour gagner un match. Il n’est même pas envisageable pour le FCNA de rééditer une telle non performance ce week-end faute de signer immédiatement son arrêt de mort. Manquer de repères, de sérénité, de confiance, certes devenus des éléments fondamentaux du succès en football est une chose, mais ne pas jouer en est une autre. Il va falloir faire preuve d’un peu plus de combativité pour espérer s’en sortir, car, plus qu’une simple rechute, le FCNA s’est relâché à Lens. L’équipe a pâti d’un cruel manque d’investissement que même un club qui ne respire pas la confiance comme le PSG n’a pas à déplorer.

A la reconquête d’une place moins oppressante depuis de nombreuses semaines déjà, le FC Nantes se voit donc offert une nouvelle occasion de se racheter devant ses supporters face à une équipe elle-même en difficulté par rapport à son statut : le PSG. Soit les joueurs nantais réagissent et font coup double en se rassurant eux-mêmes et en rassurant des supporters qui font la grise mine, soit ils démontrent clairement que le club s’enlise et que la récente série encourageante n’était qu’une brève éclaircie dans un tableau pour l’instant bien noir…

Le FCNA face à son adversaire :

FCNA :
Tendance actuelle : cinq points pris sur douze possibles lors des quatre dernières rencontres, le bilan comptable laisse encore à désirer pour pouvoir prétendre à une place plus honorable.
En hausse : une série prometteuse certes courte, puis une nouvelle désillusion à Lens, il n’y a guère que l’optimisme affiché par le président Roussillon cette semaine (cf. site officiel) auquel on puisse se raccrocher.
En baisse : la performance collective dans son ensemble et l’implication de certains joueurs qui laisse à désirer sur les dernières rencontres parmi lesquels Signorino, Saïdou, Wilhelmsson ou encore Diallo qui devraient pourtant figurer parmi les éléments moteurs de l’équipe.

PSG :
Tendance actuelle : les Parisiens sont sur une mauvaise série depuis quelques semaines concédant deux défaites au Parc des Princes lors des trois derniers matchs dont la dernière en date face aux Girondins de Bordeaux, à laquelle s’ajoute la défaite cinglante face à une équipe méconnue de Tel-Aviv en Coupe UEFA.
En hausse : les individualités nombreuses qui jalonnent l’effectif parisien avec en tête de liste Pauleta, le meilleur buteur du championnat depuis plusieurs années et qui pourrait bien rempiler cette année puisqu’il a déjà inscrit six buts.
En baisse : tout comme la Jonelière, le Camp des Loges ne respire pas la sérénité en ce moment. La démission de Guy Lacombe a été réclamée pour la première fois par les supporters parisiens lors de la défaite au Parc face à Bordeaux la semaine passée.

La pression sera donc dans les deux camps dimanche pour un match qui se gagnera sûrement dans la tête et à ce jeu-là, les deux équipes partiront à égalité à moins que le soutien du public ne fasse pencher la balance côté nantais.

Retrouvez les compositions des équipes ce week-end sur VFCN !

Arnaud FROGER,
Avec la participation d'Emmanuelle HINGANT
Nantes, le 24/11/2006

19/11/2006 - L1 / 14e journée : Lens 2-0 Nantes

Les Canaris ont stoppé leur série de trois matchs sans défaite hier soir en déplacement à Lens. Les jaunes et verts, sans grande inspiration, ont rapidement été dominés par les Lensois. Une défaite 2-0 qui laisse le FCNA dans la zone rouge du classement sans réelles perspectives d’avenir. Malgré une rivalité dans le jeu plus proche que le score, les Lensois ont su tirer le maximum de leurs qualités actuelles pour s’imposer sans bavures. Nantes n’a jamais vraiment pu inquiéter l’arrière-garde nordiste et se retrouve aujourd’hui à nouveau 18e.

Une défaite logique

Nantes venait à Lens en espérant tirer un résultat autour du nul. Connaissant la forme actuelle des Lensois, les Canaris voulaient surtout faire bonne impression et peut-être espérer un peu plus. Cependant, la stratégie d’EO s’est rapidement vue bousculée quand après seulement une minute de jeu, via un coup franc côté droit tiré par Demont, Hilton dévie pour Coulibaly qui marque de la tête. Après seulement soixante secondes, la défense nantaise a déjà cédé (1’, 1-0). Tout cela n’est pas bon pour la confiance et les Nantais se retrouvent vite en position délicate. Avec la confiance, Lens continue ses offensives et Nantes ne parvient pas à trouver ses attaquants. Il faudra attendre la 27e minute pour constater la première occasion nantaise. Itandj repousse une tête de Diallo, Wilhelmsson combine avec Rossi à la réception pour voir ce dernier décocher une puissante frappe déviée en corner. Lens gère son match et inquiète par quelques attaques sur les couloirs la défense nantaise qui aboutissent rarement. A la mi-temps, le score est de 1-0.

Au retour des vestiaires, Nantes doit réagir mais Lens bloque toutes les tentatives nantaises et parvient même à s’offrir des occasions de break. Thomert à deux reprises manque de mettre un K.O aux jaunes et verts. A la 57’, le Lensois, après avoir effacé Cetto s’offre un duel face à Briant mais sa frappe est hors-cadre. Quelques minutes après, Thomert reprend d’une volée une passe de Cousin. Il oblige Briant à exploiter tout son talent pour éviter le second but. La fébrilité du FC Nantes est criante et les tentatives des hommes de EO se font de plus en plus rares. Le deuxième but semble inévitable. Ce dernier intervient à la 82’ quand Keita marque sur coup-franc (82’, 2-0). Le sort du match est scellé et Nantes signe une nouvelle défaite.

Malgré quelques espoirs ces dernières semaines, les lacunes défensives et offensives ont refait surface aujourd’hui. Le niveau de jeu du FCNA est encore trop faible pour les voir revenir plus haut. La bataille pour le maintien continue.

L1 / 14eme journée
LENS - NANTES : 2-0

Stade Félix-Bollaert
33 128 spectateurs
Temps doux
Pelouse en bon état

Arbitre : M.Chapron

Buts : Ad.Coulibaly (1ere) et Se.Keita (83eme) pour Lens

Avertissements : Kovacevic (45eme) pour Lens - Saïdou (11eme) et Rossi (77eme) pour Nantes

Expulsion : Aucune

Reynald MAILLOT
Nantes, le 19/11/2006

17/11/2006 - L1 / 14e journée : Lens - Nantes

Enjeu du match :

A un corner de sa troisième victoire en championnat, le FC Nantes a dû concéder le match nul dans les dernières secondes du match face aux Stéphanois de Jérémie Janot, monté délivrer une passe décisive pour l’occasion. C’est encore un fois deux nouveaux points laissés bêtement en route, mais il y a du mieux et il est de bonne augure de le souligner. Au terme de cet incroyable scénario, les motifs d’espoir sont en effet bien réels. Le FC Nantes reste d’ailleurs sur une série de trois matchs sans défaite, ce qui lui a permis de quitter temporairement la zone rouge dans laquelle il s’était malencontreusement installé depuis le début de la saison. Laissant le défaitisme de côté, les joueurs nantais ont affiché un esprit combattant et opiniâtre, véritable gage de réussite afin de sortir la tête de l’eau. Une bouffée d’air qui n’est pas sans rappeler qu’un mental d’acier est décidément une des vertus de ce sport. Forts de cet esprit de reconquête qui les anime, les Canaris ont désormais pour mission de regagner une place plus honorable dans l’élite du football français d’ici la trêve hivernale. Pas question donc de s’arrêter en si bon chemin, et il va falloir passer à la vitesse supérieure afin de se rassurer définitivement.

En effet, alors que le ciel semble quelque peu s’éclaircir sur les bords de la Loire, les joueurs nantais vont tout d’abord devoir aller affronter Lens dans le ciel gris de Bollaert. Paradoxe donc, mais le FC Nantes devrait pouvoir trouver la lumière si certains de ses joueurs brillent par leurs coups d’éclat, à l’image des buts splendides inscrits par Cubilier et Boukhari la semaine passée. Il faudra tout faire pour que cette bonne équipe lensoise ne vienne pas éclipser les progrès nantais enregistré ces derniers temps. Pour cela, Nantes devra livrer un match plein d’envie comme contre les Verts mais aussi plein de spontanéité et de fluidité, le petit truc en plus, qui permet d’engranger quelques points supplémentaires. De la volonté certes, mais également de l’audace pour aller défier un postulant aux places qualificatives pour la Coupe d’Europe et qui plus est, devant un des tout meilleur public de France.
Un défi qui, il y a quelques semaines, aurait plus ressemblé à une montagne mais qui semble désormais à la portée des Canaris. Sans avoir de quoi pavoiser pour le moment, les Nantais semblent enfin sur la bonne voie. Charge à eux de ne pas en dévier…

Le FCNA face à son adversaire :

FCNA :
Tendance actuelle : du mieux dans les résultats mais ce n’est pas encore ça dans le jeu. A défaut on s’en contentera le temps d’engranger quelques points supplémentaires.
En hausse : ce n’est pas la série du siècle, mais le FCNA reste invaincu depuis trois rencontres. C’est bon pour le mental, chose qui ne semble pas manquer aux Nantais jusqu’à présent.
En baisse : Nantes semble avoir eu du mal a conserver son avantage lors du dernier match. Par deux fois, les Stéphanois sont revenus au score alors qu’il ne restait que quelques secondes à tenir. Un manque de concentration qu’il ne faudra pas renouveler dans le Pas-de-Calais.

RCL :
Tendance actuelle : irrégulier en début d’exercice, le RCL semble avoir gagné une certaine sérénité puisque en restant invaincu depuis cinq rencontres, le club occupe actuellement la 3ème place.
En hausse : l’équipe s’appuie sur un belle colonne vertébrale composée de joueurs talentueux comme Itandje, Hilton, Demont, Keita ou encore Dindane. Des individualités au service d’un collectif désormais bien huilé.
En baisse : l’actuel meilleur buteur du championnat est lensois, il se nomme Dindane, il est vif, puissant et adroit devant le but, mais heureusement pour Nantes, il assistera à la rencontre depuis les tribunes pour cause de blessure.

Les équipes :

RCL :
Francis Gillot a communiqué une liste de dix-huit joueurs pour la réception de Nantes. Jemaa et Dindane sont blessés. En revanche, Demont et Cousin, un temps incertains, font partie du groupe.
L’équipe qui devrait débuter la rencontre :
Itandje-Hilton-Ad.Coulibaly-Demont-Ramos-Carrière-Se.Keita-N.Kovacevic-Jussiê-D.Cousin-Thomert

Remplaçants : Chabbert-Barul-Gillet-Vignal-Si.Keita
-Boukari- Monnet-Paquet

FCNA :
Georges Eo a communiqué sur le site de Nantes la composition de son groupe de 18 joueurs pour le déplacement de samedi à Lens (14eme journée de L1). Retour de G.Norbert, de Cetto et de Stojkovic, qui pourrait d’ailleurs garder les cages nantaises samedi soir ayant menacé de quitter le club s’il ne regagnait pas rapidement une place de titulaire. Payet et Ca sont quant à eux blessés.
Les titulaires pourraient donc être les suivants :
Stojkovic-Cubilier-Signorino-Pierre
-Cetto-G.Norbert-Boukhari-Faé-Saïdou-Rossi-M.Diallo

Remplaçants : Briant-Das Neves-Guillon-Savinaud-Da Rocha-Wilhelmsson-Keserü

Arnaud Froger,
Avec la participation d’Emmanuelle HINGANT

Nantes, le 17/11/2006

12/11/2006 - L1 / 13e journée : Nantes 2-2 St Etienne

Score nul de 2 buts partout entre l’AS Saint-Étienne et le FC Nantes Atlantique à l’occasion de la 13e journée du championnat de France. Au terme d’un final de folie, les deux formations se sont neutralisés et chacune des deux équipes peut nourrir des regrets. Nantes est passé très près d’un succès attendu mais devra se contenter d’un score nul qui n’arrange pas vraiment la situation au classement. Retour sur un match à regrets.

Nantes frôle le succès

Le match était l’occasion pour le FC Nantes de renouer devant son public avec le succès et peut-être de débuter une série positive. Les hommes de Georges ont donc logiquement adopté un style offensif dès le début de la rencontre avec plus ou moins de réussite. C’est cependant une frappe nantaise de Diallo (7’) qui donne le ton de la rencontre, avec des Nantais qui jouent haut et semblent vouloir prendre les commandes de la rencontre. Ce n’est toutefois pas chose simple face à des stéphanois bien organisés qui tentent parfois des percées dans la défense nantaise. A l’image de Piquionne (20’) qui manque de justesse un duel avec Vincent Briant, le gardien nantais. Quelques minutes plus tard, c’est les Nantais qui s’illustrent avec Rossi qui sur une frappe manque d’ouvrir le score (24’). Le rythme augmente légèrement à l’avantage des jaunes et verts. Le corner obtenu à la 38’ minute lance définitivement la partie. Le coup de pied de coin est joué en deux temps par les Canaris qui voient leur combinaison repoussée par Diatta, mais Eric Cubilier est à la réception et reprend d’une magnifique reprise un ballon qu’il propulse dans le but stéphanois (1-0, 38’). La Beaujoire exulte mais la joie sera de courte durée. Sur un coup franc pendant les arrêts de jeu, Pascal Feindouno reprend de la tête un ballon de Dernis qui finit au fond des filets (1-1, 45+3’). Les deux équipes rentrent au vestiaire sur le score de 1-1.

Au retour des vestiaires, le FC Nantes est plus tendu et les Verts en profitent avec une percée rageuse de Piquionne qui donne à Feindouno qui manque le cadre (48’). Nantes peine un peu et subit les actions adverses. Le poteau sauve les Nantais à la 65’ en repoussant une tête de Piquionne. L’entrée de Claudiu Keserü tente de dynamiser l’attaque nantaise. Faé manque une combinaison avec ses coéquipiers en frappant seul loin du but stéphanois (73’), un très mauvais choix de sa part. Les Nantais reviennent à égalité, en termes de jeu, des Verts et tentent sur les 10 dernières minutes d’obtenir le succès. Les deux équipes peuvent maintenant repartir avec les trois points. Faé manque pourtant à la 83’ la balle de but en se débattant dans la surface et en frappant sur Janot qui repousse de justesse. La Beaujoire pousse ! Nantes va tout faire dans ces 5 dernières minutes pour arracher le succès. Les espoirs reposent sur la rentrée de Nourdin Boukhari qui quelques secondes après sa rentrée offre un but à son équipe. Une frappe de 30 mètres qui trompent Janot ! Fantastique pour ce joueur exclu des terrains depuis de longues semaines. Cependant, les Nantais vont se faire rattraper dans les tous derniers instants par un but sur corner de Vincent Hognon (92’). Incapable de tenir un score, Nantes quitte la pelouse sur un score nul de 2-2.

Nantes tenait la victoire mais l’a lâché face à des Verts tenaces qui méritaient également ce point. Dure soirée pour le FCNA qui est passé tout près de la victoire. A concrétiser dès la semaine prochaine pour la 14e journée, à Lens.

L1 / 13eme journée
NANTES – SAINT-ETIENNE : 2-2

Stade de la Beaujoire
32 404 spectateurs
Temps doux
Pelouse en bon état
Arbitre : M.Fautrel

Buts : Cubilier (40eme) et Boukhari (87eme) pour Nantes – Feindouno (45eme+2) et Hognon (94eme) pour Saint-Etienne

Avertissements : Signorino (38eme) pour Nantes - Piquionne (36eme) et Feindouno (45eme) pour Saint-Etienne

Expulsion : Aucune

Reynald MAILLOT
Nantes, le 12/11/2006

10/11/2006 - L1 / 13e journée : Nantes - St Etienne

Enjeu du match :

« Deux points perdus bêtement ! », « C’est toujours ça de pris ! », les avis étaient partagées après le match face à Sedan où, dans cette rencontre de la peur, les deux équipes se sont quittées sur un match nul un but partout. Un match « nul » au sens propre comme au sens figuré d’ailleurs, puisque ce résultat, qui n’arrange aucun des belligérants, fut obtenu au terme d’ un match ennuyeux, un match qui sentait le sauve-qui-peut ! Les joueurs nantais n’ont pas réussi au cours de cette partie navrante à prendre la mesure de leur objectif puisqu’on ne peut pas dire qu’ils aient tout mis en œuvre pour s’imposer dans les Ardennes. Dommage d’avoir à déplorer une nouvelle fois ce manque d’audace caractéristique des rencontres à l’extérieur du FC Nantes cette saison.

Néanmoins, les joueurs nantais vont retrouver un rythme de match régulier jusqu’à la trêve, à raison d’une rencontre par semaine puisque la Coupe de France ne commencera qu’en janvier. Une stabilité qui devrait favoriser une meilleure préparation des matchs et assurer une certaine fraîcheur, afin d’éviter des blessures qui n’ont pas épargné les Canaris jusqu’à présent. Espérons que ces conditions idéales permettent aux Nantais de remonter rapidement au classement, afin d’aborder la 2ème moitié du championnat plus sereinement. La rencontre de samedi constitue quant à elle une nouvelle opportunité pour les joueurs nantais de redorer le blason du club et de reprendre confiance pour la suite, dans la mesure où elle opposera le FC Nantes à l’AS Saint-Étienne. Même si cette affiche doit plus son caractère illustre à des succès désormais passés pour les deux clubs, nombreux sont les supporters qui, par nostalgie, se rendront à la Beaujoire samedi soir. Malgré une victoire 3-0 en match amical en juillet dernier, la situation sera à l’avantage des Stéphanois qui comptent deux fois plus de points que leurs homologues ligériens. Mais les Nantais, poussés par un public venu nombreux et menacés par les abîmes du classement, peuvent certainement tirer leur épingle du jeu, si du jeu ils pratiquent. En effet, dans ce genre de match, plus ouvert que d’autres, bien souvent la solution passe par le jeu, l’allant et l’opportunisme. Il faut pour cela espérer que les Canaris puissent se libérer de leurs chaînes afin de s’envoler vers d’autres cieux plus prestigieux…

Le match de samedi ne devrait donc pas manquer de panache puisqu’il opposera deux « anciennes » gloires du football français. Si les Stéphanois ont pour l’instant réussi cette première parie de championnat et font honneur à leur statut, les Canaris devront eux montrer à leur public qu’un grand club ne meurt jamais afin de redonner tout son prestige à une rencontre qui enflammait les supporters des deux clubs rivaux dans les années 1970.

Le FCNA face à son adversaire :

FCNA :
Forme du moment : certes, Nantes a été plus bas au classement, mais le renouveau n’est pas encore manifeste au vu de la prestation laborieuse des Canaris à Sedan qui ont eût toute les peines du monde à ramener le point du match nul.
En hausse : l’infirmerie se vide, et certains joueurs prennent une autre mesure dans la difficulté, à l’image de Dimitri Payet, prometteur et devenu incontournable sur le flanc gauche (il est d’ailleurs l’actuel meilleur buteur nantais avec trois réalisations).
En baisse : les résultats ne sont toujours pas à la hauteur de nos attentes et les signes d’améliorations restent peu nombreux.

ASSE :
Forme du moment : les verts sont 7ème au classement après une première partie de saison tout à fait honorable et un récent succès face à Toulouse 3-0 qui reflète bien l’état d’esprit d’une équipe ambitieuse et tournée vers l’attaque.
En hausse : Saint-Étienne possède une véritable force de frappe en attaque (à l’inverse de leur adversaire du soir), avec le trio Piquionne-Ilan-Feindouno qui totalise déjà 12 buts ! La 2ème attaque du championnat derrière Lyon a donc de l’appétit. A charge pour les Canaris de prouver à ces « ogres stéphanois » qu’ils ne sont pas comestibles.
En baisse : les verts sont trop irréguliers et alternent le bon et le moins bon depuis le début de la saison même si le bon est prédominant. Pour preuve, sur les quatre dernières rencontres en championnat ils ont consécutivement perdu à Lyon, défait Le Mans à domicile, été défait à Troyes 3-1, et balayé le TFC 3 à 0 dans le chaudron.


Les équipes :

FCNA :
Georges Eo a communiqué sur le site du FC Nantes la composition de son groupe de 18 joueurs pour la venue de Saint-Étienne samedi (13ème journée de L1). Alors que Guillaume Norbert et Mauro Cetto sont forfaits, Keserü effectue son retour au détriment d'Oliech
L’équipe qui devrait débuter la rencontre :

Briant-Cubilier-Pierre-Guillon-Signorino-
Faé-Saïdou-Wilhelmsson-Payet-Rossi-Diallo

Remplaçants : NDy Assembe-Das Neves-Ca-Boukhari-Da Rocha-Savinaud- Keserü

ASSE :
Ivan Hasek a communiqué sur le site du club (www.asse.fr) la composition de son groupe de 18 joueurs pour le déplacement de samedi à Nantes (13ème journée de L1). Pas d’absence notable côté stéphanois, puisque les verts pourront compter sur Piquionne et Sablé qui sont de retour.
L’équipe probable au coup d’envoi :

Janot-Diatta-Hognon-Ilunga-Z.Camara-Sablé-
Landrin-Dernis-Feindouno-Ilan-Piquionne

Remplaçants :Viviani-F.Diawara-Perquis-Hautcoeur-Bilos-Heinz-B.Gomis

Arnaud FROGER
Avec la participation d’Emmanuelle Hingant
Nantes, le 10/11/2006

05/11/2006 - L1 / 12e journée : Sedan 1-1 Nantes

Match nul entre le FC Nantes Atlantique et Sedan dans le cadre de la 12e journée du championnat de France. Les Canaris obtiennent un bon résultat au vue de la domination sedanaise en seconde période qui aurait pu faire plier les jaunes et verts. Nantes reste dans la zone rouge et devra envisager une solution pour y sortir avant la fin de l’année.

Un nul presque chanceux…

Un gros enjeu pesait sur la rencontre et c’est dans cet état d’esprit que les deux équipes entamaient la rencontre. Les Canaris affichaient une solidarité rarement vue avant le coup d’envoi. Les Nantais tentaient à prendre les commandes de la rencontre avec une montée de Payet dès la première minute. Mais la rencontre s’équilibrait et tournait même à l’avantage des Sedanais qui malgré une maîtrise du jeu, ne parvenaient pas à se créer des occasions franches. Les actions nantaises étaient plutôt timides et c’était seulement par des frappes lointaines ou des contres que s’illustraient les jaunes et verts. Le rythme de la rencontre était pourtant faible et ce match était représentatif d’une rencontre de bas de tableau. Le déchet technique était présent, ce qui gâchait un peu le jeu. Les Sedanais bénéficiaient toutefois de quelques points intéressants. A la 25’, Gregory Pujol manque de battre Briant sur une frappe. Puis quelques corners ponctuent de bonnes séquences ardennaises. Les hommes de Georges EO ont un peu de mal à se créer de bonnes occasions. Mais Nantes termine cette première période mitigée par la meilleur des choses possibles : l’ouverture du score. Suite à une combinaison sur coup franc entre Payet et Rossi, le Réunionnais profite d’être démarqué pour recevoir une bonne passe de Rossi qu’il conclue facilement ( 0-1, 43’). Nantes rentre au vestiaire avec le sourire. Si le score reste en leur faveur, les Nantais pourraient souffler un peu. Mais une nouvelle période les attend…

Sedan relance la partie avec beaucoup plus d’envie. Nantes tente de contenir les offensives sedanaises qui deviennent de plus en plus pressantes. La défense nantaise ne semble plus très à l’aise et les offensives se font rares. Et à ce petit jeu, le dernier rempart nantais va céder face à l’ex-nantais, Gregory Pujol qui reprend un centre au point de penalty à la suite d’une bonne séquence de jeu (1-1, 63’). Les Sedanais vont ensuite poursuivre leur pressing pour acculer chaque minute un peu plus la défense nantaise. Mais les Canaris tiendront dans la douleur ! 1-1, score finale. Sedan aurait même pu obtenir la victoire avec un peu plus d’application…

Nantes devra poursuivre son combat pour se sortir de la zone rouge avant la fin de l’année. Le FCNA n’est toujours pas guéri…

L1 / 12eme journée
SEDAN – NANTES : 1-1

Stade Louis-Dugauguez
15 469 spectateurs
Temps couvert
Pelouse en bon état

Arbitre
M.Castro : 7

Buts : Pujol (61eme) pour Sedan – Payet (43eme) pour Nantes

Avertissements : Marin (63eme), Le Moigne (75eme), Amalfitano (89eme) pour Sedan – Diallo (71eme) pour Nantes

Expulsion : Aucune

Reynald MAILLOT
Nantes, le 05/11/2006

03/11/2006 - L1 / 12e journée : Sedan - Nantes

Enjeu du match :

Enfin une petite bouffée d’air pour les Canaris qui ont enfoncé un peu plus Monaco la semaine dernière après un succès amplement mérité. Parfois les rencontres se suivent et ne se ressemblent pas car les Canaris, plus volontaires que leurs homologues de principauté, ont montré un bien meilleur visage que lors de leur déplacement à Nancy. Pourtant samedi soir, les Canaris devront livrer bataille dans le même genre du match que face à Monaco, puisque les deux équipes se tiennent à un point au classement dans la zone de relégation. Zone dont les Nantais seraient bien avisés de sortir rapidement s’ils ne veulent pas retomber dans leurs travers.

En effet, inutile de préciser l’enjeu de ce match lorsque l’on regarde le classement. Le FCNA, en cas de victoire, mettrait Sedan à 4 points tout en sortant probablement de la zone rouge. C’est donc un match à 6 points que disputeront les Canaris samedi soir face à un adversaire probablement remonté après le récent limogeage de leur entraîneur S. Romano. Les Nantais devront supporter la pression liée à la place qu’occupe actuellement le club tout comme leurs hôtes dans une situation similaire. Mais ces derniers, à la différence des Canaris, pourront compter sur l’appui de leurs supporters. Il faudra que le FCNA renverse la vapeur et mette les Sedanais sous pression pour faire du public ardennais un poids supplémentaire à supporter pour Sedan. Les « sangliers », actuellement en difficulté, auront du mal à se rassurer si le FCNA les privent dès le début de ballons et occupe le terrain en conquérant. Il faudrait d’ailleurs que les Ligériens soient un peu moins timorés à l’extérieur et beaucoup plus audacieux pour pouvoir espérer faire un résultat en déplacement. Espérons que le succès face à Monaco aura redonné suffisamment de confiance au FCNA afin de se libérer en terre ardennaise, et sortir enfin de l’ombre.

Il est temps que Nantes retrouve une place un peu plus confortable au classement et enregistre une série de bons résultats pour ne plus être la risée des media. Nantes ne doit plus être le « bon coup » du samedi soir, l’équipe contre laquelle on est sûr de prendre des points. Après l’espoir entrevu contre Monaco, il est impératif d’enchaîner face à un adversaire direct pour le maintien, mot que l’on aimerait voir être utilisé avec parcimonie pour la suite du championnat.

Le FCNA face à son adversaire :

FCNA :

Forme et tendance actuelle : dans le duel des mal classés, les Nantais sont sortis vainqueurs face aux Monégasques la semaine passée. De quoi redonner un brin de confiance aux joueurs pour rééditer cette performance en terre ardennaise.
En hausse : le fait d’avoir sorti la tête de l’eau pour recoller au classement et abandonner la dernière place aux Monégasques est un premier pas encourageant dans la perspective d’une remontée rapide au classement. Il faut désormais confirmer.
En baisse : ne nous voilons pas la face, la situation des Canaris reste critique. Les performances à l’extérieur n’ont pour l’instant jamais ou presque été satisfaisantes. La peur de mal faire n’est pas une vertu du football moderne et pour marquer des buts (le talon d’Achille des Nantais actuellement), il faut attaquer.

Sedan :

Forme et tendance actuelle : Sedan occupe actuellement la 18ème place avec 9 points, soit un de moins que leurs adversaires du soir. Les Ardennais n’ont pris qu’un point seulement sur les trois derniers matchs et ont encaissé la bagatelle de trois buts par match en moyenne lors de ces rencontres.
En hausse : le récent changement d’entraîneur (José Pasqualetti a remplacé Serge Romano) devrait donner un nouvel élan aux Sedanais qui auront à cœur de prouver leur valeur devant leur nouveau coach.
En baisse : la blessure de Noro, véritable métronome de l’équipe, est un coup dur pour Sedan qui doit réorganiser son animation offensive. Sans chef d’orchestre, les Sedanais devront en plus rester sur leur garde car l’équipe encaisse actuellement beaucoup trop de buts.

Samedi soir, au stade Louis-Dugauguez, la moins bonne défense du Championnat accueille donc la moins bonne attaque pour un match sous haute tension. Sans Cetto et probablement sans Guillon (très incertain), les Nantais devront sortir de leurs gonds et aller chasser du sanglier s’ils ne veulent pas prendre une nouvel charge qui les renverrait directement d’où ils viennent.

Arnaud Froger

Nantes, le 03/11/2006

29/10/2006 - L1 / 11e journée : Nantes 1-0 Monaco

Victoire nantaise à l’occasion de la réception de Monaco dans le cadre de la 11e journée du championnat de France de Ligue 1. Une victoire 1-0 méritée pour des Nantais qui ont montré un meilleur visage face à des Monégasques bien tendres, qui se trouvent aujourd’hui lanterne rouge du classement. Nantes profite de cette victoire pour respirer un peu avant de nouveaux rendez-vous qui s’annoncent capitaux.

Deuxième succès en onze rencontres !

Nantes entrait dans la rencontre avec de bonnes intentions et comptait sur cette rencontre primordiale pour se sortir de la situation difficile actuelle. La tête de Cetto dès la première minute donnait le ton à une rencontre qui allait vite tourner à l’avantage des Canaris. Nantes joue de manière offensive et espère rapidement mettre en difficulté une équipe monégasque sous pression. Le FCNA développe ses intentions avec une frappe de Payet à la 10e minute contrée par la défense monégasque. Poussés par un public solidaire et proposant un jeu fidèle à l’identité nantaise, les Nantais parviennent à malmener une équipe monégasque qui s’en sort par une timide frappe de Di Vaio (13’). Les envies nantaises sont là et les actions se précisent. L’arbitre offre un penalty à Nantes suite à une main de Lucas Bernardi (19’). Nantes manque pourtant cette chance, Roma stoppant la frappe de Mamadou Diallo… Nantes vient de manquer une belle occasion de marquer mais les hommes de Georges EO vont poursuivre pour finalement ouvrir la marque à la 26’ minute par l’intermédiaire de Julio Hernan Rossi, qui reprend un centre de Diallo (1-0, 26’). Nantes prend un peu d’air et peu dérouler sa fin de première période en profitant des faiblesses des joueurs de l’ASM. Les joueurs du Rocher termineront d’ailleurs à dix après l’expulsion de Plasil pour un deuxième carton jaune !

Au retour des vestiaires, les Nantais tentent de poursuivre sur les bases de la première période. Les coéquipiers de Mauro Cetto, le nouveau capitaine, continuent à jouer haut mais font face à une défense adverse compacte et efficace. Pourtant, Monaco ne parvient pas à bousculer le FCNA. Il essaye tout de même quelques solutions avec l’entrée d’autres joueurs, mais ces derniers ont du mal à infiltrer le camp nantais et se heurtent à des Canaris bien regroupés et solidaires. Les Nantais se créent même dans leur stratégie défensive des occasions comme par exemple à la 76’, une belle frappe de Rossi. La confiance est dans le camp nantais à dix minutes de la fin lorsque Mamadou Diallo est remplacé sous les applaudissements par Dennis Oliech. Les dix dernières minutes sont animées avec deux occasions de part et d’autre. A la 84’, une tête d’Oliech bien placée est repoussée par Roma évitant le break. Quelques minutes après, c’est Di Vaio qui se retrouve seul face à Briant pour manquer l’immanquable ! Le joueur peut s’en vouloir, il vient de manquer une balle d’égalisation !

Nantes obtient un succès précieux dans la course au maintien et laisse sa place à Monaco, qui souffre aussi dans ce championnat. La semaine prochaine, contre Sedan, Nantes devra confirmer.

L1 / 11eme journée
NANTES - MONACO : 1-0

Stade de la Beaujoire
30 745 spectateurs
Temps beau
Pelouse en bon état

Arbitre
M.Jaffredo : 6

But : Rossi (27eme) pour Nantes

Avertissements : Payet (29eme), Cubilier (40eme) pour Nantes - Plasil (15eme, 43eme), Bolivar (20eme), Cufré (52eme) pour Monaco

Expulsion : Plasil (43eme) pour Monaco

Reynald MAILLOT,
Avec la participation d’Emmanuelle HINGANT
Nantes, le 29/10/2006

28/10/2006 - L1 / 11e journée : Monaco - Nantes

Enjeu du match :

Jamais dans l’histoire du FC Nantes Atlantique, une crise n’aura pris une telle ampleur de manière aussi prématurée. En effet, après seulement 10 journées Nantes traverse actuellement une des plus sombres périodes de son histoire. La crise, puisqu’il faut désormais appeler les choses par leur nom, est protéiforme et n’épargne aucun domaine. Sur le plan sportif, la situation est plus que préoccupante puisque les Canaris peuvent désormais regarder les exploits de Lyon ou Saint Etienne devant leur télévision en ce qui concerne la Coupe de la Ligue alors qu’il faudra batailler dur pour remonter au classement en championnat où les Nantais ferment la marche. Ajoutons à cela, des supporters qui s’indignent à la vue de ce bateau qui dérive chaque saison un peu plus depuis le titre de 2001 et dont a été éjecté Serge le Dizet après six journées seulement tandis que les commandants à bord (Dassault, Gripond et Roussillon) semblent avoir été incapables de tenir le cap depuis trop longtemps ! Enfin, au-delà des crises sur et en dehors du terrain, il semble aussi que le club, dont la pratique du beau jeu et la politique de formation ont construit son identité, soit aujourd’hui confronté à une véritable crise de valeur. Le nouvel échec concernant le recrutement a constitué le détonateur pour certains supporters qui prônent à ce titre un retour aux sources ! En attendant, avant que le bateau n’accoste pour effectuer de tels changements, le FC Nantes aura à charge d’éviter le naufrage !
L’idéal serait déjà de remporter le match qui s’annonce crucial face l’AS Monaco lui aussi dans une bien mauvaise posture. Lorsque l’avant dernier affronte la lanterne rouge, il y a toujours beaucoup d’enjeu, d’autant plus que dans le cas présent, ces deux équipes n’ont pas pour habitude de jouer les derniers rôles. N’oublions pas que les Ligériens et le club du Rocher sont les deux derniers champions de France avant l’arrivée de l’ouragan lyonnais. Question de statut, de rang dans la hiérarchie des grands clubs français, Nantes et Monaco ne sont pas à leur place, et auront pour cause commune la victoire. Devenue impérative pour les deux clubs, cette dernière ira au plus offrant et il y aura de toute façon un déçu à la fin du match (ou bien deux en cas de match nul). Pour s’imposer, les Canaris devront se montrer plus combatifs, plus solides derrière, plus réalistes en attaque, bref meilleurs que lors de toutes les précédentes rencontres.
Après tout, quand il n’y a plus grand chose à quoi se raccrocher, c’est peut-être dans ce genre de match, où la pression est à son paroxysme, que Nantes tirera son épingle du jeu.
Perdu en mer dans le brouillard et la tempête médiatique, souhaitons de tout cœur qu’une victoire samedi soir dégagera l’horizon du FCNA au risque toujours plus grand de ne pas en sortir et de sombrer.


Le FCNA face à son adversaire :

FCNA :
Forme et tendance actuelle : Nantes reste sur trois défaites consécutives et occupe la dernière place du classement. Les récents résultats en championnat dont le dernier en date face à Nancy (malgré une fin de match en supériorité numérique) ressemble à une longue descente aux enfers.
En hausse : un état d’esprit pourtant toujours orienté vers l’effort et la combativité. On ne sent pas de résignation sur le terrain. Une énergie positive qu’il faudra transformer en points.
En baisse : les résultats, les perspectives d’avenir, le recrutement, le moral des supporters, et la liste est encore longue…

AS Monaco:
Forme et tendance actuelle : trois défaites sur les quatre dernières rencontres, dont la dernière face à Toulouse a coûté la tête à M. Bölöni qui entraînait jusque-là l’ASM , Monaco ne possède qu’une longueur d’avance sur son adversaire du soir.
En hausse : un effectif de qualité qui tarde à se réveiller.
En baisse : une élimination en Coupe de la Ligue face à Reims qui aura sapé le moral des Monégasques en plus d’avoir blessé Koller pour six semaines.

Les équipes :

FCNA :
George Eo a communiqué un groupe de 20 joueurs, mis au vert ce vendredi à la Bretèche et qui seront retenus pour le match de samedi face à Monaco. Heurtebis forfait, Stojkovic réintègre logiquement le groupe, alors que Dimitrijevic, Capoue ou encore Mhadhbi ne seront pas de la partie. Diallo et Cubilier sont quant à eux de retour.
L’équipe de samedi soir devrait donc être la suivante :

Briant-Cubilier-Cetto-Guillon-Signorino-
Saïdou-Faé-Norbert-Payet-Rossi-Diallo

Remplaçants : Stojkovic-Das Neves-El Mourabet-Pierre-Wilhelmsson-Boukhari-Ca-Da Rocha-Oliech

AS Monaco :
Les Monégasques de Laurent Banide sont au vert à Pornic depuis mercredi pour préparer le déplacement à Nantes samedi soir pour le compte de la 11ème journée. Cufré est de retour après sa suspension alors que Kallon, Grax et Koller, éloigné des terrains pour plusieurs semaines, seront absents.
L’équipe qui pourrait débuter la rencontre :

Roma-Bolivar-Monsoreau-Cufré-Givet-
Bernardi-Yaya Touré-Plasil-Meriem-Menez-Di Vaio

Remplaçants : Ruffier-Sambou-Modesto-Dos Santos-Gerard-D. Perez-Gakpé-Vargas

Arnaud FROGER
Nantes, le 28/10/2006

22/10/2006 - L1 / 10e journée : Nancy 1-0 Nantes

Nantes n’y arrive toujours pas. C’est le triste constat que l’on peut tirer à l’issue de cette 10e journée du championnat de France de Ligue 1. Les jaunes et verts restent cloués à la 20e place du classement après ce nouveau revers sur le score de 1-0 face à l’AS Nancy Lorraine. Les nancéens ont infligé aux canaris une véritable leçon de réalisme dans un match qui virait cependant à plusieurs reprises à l’avantage des Nantais. Ces derniers méritaient sans doute mieux. Malgré une prestation correcte, le FC Nantes cherche toujours à renouer avec le succès. Les matchs se suivent et se ressemblent, il faut tout de même rappeler que Nantes est lanterne rouge…

10 matchs : 1 victoire, 3 nuls et 6 défaites !

Une nouvelle rencontre qui n’arrange en rien la situation comptable du FCNA. Au contraire, elle s’aggrave au point de se demander si Nantes a la capacité de s’en sortir. EO devra encore beaucoup réfléchir, mais à en croire la situation du FCNA, son temps est peut-être déjà compté.

Nancy entrait dans la partie avec de bonnes intentions et prenait rapidement le contrôle des débats sans toutefois oser se découvrir afin d’éviter des actions indésirables nantaises. Cependant, fort d’un milieu de terrain à leur avantage, les jaunes et verts ont profité de quelques récupérations de balles pour se créer des occasions nettes. A la 20’ minute, Signorino reprend un ballon nancéen pour s’infiltrer côté gauche de la surface de réparation. Oliech parvient à reprendre le centre en retrait du défenseur nantais mais voit sa reprise repoussée par Sorin. Une minute après, Oliech frappe au but, en vain. Les Nantais viennent de manquer deux grosses occasions, le réalisme fuit toujours le FCNA. La bonne séquence nantaise se poursuit avec à la 31’, Wilhelmsson, seul, qui manque son duel avec le portier lorrain ! Le match est équilibré, mais c’est Nantes qui se créé les plus belles actions. Le score est malgré tout de 0-0 à la pause.

Au retour des vestiaires, Nancy envoie un coup de froid aux jaunes et verts en inscrivant l’unique but de la partie à la 53’. Gavanon transmet un bon ballon de Kim vers Chrétien côté droit. Ce dernier ajuste une frappe qui heurte le poteau avant de rentrer. Le sort s’acharne contre Nantes (1-0). Le rythme va ensuite baisser et Nancy va tenter de stopper les hardiesses nantaises, avec succès. Les Nantais sont gênés par le comportement nancéen. L’entrée de Boukhari et Da Rocha ne permet pas au FCNA d’égaliser. Nancy écope pourtant en fin de match d’un carton rouge dont Nantes ne pourra profiter. Nantes repart bredouille de ce déplacement. C’est la 3e défaite consécutive nantaise.

Un nouveau revers qui renforce la situation délicate que traverse le FCNA. A quand une solution ?

L1 / 10eme journée
NANCY - NANTES : 1-0

Stade Marcel Picot
18 225 spectateurs
Temps pluvieux
Pelouse en bon état

Arbitre
M.Biton : 6,5

But : Chrétien (54eme) pour Nancy

Avertissements : Diakhaté (33eme, 74eme), Kim (36eme), Sauget (48eme) et Lécluse (88eme) pour Nancy – Norbert (17eme) et Guillon (66eme) pour Nantes

Expulsion : Diakhaté (74eme) pour Nancy

Poursuivez le week-end avec l’analyse de M.G et les réactions en rubrique vie du club.

Reynald MAILLOT
Nantes, le 22/10/2006

20/10/2006 - L1 / 10e journée : Nancy - Nantes

Enjeu du match :

Quelle malédiction frappe le FC Nantes depuis son titre de champion de France ? C’est la question que doivent se poser de nombreux supporters nantais sans doute lassés des promesses non tenues par les différentes directions qui se son succédées, sans résultat. Voilà désormais 5 saisons que le club patauge dans le ventre mou du classement quand ce n’est pas dans les profondeurs, au point il y a 2 saisons, de se sauver sur le fil lors de la dernière journée. C’est avec un peu de zèle semble-t-il, que Nantes a entamé son championnat, fort d’un recrutement certes prolifique en nombre, mais dont la qualité a sans doute été surestimée. Après 9 journées, voilà les canaris bon denier et au fond du trou. Si l’optimisme du nouvel entraîneur George Eo demeure, il faut être réaliste et commencer à revoir les objectifs à la baisse après déjà un quart du championnat écoulé. Comment s’en sortir ? Peut-on encore y croire ? Il semble évident que ce sont les joueurs eux-mêmes qui ont les clés de leur propre guérison. C’est à eux de sonner l’alerte et de tout faire pour qu’on ne soit pas une nouvelle fois amené à parler de maintien avant la trêve. Le déplacement à Marcel Picot pour y affronter l’AS Nancy lorraine s’annonce donc comme périlleux compte tenu de la situation présente. Mais en plus des décombres en championnat du FC Nantes, il faudra compter sur une vraie opposition samedi soir lors de la 10ème journée, puisque Nancy a réalisé un début d’exercice inattendu. C’est même l’heureuse surprise de la ligue1 à l’heure actuelle, puisqu’en plus de pointer à la 3ème place au classement, l’ASNL s’est même offert le luxe de battre Schalke 04 en coupe de l’UEFA s’immisçant ainsi en phase de poule pour la suite de la compétition. Vous l’aurez remarqué, Nantes et Nancy ont pour l’instant suivi un parcours inverse. Alors que les premiers sont au plus bas, les seconds sont aux anges, alors qu’à Nancy on caresse l’espoir de participer de nouveau à la coupe d’Europe l’année prochaine, à Nantes, on espère simplement sortir de l’impasse et ne pas une nouvelle fois figurer parmi les candidats à l’étage du dessous.
Néanmoins, c’est parfois dans l’adversité et lorsque tout va mal que les équipes mal en point se solidarisent et font bloc pour sortir la tête de l’eau. Les joueurs ont encore leur destin entre leurs mains, ou plutôt leurs pieds puisqu’il s’agira d’être efficace face à une équipe qui ne laisse que très peu d’espaces, en témoigne leur nombreux 0 à 0 depuis la reprise. Tout semble donc aller dans le mauvais sens même si en football, rien n’est jamais joué d’avance. La confiance sera dans le camp nancéen samedi soir, aux nantais de renverser la vapeur. Il ne reste plus qu’à espérer, encore une fois…

Le FCNA face à son adversaire :

ASNL :
Forme et tendance actuelle : Nancy a le moral au beau fixe : en plus d’être toujours en lice en coupe de l’UEFA, l’équipe actuellement 3ème au classement est une équipe qui intrigue et même fascine lorsque qu’on les regarde de la 20ème place.
En hausse : Une équipe dynamique fédérée par un coach qui a su composer avec un groupe dont les qualités intrinsèques sont bien inférieures aux résultats obtenus.
En baisse : Cette équipe reste malgré tout sur 4 matchs nuls sur les 5 dernières journées, dont trois 0 à 0.

FCNA :
Forme et tendance actuelle : Nantes est lanterne rouge du championnat, il n’y a pas besoin d’en dire plus.
En hausse : Pas grand chose à se mettre sous la dent dans cette catégorie. D’après G. Eo, les joueurs sont meilleurs à l’entraînement. Reste à le devenir en match.
En baisse : Le classement, qui ne pourra d’ailleurs pas être plus bas à l’issue du match.

Les équipes :

ASNL :
Pablo Correa a communiqué la composition de son groupe de 18 joueurs pour la venue de Nantes samedi. Berenguer est suspendu, Brison, Adailton, Sarkisian et Bracigliano sont quant à eux blessés.
Les titulaires probables samedi soir :
Sorin-Chrétien-Diakhaté-Sauget-Puygrenier-
Biancalani-Gavanon-Nguemo-Kim-Curbelo-Dia

Remplaçants : Lapeyre-Lécluse-Macaluso-André Luiz Silva-Duchemin-Zerka-Dosunmu

FCNA :
George Eo emmènera 18 joueurs en lorraine parmi lesquels on notera les absences de Savinaud, Cubilier et Keseru pour cause de suspension. En attaque, Diallo manquera une nouvelle fois à l’équipe puisqu’il a malheureusement du rentrer chez lui pour les obsèques de son père. Faé et Cetto réintègrent le groupe après avoir purgé leur suspension.
L’équipe nantaise samedi soir :
Briant-Norber-Cetto-Guillon-Signorino-
Saïdou-Faé-Wihelmsson-Payet-Rossi-Oliech

Remplaçants : Heurtebis-El Mourabet-Pierre-Boukhari-Ca-Diop-Da Rocha

Arnaud Froger




Nantes, le 20/10/2006

15/10/2006 - L1 / 9e journée : Nantes 0-2 Sochaux

Nantes plonge dans la crise aujourd’hui à l’issue de la 9e journée du championnat de France après une cinquième défaite enregistrée en neuf rencontres ! Vaincu face à Sochaux 2-0, le FC Nantes est plus que jamais dans une situation délicate. Au plus bas depuis le début de l’année, aucune amélioration est en vue et le changement d’entraîneur n’a rien apporté. Les Canaris doivent très vite résoudre cette équation sous peine de se voir relégués en fin de saison ! Retour sur cette soirée dramatique pour l’ensemble du club.

Nantes est 20e !

Le FCNA n’avait encore jamais atteint ce stade depuis l’ouverture des débats 2006/2007. Mais cette fois-ci, une nouvelle étape vient d’être franchie. L’heure est grave, l’opération maintien vient-elle de commencer ?

Nantes entamait la rencontre avec de bonnes intentions en se plaçant correctement et en imposant un pressing dévastateur. Mais les bonnes dispositions défensives sochaliennes bloquaient toutes les offensives nantaises. La situation tournait rapidement à l’avantage des Sochaliens qui reprenait petit à petit le dessus sur le FCNA pour se créer une occasion à la 20’. Santos se présente seul face à Briant à la suite d’une bonne séquence doubiste mais bute sur le portier nantais. La deuxième tentative sera la bonne. Sur un corner sochalien, Rabiu Afolabi s’élève plus haut que tout le monde pour placer une tête puissante qui permet aux visiteurs d’ouvrir la marque. Au bout d’une demi-heure de jeu, le moral des Canaris en prend un coup. Cependant, les jaunes et verts vont tout tenter pour revenir au score en cette fin de première période. Une occasion miraculeuse s’offre même aux hommes d’EO à la 35’. L’arbitre de la rencontre siffle un penalty en faveur des nantais. Payet se charge de l’exécuter mais Richert sort le grand jeu et repousse le ballon. Payet n’a rien à se reprocher, sa frappe était très bonne. On se demande tout de même si la réussite n’a pas définitivement quitté le camp nantais. A la pause, Sochaux mène 1-0.

Au retour des vestiaires, les espoirs nantais sont très vite anéantis. Le Tallec est retenu dans la surface par Guillon qui offre un penalty à l’adversaire. Alvaros Santos le transforme et fait le break (2-0, 47’). Le moral nantais n’est plus au vert et le jeu s’en ressent. Sochaux en profite même et joue sans tension particulière. La Beaujoire gronde et cela n’arrange rien à la prestation nantaise. Sochaux manque le 3-0 à la 75’ avec Leroy qui oblige Briant à sortir le grand jeu. Leroy reprend la balle repoussée mais la propulse dans le petit filet extérieur. Les sifflets sont de plus en plus pesants et l’ambiance de fin de match est triste. Nantes ne se créera même pas d’occasion franche en fin de partie. Sochaux s’impose à Nantes et plonge le FCNA au fond du trou.

Critique, dramatique, catastrophique, les adjectifs ne manquent pas pour qualifier la situation du club actuellement. Comment s’en sortir ?

L1 / 9eme journée
NANTES - SOCHAUX : 0-2

Stade de la Beaujoire
26 904 spectateurs
Temps clément
Pelouse en bon état

Arbitre
M.Cailleux : 6

Buts : Afolabi (27eme) et A.Santos (49eme, sp) pour Sochaux

Avertissements : Norbert (66eme) pour Nantes – Afolabi (19eme), El Bounadi (36eme) et J.Leroy (63eme) pour Sochaux

Expulsion : Aucune

Poursuivez le week-end en rubrique Vie du Club pour l'analyse du jeu de chaque joueur et les réactions. Et aussi mercredi avec la chronique 25.

Reynald MAILLOT
Avec la participation d’Emmanuelle HINGANT

Nantes, le 15/10/2006

14/10/2006 - L1 / 9e journée : Nantes - Sochaux

Enjeu du match :

Après cette courte trêve pour cause de matchs internationaux, le FCNA va retrouver le terrain samedi soir face au FC Sochaux pour le compte de la 9ème journée. Une belle occasion pour les joueurs nantais de prouver leur vraie valeur devant leur public comme ils ont su le faire face à Marseille lors du dernier match au stade de la Beaujoire. Le mieux entrevu durant ce match et l’embellie qui avait suivi cette victoire furent malheureusement de courte durée puisque le FCNA a par la suite été défait à Auxerre. Mais que ce soit dans le résultat obtenu face au 2ème du championnat, ou dans l’engagement des joueurs en Bourgogne, les Nantais ont envoyé des signes de convalescence à leurs supporters, après un début de championnat catastrophique pour des prétendants à une place dans le premier tiers du classement. Toute la question est de savoir si ces tendances à la hausse se transformeront en points dans la musette des Canaris, restée bien vide depuis le début du championnat. En effet, il devient impératif d’engranger des points et de ne pas en laisser en route bêtement, comme ce fut le cas à Auxerre, où, alors que la victoire semblait à portée de main tant la maîtrise du ballon était nantaise, c’est finalement l’AJA qui a raflé la mise ne laissant même pas le point du match nul au FCNA.
Les jaunes et verts auront donc à cœur de remporter leur 2ème match de la saison en recevant une équipe sochalienne certes valeureuse mais qui reste largement à leur portée. C’est également une nouvelle opportunité pour cette équipe nantaise de montrer à ses supporters que sa valeur n’a pas été surestimée par son président au début de la saison. Mais le temps presse, Serge Le Dizet en a d’ailleurs déjà fait les frais, et l’impératif des résultats se fait ressentir à un moment du championnat où l’on peut encore se dire qu’il n’est pas trop tard pour pouvoir se refaire. Souhaitons enfin que le changement d’entraîneur porte ses fruits et que le fameux « effet psychologique » souvent évoqué pour justifier un telle décision se matérialise en points et perdure dans le temps !

Le FCNA face à son adversaire :

FCNA :
Forme et tendance actuelle : Nantes reste encore une équipe énigmatique après 8 journées de championnat. Le récent succès face a Marseille n’a pas été suivi des faits lors du déplacement à Auxerre où malgré une prestation plutôt correcte , le FCNA est une nouvelle fois rentré bredouille. Certes il y a eut du changement mais l’arrivée de G. Eo n’est certainement pas la panacée à tous nos problèmes. Les joueurs auront à charge de prouver que l’éviction de SLD était la seule issue possible.
En hausse : les dernières prestations plutôt encourageantes et une certaine capacité à jouer ensemble qui faisait défaut jusqu’à présent.
En baisse : le manque d’efficacité devant le but et des blessures à répétion qui nuisent à la cohésion de l’équipe.

FC Sochaux :
Forme et tendance actuelle : après un début de championnat correct, rien ne va plus à Sochaux qui dégringole journées après journées au classement. Occupant la 13ème place à 3 points de Nantes seulement, Sochaux reste sur une mauvaise série avec 1 point pris seulement lors des quatre dernières rencontres !
En hausse : les performance du jeune Karim Ziani (un temps pressenti à Nantes cette été) au milieu de terrain, percutant et efficace (3 buts). Ajouté à cela la prestation solide face à l’ogre lyonnais malgré la défaite 1 à 0.
En baisse : la mauvaise passe actuelle qui se traduit notamment par une défense trop perméable (la plus mauvaise du championnat avec 13 buts encaissés).

Arnaud Froger
Nantes, le 14/10/2006

08/10/2006 - Bilan 1 / Retour sur terre

Vendredi 4 août 2006, le FC Nantes Atlantique a l’honneur de lancer ce championnat 2006/2007 en affrontant l’Olympique Lyonnais. Avec plein d’espoirs et d’ambitions, les Canaris entreprennent ce championnat avec l’idée d’enfin rejouer le haut-niveau. Une 6e place, tel est l’objectif de Rudi Roussillon, président du FC Nantes Atlantique. Nantes s’est donné les moyens d’y parvenir en recrutant cinq joueurs de choix. Malgré la défaite 3-1 contre Lyon, les Nantais restent confiants. Le jeu entrevu laisse espérer de beaux jours. En effet, une nouvelle flamme semble guider le FCNA. Mais Nantes va tomber de haut. Deux mois plus tard, Nantes est dans la zone de relégation, une situation préoccupante à l’orée de la fin de l’année.

Deux mois bien tristes

Le match face à Nice est l’occasion pour Nantes d’entrer dans le championnat et de se lancer. Mais les jaunes et verts se cherchent et le dispositif de Le Dizet ne permet pas à Nantes de rivaliser avec les Niçois, bien en place et combatifs. A la fin de la première période, Nantes fait profil bas sans avoir fait trembler d’un poil les Azuréens. Pour faire mentir les analystes, Nantes montrera un deuxième visage en seconde période qui lui permettra d’obtenir un nul (1-1). Au bout de deux journées, Nantes compte un petit point à son actif. Patience martèlent les dirigeants. Nantes est en rodage après tout.

Les hommes de Serge Le Dizet retrouvent le stade de la Beaujoire à l’occasion de la 3e journée du championnat et la réception de Troyes. L’occasion de partir pour de bon. Un but d’entrée de jeu enthousiasme la Beaujoire. Au bout de quelques minutes, le score est à l’avantage du FCNA qui sourit. Pourtant, la suite du match est troyenne et leurs multiples attaques viennent à bout des jaunes et verts. 1-1, le score est heureux au final pour des Canaris trop tendres.

4e journée, la fin du mois d’août s’annonce encore pire que le début. Les critiques pleuvent et le déplacement à Lorient ne semble pas tomber au meilleur moment. Nantes s’effondre 3-1 face à un Gignac intouchable. Les coéquipiers de Guillon n’ont rien pu faire et rentrent avec un visage triste. On commence à se poser des questions, Le Dizet ne sait pas encore que c’est le début de sa fin. Les critiques tombent désormais sur le coach nantais. Une réaction face à Lille s’impose.

La réception du LOSC s’annonce périlleuse. Les Canaris menés 1-0 à la fin de la première mi-temps, les détracteurs du FCNA s’en donnent à cœur joie. A juste titre. Cependant, la seconde période redonne des couleurs aux Canaris qui malmènent l’équipe lilloise pour obtenir le point du match nul sur un but de Dimitri Payet (1-1).

6e temps fort de la L1 avec un déplacement à Valenciennes. Roussillon a remotivé ses troupes et accorde de nouveau sa confiance à Le Dizet. « Continuer sur la deuxième période de Lille » est la ligne directrice de ce match. Pourtant, Nantes est invisible sur ce match. Incapable de se créer la moindre occasion, Nantes sombre petit à petit dans l’ennui et la défaite est logique.

Le Dizet obtient sa dernière chance en Coupe de la Ligue contre Toulouse. Un 16e de finale qui vire rapidement au vinaigre puisque les Toulousains obtiennent un succès rapide et logique 2-0. Le Dizet vient d’accomplir son dernier match. Nantes change de tête avec la promotion de Georges EO à la tête du club.

EO ressuscite le FCNA face à Marseille. Nantes, mobile et offensif, malmène une équipe de Marseille terne. Un succès 3-1 qui permet à Nantes de renouer avec le succès. Un grand moment de joie qui remotive l’ensemble du club.

La confirmation n’arrive pourtant pas à Auxerre lors de la 8e journée. Une défaite 1-0 qui, malgré quelques points positifs, replonge Nantes dans le doute.

Le FCNA campe désormais dans les profondeurs de la L1 et doit vite s’en sortir. Il devra pour cela s’appuyer sur le « mieux » entrevu contre Marseille et en Bourgogne.

Reynald MAILLOT
Avec la participation d’Emmanuelle HINGANT
Nantes, le 08/10/2006

01/10/2006 - L1 / 8e journée : Auxerre 1-0 Nantes

Nantes n’est pas encore guéri après cette nouvelle défaite 1 à 0 face à Auxerre. L’effet EO ne semble pas avoir perduré et Nantes vient de retrouver ses vieux démons. Sans avoir mal joué, le FCNA ne peut pas se vanter d’avoir reproduit le jeu vu face à Marseille la semaine dernière. Les Canaris ont encore du travail, mais ça, on s’en doutait. Georges EO a maintenant deux semaines devant lui pour établir un dispositif qui permettra d’engranger des points. Car ce soir, Nantes pointe à la 18e place avec 6 points…

Nantes retrouve ses vieux démons

Nantes commence la partie avec de bonnes intentions. Les Canaris semblent ne pas vouloir faire de la figuration dans cette partie et vont contenir rapidement les assauts bourguignons pour se procurer une occasion d’entrée. A la 5e minute, Rossi combine un une-deux avec Diallo pour terminer par une frappe qui passe à côté de la cage de Fabien Cool. Les Nantais ont l’air concentré dans les débats et font bonne impression. Auxerre ne parvient pas à mener des offensives concrètes et se heurte à un bloc nantais compact. Un penalty manque même d’être sifflé à la 13e minute sur une main litigieuse. La domination est légère, mais du côté nantais avec notamment à la demi-heure de jeu une reprise en demi-volée d’El-Mourabet, repoussée par une parade de Cool. Auxerre butte mais trouve quelques failles en fin de période avec un premier avertissement pour les jaunes et verts à la 38e, qui voient une frappe de Mathis stoppée par Briant. Pourtant, Auxerre parvient sur une frappe à ouvrir la marque à la 40’. Niculae s’offre un joli but par un tir parfaitement exécuté que Briant ne peut reprendre. Auxerre quitte la pelouse avec un avantage. Les Auxerrois peuvent s’estimer heureux, la tendance était plutôt à l’avantage des visiteurs. Nantes devra revenir au score pour espérer mieux.

La seconde période laisse place à un match plus équilibré. Auxerre contrôle le match et Nantes ne parvient plus à contourner le bloc bourguignon et les actions se font rare. Les hommes de Fernandez procèdent par contres et empêchent toutes opportunités au FCNA. Malgré une tentative d’Oliech, rentré en cours de jeu, à la 79e, Nantes s’incline à Auxerre.

Une défaite non humiliante mais qui révèle encore le long travail que les jaunes et verts doivent accomplir pour retrouver l’élan qui était le leur face à l’OM. Deux semaines s’offrent aux jaunes et verts pour préparer une nouvelle tactique.

L1 / 8eme journée
AUXERRE - NANTES : 1-0

Stade de l’Abbé Deschamps
15 000 spectateurs
Temps pluvieux
Pelouse en bon état

Arbitre : M.Moulin

But : Niculae (40eme) pour Auxerre

Avertissements : Be.Cheyrou (22eme), Radet (45eme) et Cool (90eme) pour Auxerre - Saidou (24eme), Rossi (38eme) et Oliech (85eme) pour Nantes

Expulsion : Aucune

Reynald MAILLOT
Nantes, le 01/10/2006

30/09/2006 - L1 / 8e journée : Auxerre - Nantes

Après l’euphorie de la victoire face à Marseille (2-1), Nantes va devoir confirmer ce week-end face à Auxerre. Les Canaris, fort d’une excellente prestation face à Marseille dimanche dernier, veulent désormais oublier les calamiteuses premières semaines de la saison. Nantes veut maintenant tourner la page et ouvrir une séquence positive afin de remonter au classement. Georges EO compte bien sur sa politique offensive pour y parvenir. La maison jaune veut maintenant gagner des points, la victoire s’impose.

Oublier le début de saison

Repartir sur de nouvelles bases a été le mot d’ordre cette semaine après le succès face à l’OM. Georges EO a voulu poursuivre la mobilisation de son groupe en prônant, une stratégie offensive. Mais le déplacement en Bourgogne ne sera pas de tout repos puisque les Nantais devront affronter Auxerre, une équipe jamais simple à défier. Même si la situation bourguignonne n’est pas exceptionnelle en ce début de saison (2 victoires, 3 nuls et 2 défaites), le FCNA devra se méfier d’un Benoît Pedretti qui retrouve des couleurs sous le maillot auxerrois. Cependant, pour tourner la page de ces derniers jours moroses, les hommes d’EO doivent engranger des points pour lancer définitivement une saison qui a vraisemblablement commencé que depuis la semaine dernière. L’enjeu est donc de taille pour le FCNA : aligner deux victoires consécutives serait le meilleur moyen de faire taire les critiques à propos du jeu nantais et prendre un nouvel envol.

EO devrait s’appuyer sur les éléments qui ont contribués à la réussite nantaise face à l’OM. Le jeune Briant devrait être reconduit au poste de gardien de but. Le jeune portier nantais profite de la faiblesse de ses concurrents à ce poste et prend la place de n°1. Privé de Cetto en défense, le coach nantais pourrait aligner El-Mourabet pour former une défense compacte. Norbert devrait reprendre sa place, après une apparition remarquée contre l’OM. Le milieu devrait être semblable aux précédentes rencontres, mais toujours sans Boukhari, non retenu dans le groupe. En attaque, Rossi devrait reprendre sa place mais les admirateurs de Keserü seront déçus d’apprendre qu’il ne fait pas parti du groupe retenu. Un duo Rossi-Diallo est donc probable en attaque.

Le coup d’envoi de la rencontre sera donné dimanche à 18h.

Le groupe nantais : Vincent Briant - Tony Heurtebis / Eric Cubilier - Karim El Mourabet - Loïc Guillon - Nicolas Savinaud - Franck Signorino - Aurélien Capoue - Frédéric Da Rocha - Milos Dimitrijevic - Guillaume Norbert - Alioum Saïdou - Emerse Fae - Christian Wilhelmsson - Mamadou Diallo - Dennis Oliech - Dimitri Payet - Julio Rossi

Reynald MAILLOT
Nantes, le 30/09/2006

25/09/2006 - L1 / 7e journée : Nantes 2-1 Marseille

Première victoire nantaise de la saison ! Une belle victoire obtenue face à l’olympique de Marseille, second au classement du championnat de France de Ligue 1. Nantes a enfin retrouvé des couleurs ! Après une bonne première mi-temps ponctuée par un but de Payet (37’), les nantais ont poursuivi dans cette voie en seconde période pour faire le break par Norbert (48’). Marseille est revenu à la 78’ grâce à un but de Niang mais Nantes a tenu bon pour s’offrir sa première victoire ! Il faudra confirmer l’embellie ce week-end.

Première victoire !

Nantes entame cette rencontre avec d’excellentes intentions. Des intentions qu’elle conservera tout au long de ces 45 premières minutes. En effet, les Canaris semblent avoir retrouver la flamme durant cette première période avec de jolies mouvements collectifs qui posent d’énormes problèmes à l’Olympique de Marseille. Nantes ne se contente pas de maîtriser, et autour d’un Julio Rossi en pleine forme, le FCNA se créé rapidement une occasion franche. Dès la 8e minute, Rossi réceptionne de la tête une superbe passe qui termine sur le poteau. L’envie est là côté nantais. Marseille ne trouve pas de solutions et Nantes met du rythme dans la partie avec un Rossi en forme et un Norbert très bon. L’argentin met le feu dans la défense nantaise avec des opportunités de plus en plus pressantes. Payet combine d’ailleurs bien avec l’attaquant nantais. Sans s’offrir un but, Nantes s’infiltre dans la surface marseillaise mais les tentatives passent à côté du but. C’est pourtant 7 minutes avant la fin de la première période que le FC Nantes va inscrire le premier but de la rencontre. Sur une superbe passe, Diallo récupère la balle en profondeur et centre. Payet est à la réception et ouvre la marque. Splendide action nantaise. Cela faisait longtemps que l’on avait pas vu ça. La réaction marseillaise est timide et Nantes rentre au vestiaire avec le sourire !

Nantes reprend la seconde période avec les mêmes intentions. Le bloc marseillais n’est pas à la fête et les Canaris en profitent pour inscrire le second but de la partie. Une séquence nantaise à une touche de balle permet à Diallo de frapper en direction du but. La balle s’échoue sur le poteau mais Norbert est à la réception et inscrit le 2e but nantais (48’). Marseille peine à revenir tant les jaunes et verts jouent bien au ballon. A la 64’, Mauro Cetto se voit expulsé pour une altercation avec Carasso. Une décision qui handicape la défense nantaise sans toutefois ébranler le système nantais. Nantes tient bon même si Marseille revient au score à la 77’ par Niang. Le marseillais marque d’une jolie frappe lointaine. Nantes va tenir jusqu’au bout et obtient un premier succès !

Enfin, Nantes sort de la zone rouge et revient à la 15e place. Il faudra confirmer rapidement pour lancer cette saison !

L1 / 7eme journée
NANTES - MARSEILLE : 2-1

Stade de la Beaujoire
36 000 spectateurs
Temps nuageux
Pelouse en bon état

Arbitre
M.Chapron : 6

Buts : Payet (38eme), G.Norbert (49eme) pour Nantes – Niang (78eme) pour Marseille

Avertissements : Cetto (17eme) pour Nantes – MBami (30eme), Zubar (52eme), Bamogo (86eme) pour Marseille

Expulsion : Cetto (64eme) pour Nantes

Reynald MAILLOT

Nantes, le 25/09/2006

23/09/2006 - L1 / 7e journée : Nantes - Marseille

Baptême du feu pour Georges EO face à l’Olympique de Marseille pour le compte de la 7e journée du championnat de France. En pleine crise et au fond du trou, les Canaris ont l’impératif d’un résultat face au leader du championnat de France de ligue 1. En effet, Marseille ne sera pas une partie de plaisir et les chances d’une victoire sont quasi-nulles. Le nouvel entraîneur du FCNA aurait sans doute préféré débuter dans de meilleures conditions. Après 8 matchs (7 en championnat et 1 en coupe), le FC Nantes ne peut que constater les dégâts : aucune victoire, 19e au classement et une élimination de la coupe de la ligue cette semaine ). Une situation qui ne pouvait plus durer, d’où la nomination de Georges EO à la tête du club. Mais le fidèle adjoint aura la lourde tâche de relancer le FC Nantes.

Eo, première

Nommé en milieu de semaine, celui qui a occupé la place d’adjoint durant de longues années a peu à peu pris place. Ses moindres faits et gestes ont été observés à la loupe pour tenter de voir les possibles changements qu’il pourrait effectuer. Après avoir confirmé Guillon comme capitaine, EO s’est penché sur l’affrontement contre Marseille avec quelques modifications en perspective. Il a soulevé l’hypothèse de lancer Briant au poste de gardien de but. Après l’échec Stojkovic et Heurtebis, EO veut jouer la dernière carte possible à ce poste. De plus, ils souhaitent faire réintégrer les « lofteurs » au groupe. En accomplissant une mini-révolution, le nouveau coach veut créer un choc psychologique chez les joueurs pour transformer le jeu nantais. EO devra faire ce que LE DIZET n’a pas pu réaliser : faire gagner le FCNA.

Pour parvenir à ses objectifs, le successeur de Le Dizet a communiqué un groupe de 22 joueurs qu’il resserra à 18 dimanche. C’est un groupe semblable à ceux de Le Dizet qui a été sélectionné. EO se laisse donc, avec 22 joueurs, plusieurs possibilités. Mais face à la machine de guerre marseillaise, qui ne s’est pas incliné une seule fois cette saison, il faudra bien plus que de l’audace dans le choix de l’équipe. Retrouver la cohésion du jeu avec le petit plus qui permettait aux jaunes et verts de rivaliser avec les meilleurs est la ligne directrice du meneur des Canaris. Dimanche soir, aux alentours de 23h, on pourra tirer un premier bilan de l’effet EO sur le FCNA. Beaucoup de supporters ne croient pas en lui et une majorité de nos visiteurs pensent qu’il n’est pas l’homme de la situation. Mais peu importe le nom de l’entraîneur, ce qui compte, c’est les trois points…

Le groupe nantais au nombre de 22

Stojkovic, Heurtebis, Briant - Cetto, Signorino, G.Norbert, Cubilier, Guillon, El-Mourabet - Boukhari, Fae, Wilhelmsson, Saïdou, Ca, Da Rocha, A.Capoue, Dimitrijevic - M.Diallo, Keseru, Payet, Oliech, Rossi

Les absents
Blessés : Das Neves (épaule), Savinaud (cuisse droite), Adriano (cheville droite)
Choix de l'entraîneur : Pierre, Mhadhbi, NDy Assembe, K.Diop

Coup d’envoi de la rencontre, dimanche 24 septembre à 21h en direct sur Canal +

Reynald MAILLOT
Nantes, le 23/09/2006

20/09/2006 - CDL / 16e : Nantes 0-2 Toulouse

Rien ne va plus à Nantes ! Nouvelle défaite face à Toulouse (2-0) qui élimine les Canaris du tournoi dès le premier tour. Une défaite qui coûte la place à Serge Le Dizet, remplacé par son adjoint Geroges EO. Ce revers a été de trop pour un entraîneur affaibli. Elément plus inquiétant, la fébrilité du bloc nantais qui ne trouve toujours pas de solutions à ses maux. Il faudra rapidement trouver une solution, car Nantes enchaîne des matchs qui se ressemblent. Georges EO a du travail…

Une défaite logique

Dès le début de match, les faiblesses du collectif nantais se font ressentir. Les passes imprécises ou les balles perdues rendent le match brouillon. De plus, peu d’occasions sont à signaler. La tension est perceptible et le manque de confiance dans les rangs nantais tétanise l’équipe. Et c’est Toulouse qui va profiter de cette situation avec une magnifique frappe de Bergougnoux, qui surprend Stojkovic. Le portier nantais repousse mais Akpa-Akpro est à la réception et inscrit le premier but de la rencontre. Nantes rentre au vestiaire affaibli et la mine triste.

En seconde période, les jaunes et verts n’arrivent pas à hausser le rythme et laissent des espaces aux toulousains. A la suite d’un bon mouvement collectif du TFC, Alexandre Bonnet reprend un centre de Bergougnoux. La tête est imparable, Stojkovic est battu. C’est le coup de grâce pour les canaris qui doivent inscrire 3 buts pour espérer une qualification. Nantes panique et ne parvient pas à se créer des occasions franches. Il faut attendre les derniers instants pour voir Diallo ajuster le gardien toulousain qui effectue un superbe arrêt ou encore une tête de Loïc Guillon sur la barre (90’). Trop tard, Nantes est éliminé, et Serge Le Dizet vient de vivre son dernier match.

Triste soirée, espérons simplement que le changement d’entraîneur sera bénéfique. Reste encore à le prouver…

Coupe de la Ligue / 16eme de finale
NANTES - TOULOUSE : 0-2

Stade de la Beaujoire
15 000 spectateurs environ
Temps beau
Pelouse en bon état

Arbitre
M.Piccirillo : 6

Buts : Akpa-Akpro (43eme), Bonnet (61eme) pour Toulouse

Avertissements : G.Norbert (79eme), Wilhelmsson (87eme) pour Nantes

Expulsion : Aucune

Reynald MAILLOT
Nantes, le 20/09/2006

18/09/2006 - CDL / 16e : Nantes - Toulouse

Après un début de championnat chaotique, Nantes va pouvoir se changer les idées en débutant la Coupe de la Ligue mardi à la Beaujoire, face au Toulouse Football Club. La situation plus que préoccupante dans laquelle se trouve actuellement le FCNA a été nourrie par un climat de tensions diverses (huis-clos, « affaire Faé », agacement des supporters, incertitudes quant à l’avenir de SLD…) qu’un seul match de coupe pourrait faire oublier. A condition de l’emporter face à des Toulousains actuellement en pleine bourre, et dont Lille, qui est pourtant une valeur sûre de notre championnat, vient de faire les frais 3 buts à 1 à domicile. Comment dès lors, sortir de l’impasse et du cercle vicieux dans lequel se trouvent actuellement les Canaris ? C’est la question à laquelle devra répondre Serge Le Dizet dès mardi soir face au TFC faute de quoi ce début de saison calamiteux se ternirait de nouveau par une élimination prématurée en coupe. Les choix purement tactiques de SLD ne semblent pas être en cause puisque les schémas de jeu qu’il adopte se bornent le plus souvent à un 4-4-2 classique. Cependant, sa capacité à mobiliser ses troupes et à faire les bons choix de joueurs semble être en question. Nul doute que contre Toulouse, les moindres hésitations de SLD se paieront cash face à un entraîneur (Elie Baup) qui lui, sait manier l’art du coaching et s’appuie sur un onze de départ qui évolue peu. En ce début de championnat, la mécanique toulousaine semble donc nettement mieux rodée que sur les bords de l’Erdre puisque le TFC n’est encore jamais rentré bredouille lors de ces déplacements quand Nantes cherche encore un premier succès.

Une nouvelle fois le FCNA aura donc fort à faire pour aller chercher sa première victoire en compétition officielle depuis la reprise. Espérons que l’atmosphère d’une coupe qui manque toujours au palmarès du club redonnera des raisons d’espérer aux supporters nantais, de la confiance aux joueurs et de la sérénité à SLD même si M. Roussillon s’est empressé de le rassurer sur son avenir après la défaite à Valenciennes. A ce poste là, à trop descendre dans les profondeurs du classement on finit toujours par tomber. La Coupe de la Ligue peut-elle être la panacée à tous nos problèmes ? Réponse mardi soir, à partir de 21h au stade de la Beaujoire…

Le FCNA face son adversaire

FCNA :

Forme actuelle : Après un début de championnat calamiteux, le FCNA est au plus bas ou presque tant sur le plan sportif, où les Canaris occupent la 19ème place sans avoir gagner le moindre match, que sur le plan extra-sportif, où les crises se multiplient dégradant un peu plus la situation. Un climat pesant s’est installé à la Jonelière depuis quelques semaines, ce sera aux joueurs et à leur entraîneur d’assainir la situation et ceci par une victoire, sans autre forme de procès.

En hausse : Malheureusement pas grand chose à l’heure actuelle si ce n’est l’abnégation d’un Da Rocha toujours accrocheur et des prometteurs Signorino et Payet. Espérons simplement que la coupe sera un grand bol d’air frais pour le FCNA et que cette rubrique soit de plus en plus détaillée dans les semaines à venir.

En baisse : Ici en revanche, il vaut mieux être synthétique : en cause notamment, les performances individuelles de la majorité des joueurs avec une mention spéciale pour Oliech, Guillon ou encore nos gardiens de but puisque Stojkovic, mauvais depuis l’entame du championnat, a logiquement été suppléé par Heurtebis contre Valenciennes, sans que ce dernier ne se montre à la hauteur puisqu’il est directement impliqué sur le but de Savidan, à cause d’une mauvaise relance. A ce rythme là, le jeune Briant pourrait bien avoir sa chance rapidement. Enfin constat accablant : l’équipe (à chaque match différente) ne joue toujours pas ensemble durant 90 minutes. Bref, être coach au FCNA est loin d’être une sinécure à l’heure actuelle.

TFC :

Forme actuelle : Le TFC a réalisé une très bonne entame de championnat et pointe à la 4ème place après six journées. De plus, mauvaise nouvelle pour le FCNA, Toulouse semble bien voyager jusque là, puisque le TFC est invaincu à l’extérieur avec des déplacements pourtant loin d’être évidents : 1-1 à Lyon, victoire 2-1 à Troyes et dernièrement correction du LOSC 3-1. De toute évidence, il faudra compter sur eux à la Beaujoire mardi soir, forts de la confiance emmagasinée depuis l’ouverture du championnat.

En hausse : L’apport incontestable de leur entraîneur Elie Baup est pour beaucoup dans le bon début de saison du TFC. Ajouté à cela un recrutement moins spectaculaire que les saisons précédentes mais qui commence à donner sa pleine mesure à l’image du Suédois Elmander devant, auteur d’une passe décisive pour Fabinho (déjà 3 buts) contre Lille. Une équipe homogène qui s’appuie surtout sur le ratissage et les percées rageuses d’Achille Emana au milieu de terrain.

En baisse : Une équipe assez jeune notamment derrière, qui compte un capitaine plus expérimenté en la personne d’Arribagé, vieux pensionnaire de la L1 que l’on dit sur le déclin. Leur défense ne semble pas être leur point fort et même si le jeune et prometteur Douchez fait quelques prouesses dans les buts, il est encore irrégulier. Aux Nantais d’en profiter.

Les équipes :

FCNA :
Serge Le Dizet a convoqué 18 joueurs pour la réception de Toulouse à l’occasion des 16èmes de finale de la Coupe de la Ligue ce mardi. Das Neves, Savinaud, Oliech ou encore Adriano sont tous absents pour cause de blessures ou de convalescences alors que les recrues (Saïdou, Stojkovic et Boukhari) réintègrent le groupe. Dimitrijevic est absent en raison des obsèques de son père décédé la semaine dernière, tandis que Rossi a été laissé au repos.

L’équipe qui devrait débuter la rencontre, pourrait donc une nouvelle fois avoir un autre visage :
Stojkovic-Cubillier-Cetto-Guillon-Signorino-Fae-Saïdou-Capoue-Wihelmsson-Payet-Diallo

Remplaçants : Heurtebis-Norbert-El-Mourabet-Ca-Boukhari-Da Rocha-Keseru

TFC :
Elie Baup emmènera lui aussi 18 joueurs pour le déplacement à la Beaujoire. Si Mansaré a été volontairement laissé au repos par le coach toulousain, le TFC déplore en revanche 2 absents de poids avec les suspensions d’Arribagé et de Batlles.
L’équipe qui devrait débuter la rencontre :
Douchez-Aubey-Ebondo-Mathieu-Fofana-Fabinho-Emana-Dieuze-Taider-Bergougnoux-Elmander

Remplaçants : Benvegnu-Camara-Sirieix-Robic-Bonnet-Akpa-Santos

Arnaud FROGER
Nantes, le 18/09/2006

17/09/2006 - L1 / 6e journée : Valenciennes 1-0 Nantes

Troisième défaite du FC Nantes Atlantique en 6 journées de championnat. C’est le triste bilan que l’on peut tirer à l’issue du match opposant les Canaris aux Valenciennois. Les jaunes et verts se sont inclinés sur le score de 1-0. Une défaite qui renforce le climat de tension régnant autour des hommes de Serge Le Dizet, à nouveau dans une situation délicate. Incapable de s’offrir une occasion de but franche, les jaunes et verts ont payé cher une erreur de Tony Heurtebis qui effectuait sa première apparition sous les couleurs nantaises en championnat cette saison. Triste soirée pour le FCNA qui stagne au classement et qui s’enfonce dans la crise. Retour sur un match à oublier.

Une attaque invisible

Le FC Nantes entamait cette rencontre avec de nouvelles ambitions. Forts d’une bonne deuxième période face à Lille la semaine dernière, les hommes de Serge Le Dizet visaient la victoire à l’occasion de cette 6e journée de championnat. Les indicateurs étaient au vert après les encouragements de Rudi Roussillon, le président nantais, en faveur de Le Dizet et de ses hommes. Le début de saison exécrable semblait donc être en passe de disparaître des esprits. Les premières minutes du match voyaient se mettre en place deux équipes offensives qui cherchaient dès les premières minutes leurs attaquants. Valenciennes se faisait surprendre à plusieurs reprises en position de hors-jeu à force de vouloir sauter le milieu de terrain. Les Nordistes se faisaient même refuser un but dès la 7’ minute pour une position de hors-jeu indiscutable. Nantes, quant à lui, tentait de construire quelques actions timidement. La tendance générale était pourtant ni en faveur des Canaris, ni en faveur des Valenciennois. Une situation qui mis du temps à se décanter, les deux équipes ayant peur de commettre une erreur fatale. Nantes va pourtant hausser le rythme à la fin de la première demi-heure de jeu. Sans se créer d’action franche, les jaunes et verts bousculent leurs adversaires qui ne parviennent plus à conserver le ballon. En fin de première période, les Nantais baissent le rythme et les coéquipiers de Savidan reprennent légèrement le dessus. Au niveau des actions, peu de choses à signaler hormis une bonne reprise de Haddad qui passe à côté du but de Tony Heurtebis (32’). C’est d’ailleurs une erreur de ce dernier qui va décider du sort de la rencontre. En effet, sur un mauvais dégagement du portier nantais, Savidan récupère la balle et se présente seul face au gardien fautif qui ne peut stopper la frappe de l’attaquant. L’énorme « boulette » d’Heurtebis coûte très cher au FCNA qui se voit mené 1-0 à la pause. Le gardien numéro 2 nantais peut s’en vouloir. En plus d’avoir offert le premier but de la rencontre aux adversaires, il a également raté sa première apparition de la saison.

Au retour des vestiaires, les Canaris peinent à redémarrer, conséquence d’une bonne séquence adverse. Après une tentative manquée de Payet côté Nantais, Valenciennes prend les commandes du match pendant une dizaine de minutes avec notamment une tête de Savidan, étincelant, sur la barre de Tony Heurtebis. Nantes se fait quelques frayeurs mais reprend le contrôle des débats. L’entrée de Wilhelmsson et de Keserü à la place d’Oliech et de Rossi ne donne qu’un petit coup de pouce à l’attaque nantaise qui obtient un bon coup franc à la 65’. Ce dernier, tiré par Keserü, frôle la barre transversale. Nantes va multiplier les tentatives pour franchir le bloc défensif valenciennois, mais les jaunes et verts se heurtent à une défense robuste et solide qui va tenir le coup jusqu’à la fin. Nantes manque d’impulsion et voit ses percées aboutir à une perte de balle qui débouche souvent sur un contre. Les Nantais n’y arrivent pas et ne trouveront pas la faille. Le FC Nantes s’incline donc, conséquence d’une erreur d’Heurtebis qui ne doit pas pourtant porter à lui seul le poids de la défaite. Valenciennes a tenu bon et empoche un nouveau succès.

La situation du FCNA devient critique à tel point que l’on peut compter les heures de Serge Le Dizet au poste d’entraîneur. Le départ du coach nantais semble désormais évident. Nantes ne peut plus poursuivre ainsi. Avec trois petits points, la maison jaune s’enfonce dans les profondeurs du classement de L1 avec une semaine qui s’annonce chargée. La réception de Toulouse en Coupe de la Ligue et celle de Marseille en championnat.

A noter : le stade Nungesser a respecté une minute de silence en hommage au papa de Milos Dimitrijevic, décédé cette semaine. Grand merci à eux et toutes nos condoléances à Milos.

L1 / 6eme journée
VALENCIENNES - NANTES : 1-0

Stade Nungesser
14 295 spectateurs
Temps légèrement nuageux
Pelouse en excellent état

Arbitre : M.Auriac

But : Savidan (38eme) pour Valenciennes

Avertissements : Chelle (44eme) pour Valenciennes – Signorino (41eme) et Cublilier (83eme) pour Nantes

Expulsion : Aucune

Reynald MAILLOT,
Avec la participation d'Emmanuelle HINGANT
Nantes, le 17/09/2006

15/09/2006 - L1 / 6e journée : Valenciennes - Nantes

Enjeu du match

Après Lille la semaine dernière, le FC Nantes va devoir affronter une autre équipe du Nord puisque les Canaris se rendront samedi soir au stade Nungesser pour y affronter le promu valenciennois. Le nul obtenu face au LOSC, bien qu’encourageant, n’a pu permettre aux Nantais de se rassurer véritablement tant il a fallut lutter pour obtenir ce point face à un adversaire, il est vrai, largement supérieur. Mais le fait d’être revenu au score est de bon augure, car beaucoup d’équipes se seraient sans doutes écroulées au vu du contexte, révélant à ce propos une certaine force de caractère qu’il conviendra d’entretenir. Ainsi, il se pourrait bien que Nantes puisse trouver son salut loin de ses terres et de la pression locale en confirmant, face à Valenciennes, la bonne 2ème mi-temps jouée contre Lille. Hormis régler l’avenir toujours incertain de Serge Le Dizet, ce match devra donc permettre aux Nantais de décrocher un premier succès tant attendu, face à un adversaire cette fois-ci à leur portée. Sans même évoquer la possibilité d’une contre-performance, il ne faudra pas se contenter d’un résultat nul. En effet sur le plan comptable, ce serait un manque d’ambition que de se déplacer chez un promu sans envisager de gagner, alors que le président tablait sur une place dans le premier tiers du championnat. Même si ce dernier est encore long, Nantes ne devra pas perdre le nord à Valenciennes faute de revoir ses ambitions à la baisse ou de se séparer de son entraîneur après seulement 6 journées. Espérons donc que le ciel va se dégager au FCNA après l’éclaircie entrevue contre Lille afin d’éviter la tempête et le tapage médiatique autour des crises qui font malheureusement trop souvent l’actualité du FCNA ces derniers temps (cf. « l’affaire Faé »).

Il n’y a semble-t-il plus d’alternatives donc, si SLD veut sauver sa peau et le FCNA redorer son blason. De plus, une première victoire libèrerait sans doute un groupe qui possède des qualités pour jouer autre chose que le maintien ! Enfin, 3 points de plus ramèneraient peut-être une sérénité qui semble avoir quitté la Jonelière depuis le huis clos historique imposé par la direction du club pour les entraînements de cette semaine.

Le FCNA face à son adversaire

FC NANTES :

La forme actuelle : Pour l’instant, le début de parcours du FCNA ressemble plus à un chemin de croix qu’à une route vers les sommets ! Pas une victoire après 5 journées, le bilan comptable est bien maigre avec 3 points et un classement qu’on attendra avant de regarder. Reste à espérer que les Nantais ne perdront pas le nord à Valenciennes après le nul obtenu face à Lille pour se redonner une bouffée d’oxygène.

En hausse : Les récentes performances de Rossi, de certains cadres tels que Savinaud ou Da Rocha ou encore l’éclosion du jeune Payet pourraient dynamiser une équipe qui n’a pas encore pris le bon wagon. Souhaitons que la mayonnaise prenne enfin contre le VAFC afin d’exploiter le talent d’un groupe qui peut viser autre chose que le maintien.

En baisse : L’implication (ou le talent ?) de certains joueurs qui laisse à désirer à l’image d’un Stojkovic qui aurait déjà dû laisser sa place à Heurtebis dans une concurrence loyale, d’un Guillon fébrile, d’un Saïdou transparent ou d’un Oliech certes rapide mais au combien maladroit balle au pied.Ajouté à cela un climat qui se dégrade (huis clos + affaire Faé), comme si le FCNA en avait besoin…

VALENCIENNES :

Forme actuelle : Un début de championnat encourageant pour le promu valenciennois qui souhaite avant tout éviter la relégation. Invaincu à domicile (0-0 face au PSG et victoire 3-1 contre Rennes), leur récente défaite 3-0 dans le derby du nord face à Lens est sans doute à attribuer au manque d’expérience et de repaires en L1 pour cette jeune équipe, même si jadis, le club a connu ses heures de gloire.

En hausse : 3 ex-Canaris (Grondin, Rippert et Bratu) qui auront à cœur de prouver leur valeur à leur ancien club où ils ne se sont pas imposés. Des recrues de retour et en meilleure forme, telles que l’international néerlandais Paauwe ou encore le prometteur Roudet. Steve Savidan, déjà 3 buts, est l’attaquant en forme du moment. Récemment élu joueur du mois d’août, le FCNA devra le surveiller de près.

En baisse : L’adaptation au niveau de la L1 est certainement le plus gros handicap du VAFC dont la récente débâcle 3-0 à Lens en est la parfaite illustration. Un groupe qui ne compte ni de grands joueurs ni de leaders charismatiques. Si le FCNA veut l’emporter, il faudra faire exploser une équipe qui, elle, joue déjà ensemble. Une mission loin d’être impossible !

Les équipes :

Valenciennes :
Antoine Kombouaré a convoqué 18 joueurs pour la réception de Nantes. Aucun absent à signaler côté valenciennois si ce n’est Penneteau qui revient tout juste de blessure mais que Grondin aura à cœur de suppléer dans les cages nordistes en tant qu’ex-Canari. A noter que Silvestri et Hassli n’ont pas été retenus.

L’équipe qui devrait donc débuter la rencontre :
Grondin-Rippert-Flachez-Chelle-Mater-Doumeng-Paauwe-Roudet-Bratu-Dufresne-Savidan

Remplaçants : Coque-Liron-Mo.Traoré-Saez-Dossevi-Bourgeois-Haddad

FCNA :
Serge Le Dizet a communiqué un groupe de 18 joueurs pour le déplacement à Valenciennes samedi soir. Si on peut se féliciter du retour de blessure de Diallo ou encore de Cetto, qui a purgé sa suspension, on notera toutefois les absences de Boukhari, Saïdou, Capoue ou encore Stojkovic, qui font sans doute les frais de leur mauvais début de saison. Concernant Adriano, il ne semble toujours pas avoir gagné la confiance de son entraîneur puisqu’il n’a pas été retenu non plus.

Une équipe inédite devrait donc être alignée par SLD :
Heurtebis-Cubilier-Cetto-Guillon-Signorino-Faé-Dimitrijevic-Wihelmsson-Da Rocha-Rossi-Diallo

Remplaçants : Briant-Savinaud-Norbert-Ca-Payet-Keseru-Oliech

Arnaud FROGER
Nantes, le 15/09/2006

10/09/2006 - L1 / 5e journée : Nantes 1-1 Lille

Nantes a obtenu, face à Lille, un nul encourageant sur le score de 1-1. Présentant véritablement deux visages, les Nantais ont su, grâce à une bonne deuxième période, revenir au score et même faire douter l’équipe adverse. Un nul face aux Dogues reste tout de même un bon résultat vu la différence de niveau entre les deux équipes mais le FCNA pointe désormais à la 18e place et cherche toujours sa première victoire. Malgré une amélioration évidente hier soir, la situation devient préoccupante au niveau comptable, car seule une victoire permettrait aux jaunes et verts de décoller. Au bout de cinq journées, le bilan de la maison jaune est peu réjouissant. Espérons simplement que les bonnes choses entrevues à domicile hier soir se concrétiseront par une victoire la semaine prochaine. Retour sur la cinquième journée du championnat.

Un point encourageant

Nantes entrait dans ce match avec la pression de devoir satisfaire ses supporters. Un message à l’arrivée des joueurs donnait le ton de la rencontre : « 5 mois sans victoires, vous avez dit patience ? ». De plus, Le Dizet abordait le match sur un siège éjectable avec des supporters en colère. Dernier point inquiétant, la possible éviction du coach nantais s’est confirmé tout au long de la semaine, ce qui n’a pas vraiment dû rassurer Le Dizet. C’est pourtant avec ces contraintes que le FCNA entrait dans la partie. Après quelques premières minutes brouillons, le LOSC va prendre les dessus en inscrivant le premier but de la rencontre dès la 9’ minute. Odemwingie obtient un bon ballon de Keita et remporte son duel face à Loïc Guillon qui manque son tacle. L’attaquant lillois n’a plus qu’à ajuster Stojkovic pour ouvrir la marque. Une nouvelle fois, les Canaris se font surprendre d’entrée. Les minutes suivantes restent à l’avantage des visiteurs qui se créent une nouvelle occasion à la 20e minute. Odemwingie reprend un bon ballon de Keita mais cette fois-ci, sa reprise passe au-dessus du but. Nantes se fait des frayeurs et le public gronde tout en demandant à ses joueurs de « mouiller le maillot ». Nantes va pourtant obtenir quelques occasions intéressantes en fin de première période avec notamment une bonne frappe de Rossi qui butte sur le portier lillois. Les jaunes et verts rentrent au vestiaire sous les sifflets de la Beaujoire. Si Nantes ne fait pas mieux dans les 45 prochaines minutes, la défaite est inéluctable.

Dès le début de la seconde période, les Lillois continuent leur pressing avec notamment un corner dangereux à la 49’. Schmitz reprend de la tête le coup de pied de coin très bien exécuté. Faé sauve sur sa ligne. La tendance va ensuite s’inverser pour laisser peu à peu les hommes de Le Dizet prendre les commandes du match. Avec plus de volonté et d’envie, les coéquipiers de Loïc Guillon commencent à faire douter un bloc lillois qui recule. L’égalisation est donc logique. Payet, d’une superbe frappe, inscrit l’unique but nantais (68’). Le FCNA va tout donner par la suite pour tenter d’arracher un succès inespéré. Les Nordistes ne parviennent plus à montrer de réelles ambitions offensives et Nantes en profite sans toutefois trouver la faille. Au final, la solidarité défensive lilloise viendra à bout des multiples tentatives nantaises qui ne parviendront pas à se créer une occasion de but en fin de rencontre. Le score en restera là (1-1).

C’est pourtant un autre visage que les Canaris ont montré en seconde période. La volonté et l’envie ont permis au FCNA de prendre un point mérité qui récompense leur fin de match. Reste à confirmer par un succès face au Valenciennes de Kombouaré pour revenir au classement. A noter le retour dans ce match de Guillaume Norbert, la bonne prestation de Payet, et un Oliech toujours en difficulté. Par ailleurs, le score sauve pour quelques jours Le Dizet qui vient d’être reconduit par Roussillon qui s’estime « satisfait ».

L1 / 5eme journée
NANTES - LILLE : 1-1

Stade de la Beaujoire
25 000 spectateurs
Temps orageux
Pelouse en bon état

Arbitre : M.Ruffray

Buts : Payet (68eme) pour Nantes - Odemwingie (22eme) pour Lille

Avertissements : Savinaud (58eme), Faé (71eme) pour Nantes - Schmitz (34eme), Chalmé (66eme) pour Lille

Expulsion : Aucune

Reynald MAILLOT,
Avec la participation d'Emmanuelle HINGANT
Nantes, le 10/09/2006

08/09/2006 - L1 / 5e journée : Nantes - Lille

L’enjeu du match

Nous n’en sommes qu’à la 5ème journée, mais la réception de Lille samedi à la Beaujoire s’annonce déjà capitale pour le FC Nantes qui devra enfin lancer son championnat par une victoire face à la montagne lilloise (dixit Serge Le Dizet), afin d’envisager les prochaines rencontres plus sereinement. En effet, Nantes ne totalise que 2 points sur 12 possibles et la trêve internationale qui vient de s’écouler semble être arrivée à point nommé. Il faut donc espérer que ces 2 semaines auront permis à SLD de remettre les points sur les i et d’améliorer la cohésion d’une équipe nantaise qui en manqua cruellement lors des dernières rencontres. A priori, rien d’anormal à cela si l’on considère que la moitié de l’équipe type a été renouvelée par des joueurs dont la plupart ne connaissaient pas la Ligue 1. Mais comme chacun le sait la patience n’est plus une vertu du football moderne et obtenir rapidement des résultats est devenu un impératif auquel personne ne déroge. Une partie des supporters d’une part, dès le match nul face à Troyes (3ème journée), réclamait la démission de la direction tout en accompagnant la sortie des joueurs de quelques sifflets alors que d’autre part, la presse locale s’empressait de polémiquer autour du licenciement de SLD et de son éventuel remplacement. Dans ces conditions, le championnat risque d’être bien long ! L’enjeu est donc de taille face à Lille puisque même si Rudi Roussillon a réaffirmé sa confiance en SLD en le maintenant à son poste, un nouveau faux-pas samedi soir pourrait coûter cher à l’entraîneur peu soutenu dans les récents propos de M. Dassault. Enfin, on sait combien il est important d’engranger des points dès les premières journées puisque c’est notamment grâce à une bonne entame de championnat que le FC Nantes a pu, l’année dernière, éviter les frayeurs de la relégation de la saison précédente.

Le FCNA face à son adversaire

FC Nantes :

Forme et tendance actuelle : Après la défaite 3-1 face aux promus lorientais, et avec seulement 2 points au compteur, Nantes ne demande qu’à aller mieux.

Points forts : Un groupe qui semble avoir du caractère et des individualités dont le talent ne demande qu’à s’exprimer…

Points faibles : … mais il faudra pour cela défendre et attaquer ensemble ce que le FCNA n’a pas su faire pour l’instant.

Lille :

Forme et tendance actuelle : 3 victoires sur 4 possibles dont la dernière 3-0 face à Bordeaux qui a laissé une grosse impression, le LOSC n’a pas manqué son départ.

Points forts : Un collectif redoutable, une équipe difficile à manœuvrer, sans fioritures mais efficace, comprenant à la pointe de son attaque un buteur prometteur nommé Odemwingie.

Points faibles : Une récente défaite 1-0 au PSG dont on espère que Nantes aura tiré tous les enseignements.

Les équipes :

LOSC :
Claude Puel a emmené un groupe de 20 joueurs pour le déplacement à la Beaujoire, dans lequel on note simplement l’absence de Debuchy toujours convalescent.

L’équipe qui devrait débuter la rencontre :

Sylva-Chalmé-Talvaridis-Schmitz-Tafforeau-Cabaye-Makoun-Bodmer-Bastos-Keita-Odemwingie

Remplaçants :
Malicki-Plestan-Vitakic-Lichsteiner-Gygax-Dumont-Youla-Fauvergue-Mirallas

FCNA :
De son côté Serge Le Dizet a convoqué 18 joueurs pour la rencontre de samedi. Si on peut se réjouir de la présence de Signorino et Cubilier, un temps incertains, difficile de dire s’ils seront aptes à débuter la rencontre. Par ailleurs, Diallo et Capoue ont dû déclarer forfait pour la rencontre alors qu’Adriano fait son apparition dans le groupe à la place de Cetto, suspendu. Enfin le retour de Norbert pourrait être gagnant faute de solution à droite de la défense. Beaucoup d’incertitudes donc sur l’équipe qui débutera la rencontre puisque SLD pourrait être amené à revoir son schéma tactique en fonction de ces absences.
Le onze de départ pourrait néanmoins être le suivant :

Stojkovic-Norbert-Guillon-Savinaud-Signorino-Saïdou-Fae-Wihelmsson-Da Rocha-Rossi-Oliech

Remplaçants :
Heurtebis-Cubilier-Adriano-El Mourabet-Dimitijevic-Payet-Keserü

C’est donc dans la capacité des Nantais à jouer ensemble face à un adversaire qui lui semble supérieur et dans leur faculté à faire de la pression qui entoure ce match une énergie positive et libératrice sur le terrain que l’on pourra mesurer la valeur de cette équipe. Les 3 points ou rien, ça passe ou ça casse. Serge Le Dizet stop ou encore ? Réponse à partir de 20h samedi soir.

Arnaud FROGER
Nantes, le 08/09/2006

27/08/2006 - L1/ 4e journée : Lorient 3-1 Nantes

Nantes plonge un peu plus dans le doute après cette deuxième défaite de l’année face à Lorient (3-1) pour le compte de la 4e journée du championnat de France. Un nouveau revers qui n’arrange pas les affaires des canaris qui pointent désormais dans les profondeurs du classement à 8 points du leader. Une situation inconfortable qui renforce un climat de tension autour des joueurs et du coach. Cette mini-trêve de 15 jours pour matchs internationaux devrait permettre aux jaunes et verts de faire le point sur un début d’année manqué.

Pierre-André Gignac frappe à trois reprises

Nantes comptait beaucoup en ce match pour enfin obtenir son premier succès. Les ambitions nantaises ont vite été anéanties quand dès la 2e minute, un coup-franc est sifflé en faveur des lorientais pour une faute de Cetto. Le défenseur nantais écope d’un carton jaune lourd de conséquence puisqu’il lui vaudra l’expulsion en fin de match. Pierre-André Gignac exécute ce coup de pied arrêté et le transforme par une frappe en pleine lucarne. Stojkovic ne peut rien faire (2’, 1-0). Le moral nantais en prend un coup mais le match va rester équilibré et va permettre au FCNA de revenir dans la partie à la 10e minute quand Julio Rossi perfore la défense lorientaise sur le côté pour centrer sur Da Rocha qui reprend de la tête et inscrit le seul but nantais.(10 ‘, 1-1). Le retour de Da Rocha est remarqué et fait plaisir à toute l’équipe nantaise. Les jaunes et verts croient avoir fait le plus dur en revenant à la marque, et espère pouvoir jouer la victoire dans le reste de la rencontre. Il n’en sera rien quand Moullec donne un ballon à Gignac à la limite du hors jeu. Le lorientais frappe sur Stojkovic. Tout le monde croit que le gardien va l’intercepter sans problème mais le portier nantais laisse filer cette balle dans le but nantais. Enorme erreur de Stojkovic qui fait bien du mal aux canaris. (15’, 2-1). Les nantais peinent à prendre le jeu à leur compte, avec d’une part, un pressing lorientais terriblement efficace, et d’autre part, un Gignac en pleine réussite. Le coup fatal sera donné à la demi heure de jeu, quand, sur le côté de la surface de réparation, l’auteur des deux premiers buts se faufilent dans la surface de réparation pour effectuer un lobe audacieux et plein de réussite en direction du but nantais. Stojkovic ne peut que suivre la balle des yeux. (27’, 3-1 ). Serge le Dizet donne de la voix pour remotiver ses joueurs, mais les canaris courent après le ballon en cette fin de première période. A la mi-temps, les esprits sont tristes, et la déception est de mise. SLD devra trouver les bons mots à la pause…

Au retour des vestiaires, le fil de la rencontre recommence sur le même ton, avec des merlus en confiance qui font courir les canaris. Même si la tendance va petit à petit s’équilibrer, Nantes cherche encore des automatismes. Les jaunes et verts vont tout de même se créer quelques occasions avec notamment à la 60’, un ballon pour Rossi qui manque sa frappe depuis le point de penalty. L’une des meilleures occasions nantaises. A la 67’, sur un contre, Oliech frappe de 40 mètres pour voir le ballon se terminer loin du but. Les supporters nantais grondent, il y avait tellement mieux à faire avec notamment deux solutions sur les côtés . Nantes va rendre les armes à la 70’, quand Cetto, sur un tacle virulent, est expulsé. Le défenseur nantais conteste la décision avant de rentrer au vestiaire. Un dernier coup dur pour les jaunes et verts. La rentrée de Keserü ne changera rien. Nantes s’incline, presque logiquement, face à des merlus en réussite ce soir avec un Gignac étonnant.

Malgré un nouveau système de jeu en 4-4-2 et des changements de taille, comme la titularisation de Rossi et d’Oliech, de Ca ou encore de Da Rocha, le FCNA n’a pas trouvé la solution face à des lorientais appliquant une stratégie efficace. Cetto et Signorino semblaient un peu diminués à leurs postes. Da Rocha a réalisé une bonne prestation en se battant de bout en bout, et rien ne peut vraiment lui être reproché. Rossi a également réalisé une bonne prestation devant. Oliech cherche encore ses marques et n’a pas satisfait les canaris. L’ensemble reste donc flou, avec des imperfections que Le Dizet devra vite régler. Nantes se trouve désormais en situation très délicate, avec la réception de Lille dans deux semaines…

L1 / 4eme journée
LORIENT - NANTES : 3-1

Stade du Moustoir
14 717 spectateurs
Temps agréable
Pelouse en bon état

Arbitre : M.Coué

Buts : Gignac (2eme, 15eme, 27eme) pour Lorient – Da Rocha (12eme) pour Nantes

Avertissements : Cetto (1ere, 78eme), Capoue (62eme), Da Rocha (88eme) pour Nantes

Expulsion : Cetto (78eme) pour Nantes

Reynald MAILLOT
Nantes, le 27/08/2006

25/08/2006 - L1/ 4e journée : Lorient - Nantes

Nantes doit gagner samedi face à Lorient lors de la 4e journée du championnat de France de Ligue 1. Après trois journées ayant révélé les nombreuses faiblesses du collectif nantais, les canaris doivent se racheter chez les merlus pour répondre aux attentes des supporters qui attendent cette rencontre de pied ferme. Privés de Diallo et de Cubilier, les coéquipiers de Loïc Guillon devront redoubler d’efforts pour ramener quelques points de ce déplacement. Le rôle du FCNA au sein de la L1 cette année en dépend.

Redorer son image

Humiliés à domicile la semaine dernière par des troyens entreprenants, qui ont dominé les débats, les jaunes et verts commencent à montrer des lacunes inquiétantes. L’équipe qui devait nous faire rêver a tendance en ce moment à énerver. Tel est le sentiment des supporters qui réclament déjà la tête du coach nantais. Un contexte qui pourrait mettre les joueurs sous pression, avec l’impératif de montrer un meilleur visage. Un match difficile s’annonce donc à Lorient, promu qui joue sa carte en ce début de championnat. Tombeur du PSG lors de la première journée, les coéquipiers de Fiorèse, très motivés, auront à cœur de dominer leurs voisins nantais. Mais les jaunes et verts ne devront pas plaisanter…

De plus, dans un match ou Nantes commence déjà avec l’handicap moral, Serge Le Dizet devra composer sans son attaquant vedette, Mamadou Diallo. Oliech pourrait donc être aligné dès le début de la rencontre, laissant peut-être une possibilité au cours du match pour Dimitri Payet, Julio Rossi ou Claudiu Keserü, qui n’a pas encore joué une seule seconde cette année. En défense, SLD devra se passer des services de Cubilier, toujours indisponible. On devrait donc en profiter pour voir à nouveau Nicolas Savinaud dans ce match. A noter également le retour de Frédéric Da Rocha dans le groupe nantais qui effectuera peut-être sa première apparition. Quelques incertitudes restent au sujet de Mauro Cetto, touché au bassin. Franck Signorino, se remet peu à peu de sa blessure, mais reste ménagé.

Un match décisif, voilà ce qui attend les nantais. Seule la victoire peut enrayer la gronde des supporters. A bon entendeur…

Le groupe nantais

Heurtebis, Stojkovic - Cetto, Signorino, Guillon, Savinaud, Mété, El Mourabet - Boukhari, Dimitrijevic, Ca, Capoue, Faé, Saïdou, Wilhelmsson, Da Rocha - Oliech, Keseru, Rossi, Payet

Reynald MAILLOT
Nantes, le 25/08/2006

20/08/2006 - L1 / 3e journée : Nantes 1-1 Troyes

Toujours pas de victoire pour le FC Nantes Atlantique dans cet exercice 2006/2007. Nantes et Troyes se sont en effet partagés les points à la Beaujoire en se séparant sur le score de 1-1. Un match nul qui n’arrange pas les affaires des deux équipes qui comptaient sur cette 3e journée pour ouvrir leur compteur de victoires. Les Nantais, quant à eux, peuvent s’estimer heureux de ce score. Archi-dominés en seconde période, les hommes de Serge Le Dizet doivent encore abattre un gros travail pour arriver à titiller les équipes du haut de tableau.

Nantes ouvre la marque mais perd le contrôle du match

Tout commençait bien pour les Nantais quand, après quatre minutes, M. Fautrel, l’arbitre de la rencontre, siffle un bon coup franc en faveur des Canaris. Boukhari à la baguette, le ballon traverse la défense troyenne et parvient jusqu’à Kouassi, dans l’incapacité de dégager. Pire, le Troyen envoie le cuir dans ses propres filets ! (1-0, 4’). Les Nantais prennent le match par le bon bout en concrétisant involontairement une envie de jouer et une légère domination. Une fois les débats ouverts, l’on va assister à une première période très rythmée avec peu à peu, la prise en main du match par les Troyens. Nantes perd petit à petit le cours du match, au grand dam de la Beaujoire qui commence à s’agacer. Peu d’occasions sont à signaler hormis à la 18’ minute, quand à la suite d’une séquence de jeu intéressante, Lachuer envoie une frappe puissante dans le but nantais. Heureusement, Stojkovic repousse le ballon de belle manière. Les deux équipes se quittent donc sur l’avantage nantais à la mi-temps.

Au retour des vestiaires, c’est Troyes qui prend définitivement le jeu à son compte. Les multiples imprécisions nantaises, le manque de rigueur, ainsi qu’un positionnement trop bas empêchent le FC Nantes de passer le milieu de terrain troyen. Les Canaris se voient obligés de procéder par contres. C’est alors, qu’à l’heure de jeu, les Troyens obtiennent une égalisation logique et méritée. Une balle en cloche traverse la défense nantaise et Guillon manque son dégagement, gêné par un attaquant troyen. Les défenseurs nantais ne peuvent que constater les dégâts. (1-1, 63’ ). Troyes va même poursuivre ses offensives pour tenter d’inscrire un second but synonyme de victoire. Cependant, malgré une dernière grosse action troyenne à la 89’ lorsque Danic percute et frappe en direction du but nantais, les multiples tentatives troyennes ne permettront pas aux hommes de Jean-Marc Furlan de remporter la victoire. C’est même Nantes qui aura la balle de match à la 90’ : sur un centre, Faé se retrouve seul au second poteau, le but grand ouvert en raison d’une mauvaise sortie de Le Crom. Le milieu nantais voit sa frappe stoppée par Kouassi qui sauve la balle sur la ligne. Fin du match qui laisse place aux sifflets des supporters nantais.

Nantes peut se satisfaire du match nul dans une rencontre dominée par Troyes. Les jaunes et verts se sont même fait quelques frayeurs. Une réaction face à Lorient devient presque obligatoire. La tension va sans doute monter d’un cran dans les couloirs de la Jonelière. L’équipe doit maintenant se préparer pour une rencontre déjà décisive…

L1 / 3eme journée
NANTES - TROYES : 1-1

Stade de la Beaujoire
28 000 spectateurs environ
Temps doux
Pelouse en bon état

Arbitre : M.Fautrel

Buts : Kouassi (4eme csc) pour Nantes - Guillon (63eme csc) pour Troyes

Avertissements : Saïdou (43eme), Wilhelmsson (86eme) pour Nantes - Gigliotti (30eme), Matuidi (36eme), I.Faye (80eme) pour Troyes

Expulsion : Aucune
Nantes, le 20/08/2006

19/08/2006 - L1 / 3e journée : Nantes - Troyes

Nantes tentera d’aller chercher sa première victoire de la saison lors de sa confrontation avec Troyes pour le compte de la 3e journée du championnat de France de Ligue 1. Après deux journées et un seul point empoché, les Canaris doivent désormais passer la vitesse supérieure pour engranger trois points précieux et lancer véritablement leur saison. Malgré le soutien que lui proposera la Beaujoire, cela ne sera pas une mince affaire. En effet, privé de sa défense avec l’absence possible de Signorino et de Cubilier, Serge Le Dizet devra redoubler d’ingéniosité pour remplacer deux joueurs indispensables. On devrait donc découvrir une composition inédite en défense. Aux dernières nouvelles, Signorino n’avait pourtant pas encore officiellement déclaré forfait. A suivre...

Objectif victoire

Après un début de saison mitigé au niveau des résultats, les Ligériens mettent la barre un peu plus haut face aux coéquipiers de Yann Lachuer. En effet, une victoire serait bienvenue et permettrait à l’équipe de Serge Le Dizet de se mettre en confiance pour la suite du championnat.

Cependant, les Troyens ne l’entendent pas de la même oreille. Vaincu lors de la première journée face à Lens (1-0) et accroché face au Mans (2-2), l’ESTAC veut lui aussi jouer le bon coup à la Beaujoire. Il faudra donc se méfier de cette équipe troyenne, tout comme chaque équipe endossant le rôle d’outsider cette saison.

Nantes devra pourtant composer différemment face à Troyes. Les blessures en défense de Cubilier et de Signorino pourraient poser des problèmes au coach nantais, récemment critiqué par Roussillon, mécontent du rythme trop élevé des entraînements. Aux dernières nouvelles, l’ex-Messin doit effectuer un test ce vendredi. D’autant plus que Le Dizet doit faire face à un manque cruel de remplaçants potentiels. Hormis Savinaud, probable titulaire, le FCNA possède peu de défenseurs du niveau de Signorino ou de Cubilier. Un dernier renfort à ce poste serait peut-être profitable. Il faudra donc beaucoup d’adresse pour trouver un équilibre en défense.

On devrait en savoir un peu plus dans les heures qui viennent. Un match important attend donc des Canaris, impatients d’entamer une nouvelle série de matchs positive.

>> Voir le groupe en rubrique vie du club

Reynald MAILLOT,
En collaboration avec Emmanuelle HINGANT
Nantes, le 19/08/2006

13/08/2006 - L1 / 2e journée : Nice 1-1 Nantes

Nantes ramène un point de son déplacement à Nice. Au terme d’un match nul sur le score de 1 partout, les jaunes et verts obtiennent un bon point. Un score qui reflète pourtant bien la physionomie d’une rencontre équilibrée. Cependant, Nantes pourra se vanter d’avoir su réagir après l’ouverture du score pour finalement égaliser en toute fin de rencontre. Le FCNA ouvre donc son compteur mais accuse déjà 5 points sur la tête de course. Une habitude qu’il faudra vite perdre…

Une première demi-heure difficile

Nice entreprend la rencontre avec l’envie d’ouvrir la marque. Les canaris reculent petit à petit mais grâce à une défense solide et regroupée ainsi qu’un Stojkovic en forme, les jaunes et verts tiennent le score à 0-0. La rigueur défensive permet cette fois-ci aux nantais de ne pas se faire piéger. La première action franche intervient à la 26’ minute lorsque que Koné perce la défense nantaise. Le niçois conclut son raid par une frappe puissante qui oblige Stojkovic à un arrêt difficile. Nantes va redresser la situation après la sortie de Vahirua, touché lors d’un contact. Les canaris vont se créer une énorme occasion lorsque Faé donne un bon ballon à Diallo, qui seul face au gardien, manque le cadre (40’). A la mi-temps, le score reste pourtant vierge et les deux équipes rentrent au vestiaire.

Nantes ne lâche rien

Dès le début de la seconde période, les niçois se procurent un bon coup-franc à 25 mètres du but nantais. Ederson inscrit un but formidable par une frappe en pleine lucarne. Stojkovic ne peut que suivre le ballon des yeux. Nice ouvre la marque (1-0, 53’). Les canaris ne vont pourtant pas se désunir et vont petit à petit approcher de la cage adverse. La faute à des niçois, incapable de tuer le match. Les azuréens ont eu l’opportunité. A la 63’, Moussilou perce dans l’axe et frappe au but. Le portier nantais intercepte la balle. Les jaunes et verts obtiennent un coup franc en fin de match et Rossi se charge de le frapper. La balle termine en pleine lucarne ! (1-1, 87’). Rossi peut se féliciter d’avoir permis aux jaunes et verts de revenir à la marque.

Les jaunes et verts reviennent avec le sentiment d’avoir sauvé un point que l’on croyait perdu. Il reste par contre encore du travail et Nantes doit vite se replacer dans la course au championnat. Les premiers points comptent à la fin.


L1 / 2eme journée
NICE - NANTES : 1-1

Stade du Ray
12 943 spectateurs
Temps doux
Pelouse en bon état

Arbitre : M.Duhamel

Buts : Ederson (53eme) pour Nice - Rossi (87eme) pour Nantes

Avertissements : Fanni (19eme), Rool (23eme), Balmont (47eme) pour Nice - Guillon (71eme) pour Nantes

Expulsion : Aucune

Reynald MAILLOT
Nantes, le 13/08/2006

11/08/2006 - L1 / 2e journée : Nice - Nantes

Le FC Nantes Atlantique va tenter de faire oublier sa défaite à domicile face à Lyon en se déplaçant à Nice pour le compte de la 2e journée du championnat de France. Les Canaris voudront rapidement se remettre dans le sens de la marche pour éviter un début de saison chaotique, souvent synonyme de mauvaise année. Pour ne pas tomber dans le piège niçois, Serge Le Dizet et ses hommes ont travaillé dur cette semaine, notamment en s’appliquant sur les détails, pour être au mieux samedi soir. Le coach nantais a en effet trouvé nécessaire d’accentuer ce point qui a coûté si cher lors de Nantes – Lyon (1-3). Enjeu et préparation de cette rencontre sur Vive FC Nantes.

Ne pas lâcher trop de points dès le début

Tout le monde, surtout les Nantais, sait bien qu’à la fin de la saison, chaque point est primordial. C’est pourquoi l’objectif sera d’en ramener un maximum du déplacement sur la Côte d’Azur. Cependant, les Niçois, eux aussi battus lors de la première journée face au Mans (1-0) comptent bien redresser la barre devant leur public. Un match délicat s’annonce donc pour le FCNA qui devra batailler pour ne pas revenir bredouille. Pour faire oublier la défaite face à Lyon, Nantes devra donc trouver la faille d’une équipe niçoise qui attend de pied ferme des Canaris en quête de confiance.

Mauvaise nouvelle côté nantais, c’est l’absence de Franck Signorino. Le joueur a reçu un coup à l’entraînement mardi matin et s’est contenté de trottiner à l’entraînement hier pour finalement déclarer forfait ce vendredi. Nouveau point d’inquiétude, Stojkovic, victime d’une béquille en fin de séance ce matin. On en saura plus dans la journée. Malgré tout, on attend une équipe semblable à celle alignée vendredi dernier. Par ailleurs, Nantes devra se priver de Da Rocha, blessé…

Nantes doit reprendre confiance et ce match fait figure de premier test pour les jaunes et verts.

Le groupe nantais : Heurtebis, Stojkovic, NDy Assembe - Cetto, Cubilier, Guillon, Savinaud, El Mourabet - Boukhari, Ca, Capoue, Faé, Saïdou, Wilhelmsson - M.Diallo, Oliech, Payet, Rossi

Le groupe niçois : --

Reynald MAILLOT,
Avec la participation d’Emmanuelle HINGANT
Nantes, le 11/08/2006

05/08/2006 - L1 / 1ere journée : Nantes 1-3 Lyon

Première défaite pour le FC Nantes Atlantique qui s’est incliné lors de l’ouverture du championnat de France face à l’Olympique Lyonnais sur le score de 3 buts à 1. Un score sévère au vue d’une prestation nantaise prometteuse qui n’a pourtant pas su faire face au réalisme lyonnais. En 90 minutes de jeu, on aura tout de même pu entrevoir quelques bonnes actions qui pourraient s’avérer prolifiques lors des prochaines rencontres. Mais ce soir, la force habituelle lyonnaise a pris le dessus sur un Nantes qui n’a pas totalement démérité… Retour sur cet entame de championnat.

Retenir le positif

Tout avait bien commencé pourtant lorsqu’à la quatrième minute, Boukhari inscrivait le premier but de la rencontre sur un coup franc magnifiquement exécuté (4’). Sur une main de Ben Arfa, l’arbitre de la rencontre siffle un coup franc en faveur du FCNA. L’ancien joueur de l’Ajax Amsterdam enroule parfaitement une balle qui termine au fond des filets. La Beaujoire exulte. Quatre minutes après le coup d’envoi de la Ligue 1, Nantes ouvre la marque. Mais la joie sera de courte durée, car seulement 18 secondes plus tard, l’Olympique Lyonnais va revenir dans la rencontre. Sur une superbe action en triangle, ponctuée par une interception et un but de Karim Benzema (5’), les champions de France en titre égalisent. Nantes regrettera cette égalisation rapide tout au long de la rencontre. Les Canaris ne vont pourtant pas se désunir et vont profiter d’une bonne période pour aligner quelques actions intéressantes. A la 15’, Capoue reprend un ballon qui traînait dans la surface, mais ce dernier se heurte à un Vercoutre bien placé. A la 19’, à l’issue d’une bonne séquence de jeu, Mamadou Diallo reprend d’une volée un ballon qui passe malheureusement au-dessus de la barre transversale. La tendance va ensuite un peu s’inverser lorsque Stojkovic sauve le FC Nantes d’un arrêt réflexe de grande qualité. Le nouveau gardien nantais intercepte une tête de Källström qui était promise au but. Les Nantais vont alors montrer quelques signes de faiblesse en laissant le jeu à Lyon. Cependant, la fin de la première période se rééquilibre et Vercoutre repousse même des deux poings un coup franc nantais dévié de Wilhelmsson (40’). Les deux équipes quittent la pelouse sur ce score. Au retour des vestiaires, Nantes tente de reprendre le jeu à son compte mais les espoirs de victoire vont faiblir lorsque Squillaci inscrit le second but lyonnais sur un jeu de tête audacieux lors d’un corner. A la 75’, Signorino tente d’égaliser en vain car sa jolie frappe passe à côté du but lyonnais. La fin du temps réglementaire arrive lorsque Fred sonne le glas pour les Nantais. Sur un centre en retrait, le Lyonnais reprend un ballon providentiel qui permet à son équipe de remporter la rencontre. Nantes aurait peut-être pu mieux gérer cette rencontre avec un peu plus de rigueur défensive mais aussi avoir le réalisme lyonnais. Le champion ne tombera donc pas à Nantes cette saison. Reste aux Ligériens de confirmer les qualités aperçues dans ce match face à Nice lors de la prochaine journée pour ne pas trop s’éloigner de son objectif (6e place) dès le début du championnat.

L1 / 1ere journée
NANTES - LYON : 3-1

Stade de la Beaujoire
35 500 spectateurs
Beau temps
Pelouse en bon état

Arbitre : M.Lannoy

Buts : Boukhari (3eme) pour Nantes – Ben Arfa (4eme), Squillaci (63eme) et Fred (88eme) pour Lyon

Avertissements : Boukhari (21eme) et Payet (89eme) pour Nantes – Berthod (25eme) et Källström (43eme) pour Lyon

Expulsion : Aucune

Reynald MAILLOT
Avec la participation de Emmanuelle HINGANT
Nantes, le 05/08/2006

04/08/2006 - L1 / 1ere journée : Nantes-Lyon

Lancement du championnat de France ce vendredi et premier clash déjà entre l’Olympique Lyonnais et le FC Nantes Atlantique. Une première journée placée sous le signe du renouveau côté nantais qui, après deux saisons au plus bas, compte bien redresser la barre cette année. Mais, c’est au champion de France en titre que les jaunes et verts vont s’attaquer, ce qui ne sera pas une mince affaire. Pourtant, les coéquipiers de Loïc Guillon, récemment promu capitaine, auront à cœur de faire oublier deux ans de disette en endossant le rôle d’outsider. On pourra certainement tirer, à l’issue de cette rencontre, un premier bilan de l’état de forme d’une équipe nantaise alléchante sur le papier.

L’ogre lyonnais pour commencer

De longues tractations ont tourné autour de ce match pour savoir s’il aurait oui ou non lieu ce 4 août. Malgré les multiples recours des Rhodaniens qui ne souhaitaient pas reprendre aussi tôt le championnat en raison des nombreux joueurs engagés dans le Mondial 2006, le coup d’envoi sera bel et bien donné à la date annoncée lors de la présentation officielle du calendrier 2006/2007.

Les Nantais sont tout de même attendus par un public qui n’a jamais autant cru en ces chances. En effet, 90 % de nos internautes déclaraient récemment croire en un renouveau de Nantes cette année. C’est donc une lourde tâche qui attend les hommes de Serge Le Dizet qui devront faire bonne impression face à une équipe de Lyon fraîchement vainqueur du Trophée des champions. Comment va se dérouler la partie ? Quel type de jeu Nantes va-t-il développer ? Autant de questions en suspens à l’orée d’un match qui s’annonce comme l’un des plus beaux de cette première journée du championnat. On aura par la suite certainement un premier lot de réponses.

Lyon devra tout de même se méfier du FCNA étant donnée que son équipe sera privée d’une partie de ses internationaux, bon à savoir…

Le coup d’envoi de la rencontre sera donc donné vendredi à 21h au stade de la Beaujoire. Le match sera retransmis sur Canal +.

Les compositions vous seront transmises dès que Vive FC Nantes les aura en sa possession !

PROGRAMME DU WEEK-END

Samedi : compte-rendu de la rencontre
Au cours du week-end : les réactions en rubrique « La vie du club »
Lundi : chronique de la semaine n°15

Le groupe nantais
Heurtebis, Stojkovic - Cetto, Cubilier, Guillon, Savinaud, Signorino - Boukhari, Ca, Capoue, Dimitrijevic, Faé, Saïdou, Wilhelmsson - M.Diallo, Keseru, Oliech, Payet

Le groupe lyonnais
Vercoutre, Hartock - Berthod, Caçapa, Clerc, Cris, Diatta, Réveillère, Squillaci - M.Diarra, Källström, Pedretti, Toulalan - Ben Arfa, Benzema, Carew, Remy, Fred

Reynald MAILLOT
Avec la participation de Emmanuelle HINGANT
Nantes, le 04/08/2006



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